15.12.2008
QUEMENEUR, LES MOYENS DE FAIRE
Le Breton de Bouygues Télecom Perrig Quémeneur, qui entamera sa deuxième saison pro en 2009, espère disputer un grand tour mais aussi briller sur certaines épreuves de la Coupe de France.
Que retenez-vous Perrig de votre première saison chez les pros ?
Ce fut pour moi, au niveau personnel, une saison plutôt positive. Ma première année chez les pros c’est bien passée. J’avais été stagiaire en 2007, mais là, c’était ma toute première année complète à ce niveau. Avant de vivre comme cela toute saison, on n’a jamais trop de certitudes. J’ai vu que cela allait pas trop mal, je suis content de mes prestations sur un certain nombre de courses. J’ai pu m’étalonner et j’ai vu que dans un futur proche il y aurait moyen pour moi de faire quelque chose dans ce sport.
Allez-vous travailler avec Marion Clignet, le nouvel entraîneur de votre équipe ?
Oui. J’ai déjà commencé à le faire. C’est quelqu’un de très motivé. Je n’avais pas d’entraîneur attitré, j’ai donc pris l’option de collaborer avec elle cette année. On a cette année un SRM et avec cet outil, je pense que l’on va bien pouvoir cibler les objectifs. On n’est pas encore entré dans les détails sur notre collaboration à venir car nous n’en sommes qu’au tout début de saison, on fait actuellement beaucoup d’endurance, de foncier. Mais on va avoir de quoi bosser, vu la manière dont Marion en parlait. Je trouve cela bien. Elle possède en tout cas un gros vécu, son approche du sport en tant que fille est différente de la notre. Je ne me rappelais plus son palmarès, mais quand elle nous l’a dit, c’est énorme. Je pense qu’elle peut nous apporter beaucoup !
Quelles seront les grandes lignes de votre programme en 2009 ?
Je pense que si cette année notre équipe est invitée sur le Giro, que je disputerais cette compétition. Tout le monde me dit que ce Grand Tour est l’épreuve de trois semaines la plus dure du calendrier professionnel. J’ai donc envie de voir. Mon défi serait de le terminer dans un premier temps. J’aime les challenges et celui-là peut-être sympa à relever.
Et après cette course ?
Il y a au mois d’avril pas mal de courses qui me plaisent, un bon nombre de manches de Coupe de France en fait, notamment en Bretagne, le Tro Bro Léon par exemple. C’est une course qui me tient particulièrement à cœur. Dans le domaine des épreuves par étapes d’une semaine, le Tour de Sarthe sera un objectif. Je l’ai couru cette année, et cela m’a plu. Ensuite, j'aimerais faire quelque chose aux Championnats de France qui, cette année, se dérouleront chez moi en Bretagne. On verra suivant la forme, mais une chose est claire, dans ma région, je serai forcément motivé comme beaucoup de coureurs du cru.
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13.12.2008
TURPIN, NOUVELLE OPÉRATION
Ludovic Turpin va se faire opérer par arthroscopie de la hanche qui l’a fait souffrir toute la saison passée. Sa rééducation s’étalera ensuite au moins sur trois semaines.
Comment allez-vous Ludovic ?
Ça va, mais disons que les soucis physiques continuent. J’ai appris la semaine passée que je devais me faire opérer de la hanche, la même pour laquelle j’ai connu des soucis tout au long de l’année. Je m’étais arrêté au mois de juin en raison d’une déchirure musculaire. Ma reprise s’est faite en août, avec toujours une douleur et j’ai couru la fin de saison comme cela. J’avais toujours un gêne, une douleur latente. J’ai passé une IRM, un scanner et j’ai consulté un chirurgien. Quand il a eu mon dossier en mains, il a vu qu’il y avait un problème sur la tête du fémur, que les os frottaient les uns sur les autres.
Ce qui veut dire ?
Que je vais me faire opérer. Quand ? Je ne sais pas encore, car je vais prendre rendez-vous avec le chirurgien, mais cela se fera de toute manière par arthroscopie. On va essayer de le faire le plus tôt possible, avec le soutien du médecin de l’équipe. C’est de la micro-chirurgie de précision en fait, c’est moins lourd qu’une grosse opération. Mais cela me fera quand même trois semaines d’arrêt après. Ils vont aller avec de petits outils et l’aide d’une caméra gratter l’os qui m’occasionne ces douleurs. Je n’aurai plus ce frottement constant quand je pédale qui est difficilement supportable en course. C’est mieux à l’entraînement, mais en compétition c’est atroce, surtout lors des chronos, pendant lesquels je suis le plus couché sur mon vélo, au maximum de l’effort. Ce qui est dommage c’est de savoir cela maintenant, à l’orée de la nouvelle saison, mais bon, au moins on a diagnostiqué le mal dont je me plains. Ce n’est pas dans ma tête, comme certaines personnes me disaient. Et comme je vais être arrêter pendant peu de temps, je vais pouvoir revenir assez vite.
