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18.07.2008

LAURENT, LE VTT PLAISIR

Christophe Laurent, de l’équipe Garmin-Chipotle, passe son mois de juillet à travailler sa condition par le biais du VTT, sa première discipline dans le cyclisme.

Pourquoi avoir disputé des épreuves VTT en ce mois de juillet, Christophe ?

J’ai fait une manche de la Coupe de France cross-country format Olympique, et une autre de marathon. J’ai pris cher dans la première car le VTT cross-country Olympique est devenu très technique, les braquets sont différents, et en plus, le jour de la compétition, il faisait très mauvais. Je me suis mieux senti en marathon, avec une distance plus longue, entre 80 à 100 km. Je vais aussi aller ce week-end à Serre-Chevalier, disputer les championnats de France. Mon tout premier objectif là-bas sera de me faire plaisir. Je veux tâter le terrain en vue d’un éventuel retour dans le monde du VTT d’ici une paire d’années. Un top 15 aux France pourrait être sympa.

Avez-vous parlé avec Absalon aux Orres ?

Pas vraiment. C’est le seul vététiste en fait que je ne connais pas. Je parle avec Ravanel et Péraud parce que j’ai couru avec eux, mais Absalon, je n’ai jamais couru avec lui avant de passer pro.

Pour sortir un peu des chemins du VTT, on va vous parler des derniers championnats de France sur route, vous avez livré en Bourgogne une superbe course.

C’est vrai que j’étais super bien sur cette épreuve. Je ne me suis pas trop posé de questions en fait. J’étais déçu de ne pas faire le Tour, alors je me suis dit: “Fais toi plaisir”. Il y avait six coureurs devant, avec toutes les équipes de représentées et personne ne voulait rouler. J’ai donc décidé à un moment de prendre les choses en main pour semer un peu le bazar. C’est pour cela que je suis sorti, et quand le Mevel et Goubert sont revenus sur moi, j’ai pensé que c’était bon, mais malheureusement le bon contre est sorti le coup d’après. C’est dommage pour moi car j’avais vraiment de très, très bonnes jambes sur cette course. Je termine à la dix-huitième place. Je me sentais super bien sur les pavés. Je me suis vraiment fait plaisir sans oreillettes, sans tactique de course. J’ai fait les choses à l’instinct, et c’est la preuve que parfois cela va beaucoup mieux comme cela.

Quand allez-vous renouer avec la route ?

Je recommence sur la route au Tour du Danemark, après j’enchaîne avec le Limousin et le Tour de Grande-Bretagne. Je pense que j’irai même jusqu’en Lombardie. J’ai aussi envie de bien faire au Roc d’Azur. Je veux disputer cette compétition à bloc, et là mon but serait de faire un top 10, si je suis bien.

Qu’est-ce que le VTT vous apporte pour la route ?

On est beaucoup de pros à être issu du VTT. Il y a Portal, Pauriol, Di Grégorio, Le Mevel, Déramet. Ces coureurs marchaient en VTT avant de passer pro, et aujourd’hui, ce sont de bons routiers. Je ne suis pas sûr qu’un bon routier fera forcément un bon vététiste. L’inverse est vrai. Regardez Evans. Moi, le VTT m’a permis cette année de continuer à m’entraîner sans y penser. J’ai roulé de manière ludique. Ne faisant pas le Tour, je n’avais pas trop la tête à aller rouler des heures et des heures sur la route. Imaginez que sur la Coupe de France de VTT marathon, j’ai fait cent bornes en une après-midi. Et 100 kilomètres à VTT, ce n’est pas rien, croyez-moi !

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