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14.05.2008

DEROO, FIN DE GALÈRE

Affaibli ces derniers mois par une toxoplasmose, le Nordiste de la formation Skil Shimano David Deroo estime retrouver petit à petit le niveau qui était le sien l’an passé.

Comment allez-vous, David ?
Cela va mieux. J’ai eu une toxoplasmose cet hiver. Elle s’est déclarée en fait au mois de décembre, et je pense l’avoir attrapé l’an passé en Chine puisqu’avec l’équipe Skil-Shimano nous avons disputé une course par étapes dans ce pays au mois de juillet. Je ne m’en suis pas rendu compte que j’avais contracté cette maladie, et quand j’ai repris l’entraînement cet hiver je n’arrivais pas à récupérer. Le début de saison a été très difficile. Je ne mettais pas un pied devant l’autre. C’est parfois dur de s’entraîner sans savoir pourquoi on le fait. Mais petit à petit c’est allé en s’améliorant. Aujourd'hui, je commence à retrouver mon niveau de l’an passé.

Comment cela se passe au sein de la petite communauté tricolore chez Skil ?
Super bien ! On s’entend très bien Clément Lhotellerie et moi. On est arrivé tous les deux en même temps au sein de l’équipe. On se connaissait déjà un peu avant chez les amateurs et il y a toujours eu un bon feeling entre nous. On a fait de suite chambre ensemble en 2007 chez Skil. Je connais ses capacités, et pour moi il n’y a aucun souci à travailler en sa faveur. Il y a en plus un bon groupe de français chez Skil avec aussi Fabien Bacquet et Thierry Hupond. D’ailleurs, je pense que je suis le coureur français qui court le plus souvent à l’étranger ou aux Pays-Bas, par exemple. Cela ne me dérange pas de disputer des courses hors de nos frontières.

Pourquoi ?
Parce que lorsqu’on court à l’étranger on a moins de pression sur les épaules. Moi, je suis un coureur qui se met plus la pression lorsqu’il court dans sa région, comme ce fut le cas la semaine passée sur les 4 Jours de Dunkerque. Alors que je n’en ai pas, ou beaucoup moins, si je fais le Tour de Grande Bretagne ou le Tour du Danemark. Je vais aller sur ces courses en étant plus libéré, plus décontracté que sur les 4 Jours de Dunkerque, par exemple. J’estime aussi qu’à l’étranger, notamment sur les épreuves en Belgique ou aux Pays-Bas, on apprend beaucoup plus de choses qu’en disputant certaines épreuves en France. On est confronté à des équipes continentales dans ces pays qui ont le couteau entre les dents. C’est un truc de fou les courses là-bas, cela roule à bloc. Je pense parfois que cela roule aussi vite dans des "petites courses" que sur une épreuve Pro Tour. On dirait qu’à chaque fois les coureurs engagés au départ de ces épreuves disputent un "championnat du monde".

Et cela vous apporte quoi ?

Il faut apprendre à se placer, faire attention. Ce sont aussi des épreuves que j’aime car elles s’adressent aux coureurs de course d’un jour. Ce sont aussi des compétitions qui se disputent sur des terrains pas trop escarpés, et cela convient parfaitement à mon gabarit.

Quel sera votre rôle au sein de l’équipe lorsque vous aurez retrouvé la plénitude de vos moyens physiques ?
Ce sera comme la semaine passée aux 4 Jours de Dunkerque, ou l’an passé sur le Tour du Limousin, faire le boulot pour celui d’entre nous qui sera le mieux placé au classement général de ce types de compétitions. Je ferais le boulot du premier au dernier kilomètre en sa faveur. Provoquer aussi, quand je le pourrais et quand j’en aurais les opportunités, des échappées. Me montrer, aller de l’avant. Faire ma place en montrant que je sais me placer, frotter, courir et me sentir à l’aise sur toutes les épreuves auxquelles je serai amené à participer. J’ai été en échappé aux 3 jours de la Panne cette année, alors que cela n’allait pas super. Je veux donc renouveler ce type d’attitude quand cela ira encore mieux. Je sens que cela revient. Je vais de mieux en mieux depuis Paris-Roubaix.

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