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25.07.2008
RENIER, L'AMBITION INTACTE
Le coureur de Bouygues Télecom, Franck Renier, espère réaliser une bonne Vuelta afin de pouvoir aborder les classiques de fin de saison avec une bonne condition physique. Des bons résultats lui permettraient également de mieux appréhender son avenir professionnel, alors qu'il est en fin de contrat dans la formation de Jean-René Berneaudeau.
Franck, quel va être votre programme de fin de saison ?
J’ai demandé à faire la Polynormande, Paris-Corrèze, le Tour du Limousin et le Tour d’Espagne. Je suis dans cette optique là actuellement. Je veux aller sur la Vuelta pour essayer de faire une bonne étape au minimum. C’est une chose que j’ai réalisé à chaque fois depuis le début de ma carrière que ce soit le Giro, la Vuelta ou le Tour de France que je cours. Et si je cours la Vuelta, je peux ensuite espérer aborder le Franco-Belge, Paris-Tours et Paris-Bourges avec une bonne condition physique. Je sais que trois semaines de course me permettent en règle générale d’être compétitif dans la foulée.
Paris-Tours est vraiment une course qui vous attire, non ?
C’est vrai. C’est une course sur laquelle je me sens bien. J’ai un bon bilan personnel sur cette compétition. J’étais dans le groupe qui se disputait la troisième place l’année où Frédéric Guesdon gagne. Je dois finir quinzième, car je me suis fait bloquer au sprint. Mais si j’ai de bonnes jambes, je sais que je peux cette année encore espérer faire une belle course là-bas. Je me suis même classé une fois cinquième et premier français de cette classique lors d’un sprint massif.
Pourquoi aimez-vous cette course ?
Car elle se déroule à une période de la saison que j’adore, l’automne. Je ne sais pas pourquoi c’est comme cela, mais j’aime cette période de l’année, avec le paysage qui change. Je suis toujours motivé pour cette compétition. Cela roule très vite dans les dernières bosses avant l’arrivée, cela me plaît. J’adore aussi les autres classiques, Paris-Roubaix notamment, mais ce n’est pas pareil, c’est plus dur. Il fait moins chaud aussi qu’en plein été sur Paris-Tours. C’est un ensemble de choses en fait qui font que j’apprécie énormement cette course.
Vous arrivez en fin de contrat chez Bouygues, non ?
Eh oui, toute chose à une fin. Et c’est le cas pour mon contrat. Je ne sais pas encore si Jean-René Bernaudeau va me garder ou pas. Il ne m’a rien dit, mais je pense qu’il ne va pas me conserver. Je suis en tout cas encore motivé pour faire encore au minimum un an, et je suis ouvert à toutes propositions. Mais c’est vrai que cette année est bizarre dans le vélo, avec le Pro Tour dont on ne sait pas si il va continuer ou pas, et les sponsors qui arrêtent leurs partenariats.
Quelle est la solution pour signer un nouveau contrat ?
Bien marcher en fin d’année. J’espère que je ne vis pas ma fin de carrière, car je n’ai pas envie de raccrocher. Je suis encore motivé pour aller courir, pour faire le boulot au sein d’une équipe, mais aussi pour aller m’entraîner. Je ne suis pas saturé de cyclisme. Maintenant, je ne suis pas non plus un jeunot qui a seulement deux ou trois ans de professionnalisme derrière lui, j’ai une carrière de neuf années chez les pros. Mais j’ai encore envie. Je veux encore faire de belles choses. Ce qui est certain, c’est que j’aimerais être fixé assez vite. Être en fin de contrat n’est pas ce qui est le mieux pour se libérer l’esprit, c’est même pas évident à certains moments, mais bon il faut aussi savoir passer au-dessus de ça.
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