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02.08.2008

DEIGNAN N'A RIEN NÉGLIGÉ

Le grimpeur Irlandais d’AG2R-la Mondiale, Philipp Deignan, a préparé les Jeux dans les Alpes, en compagnie de son coéquipier Nicolas Roche qui lui aussi représentera ce pays en Chine. Après avoir expliqué en détail ses ambitions et ses craintes pour la course olympique, Philipp Deignan se projette sur son avenir post-olympique plutôt incertain.

Philipp, quand partez-vous à Pékin ?

Je suis en Chine en fait depuis l’arrivée du Tour de France, à Paris c’est-à-dire le 27 juillet. On est parti si tôt à Pékin avec l’équipe d’Irlande pour pouvoir gommer le décalage horaire d’ici la course, s’adapter aussi aux conditions climatiques et à la pollution, mais aussi pour pouvoir rouler sur le circuit qui nous sera proposé le jour de la course.

Ce circuit, le connaissez-vous déjà ?

Oui. Je sais qu’il est tout plat pendant une centaine de kilomètres, et qu’ensuite nous avons sept tours d’un parcours très dur à boucler, avec un col à escalader d’environ sept à huit kilomètres. Je sais que ce sera difficile, d’autant plus que je n’ai pas couru depuis le Tour de Suisse pour ma part. J’ai coupé début juillet pendant deux semaines sans faire de vélo, et ensuite je me suis entraîné dans les Alpes en vue des Jeux. J’ai effectué un travail spécifique en montagne en vue de cette épreuve.

Ce stage que vous avez effectué en compagnie de Nicolas Roche, en quoi consistait-il ?

On a monté des cols du côté de Vars. On n’a pas monté de grands cols. On s’est tracé un parcours développant huit kilomètres avec un col à escalader à chaque fois. En fait, on s’est reproduit nous mêmes notre circuit des Jeux, et on a travaillé dessus en le faisant à six ou sept reprises dans la journée. On a fait grandeur nature une simulation du circuit des Jeux.

Vous envisagez quel type de performance en Chine ?

Je sais que ce sera très dur. Il ne faut pas se le cacher. Ce sont les Jeux Olympiques quand même. Je vais disputer l’épreuve sur route seulement. Je pars déjà dans l’esprit de finir la course, et si je peux accrocher une place parmi les trente premiers, ce serait super. Je crains beaucoup la pollution, la chaleur et ces deux paramètres conjugués à la difficulté du parcours fera que la course sera très difficile. J’en suis persuadé.

Allez-vous disputer la Vuelta en fin de saison ?

Non. J’ai couru le Giro cette année, et je ne vais pas doubler deux grands Tours. Je n’y songe même pas. Je vais courir le Tour du Limousin, d’Allemagne et celui de Pologne. C’est aussi un beau programme, avec beaucoup de courses Pro Tour, ce qui veut dire que le niveau sera élevé. Est-ce que je serais au départ des Championnats du Monde en Italie ? Je ne sais pas encore. C’est le sélectionneur de l’équipe d’Irlande qui va décider de tout cela. Il communiquera sans doute le nom des coureurs retenus au mois d’août-septembre. On verra à ce moment-là. On n’en est pas encore là de toute manière.

Restez-vous chez AG2R-la Mondiale l’an prochain ?

Je ne sais pas encore. On n’a pas encore entamé de discussions avec mes patrons. On verra. Je suis en fin de contrat. J’ai parlé avec quelques équipes, mais il n’y a encore rien de concret. J’aimerais bien rester chez AG2R-la Mondiale, mais je ne sais pas encore ce qui va se passer. C’est tout ce que je peux dire.

16:15 Publié dans Route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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