Après avoir passé tous ces obstacles, quels vont être vos buts ?
Retrouver mon meilleur niveau dans un premier temps, puis regagner des courses ensuite. En 2009, je veux refaire les belles courses du calendrier comme le Dauphiné-Libéré, le Tour de France. J’ai envie d’y être, de marcher sur ces épreuves, de connaître le succès sur certaines d’entre elles, comme j’ai déjà pu le faire sur les routes du Dauphiné-Libéré en 2006. Ces courses m’ont beaucoup manqué cette année... Très franchement, c’est dur de devoir regarder ces compétitions à la télévision, sans pouvoir rien faire !
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12.12.2008
EDALEINE RACCROCHE
Christophe Edaleine, 29 ans, faute de contrat pour l’an prochain, a décidé de raccrocher.
Pourquoi avoir pis la décision de mettre un terme à votre carrière, Christophe ?
Je n’avais pas de contrat, AG2R ne m’a pas reconduit le mien. J’ai donc pris la décision d’arrêter. L’idée a fait son chemin dans ma tête, et je commence à préparer depuis quelques temps ma reconversion. Mon agent sportif, Michel Gros, m’a dit qu’il continuait à chercher et si jamais une bonne proposition lui parvenait pour moi, il me le dirait. Mais pour le moment, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière. Je me dis qu’il est temps de passer à autre chose. C’est pour cela que je passe mon brevet d’Etat actuellement. Cette session pour les athlètes de haut-niveau est programmée sur six semaines, à Dijon.
Quels seront vos projets à terme ?
Je voudrais faire de la formation, entraîner, encadrer. Je vais intervenir dans un premier temps au niveau du comité d’Ardèche de cyclisme, après je saisirais les opportunités qui pourront se présenter à moi. Je vais déjà encadrer les jeunes coureurs de cette région lors des stages de début de saison, qui seront programmés pendant les vacances scolaires.
Quels ont été vos meilleures années ?
Mes saisons chez Jean Delatour. C’est cette équipe qui m'a permis de disputer le Tour de France en 2002, je me classe d’ailleurs cinquième d’une étape cette année-là. Il y avait une super ambiance chez Jean Delatour, c’était très famille. Je gagne aussi avec cette équipe une étape au Tour de l’Avenir en 2003. Après, j’ai été dans d’autres équipes, Cofidis, le Crédit Agricole, AG2R, et j’ai toujours un peu recherché cette ambiance de Delatour, c’était super à chaque fois, mais jamais je n’ai retrouvé ce climat "petite équipe". C’étaient des structures avec beaucoup de coureurs. Si j’ai changé aussi souvent d’équipes aussi, c’était dans le but de trouver la formation qui me permettrait de retrouver cette atmosphère, qui me donnerait l’occasion de me stabiliser.
Et votre dernière saison chez AG2R, comment s’est-elle passée ?
J’ai connu trop de petits pépins physiques à mon âge pour pouvoir réaliser une belle saison 2008. J’ai même été arrêté pendant la période des Coupes de France, à cause d’un mal de genou. J’ai commis des erreurs aussi, j’aurais dû aller de suite chez un ostéo me faire soigner. Mais c’est le passé, c’est comme cela, et on ne peut pas revenir dessus.
Quels souvenirs garderez-vous de votre passage chez les pros ?
Je suis content d'avoir fait un huit ans à ce niveau. J’ai atteint mes limites aujourd’hui avec mes moyens. Huit ans c’est pas mal, même si c’est vrai que cela fait jeune de stopper sa carrière à seulement 29 ans. Mais on ne choisit pas. Je n’ai pas de regrets en tout cas, je me suis fait plaisir. Est-ce dû à la conjoncture si je n’ai pas retrouvé ? Je vois beaucoup de coureurs qui ont signé un contrat, mais moi je ne veux pas aller dans une équipe pas trop structurée, où courir reviendrait à partir en galère. Je ne veux pas courir non plus pour quasiment rien. Je ne suis plus un jeune coureur. Le problème, c’est aussi que j’ai fait le tour des équipes françaises. Sébastien Joly voulait que j’aille à la Française des Jeux, mais Marc Madiot a décidé de rester à 23 coureurs. C’est comme cela. Moi, de toute manière j’ai fait mon temps, et désormais c’est place aux jeunes...
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