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31.07.2008

CHARTEAU PLUS FORT ENCORE

Privé de Tour de France en raison d’ennuis de santé, Anthony Charteau, de la Caisse d’Epargne, mise tout sur la fin de saison. Il nourrit de grosses ambitions sur les courses par étapes du mois d'août afin de jouer sa carte en vue d'une sélection pour les Mondiaux de Varèse.

Les soucis de genou sont oubliés, désormais, Anthony ?

Effectivement. Cela va mieux. J’ai chuté sur le Tour de la Communauté de Madrid, ma course de reprise après les Championnats de France, mais mon genou va bien. Je n’ai plus de soucis. Je suis en plus satisfait de mon état de forme pour cette reprise. J’ai pas trop mal marché. Je me fais même reprendre à seulement cinq cents mètres de la ligne d’arrivée sur la dernière étape. C’est vraiment très bon pour le moral.

Qu’avez-vous fait pendant ce mois de juillet, et où allez-vous vous produire dans les semaines qui vont venir ?

Je suis allé m’entraîner pendant une semaine dans les Pyrénées. J’ai monté des cols. Cela m’a aussi permis de retrouver un bon coup de pédale. Je vais ensuite disputer Paris-Corrèze, le Tour de l’Ain et le Tour du Limousin. Je ne sais pas encore si je dispute la Vuelta ou pas. On verra avec le staff technique de l’équipe, si mes ennuis au genou sont totalement resorbés avant de prendre une décision.

Est-ce vrai qu'un médecin du FC Nantes à soigné ce genou ?

C’est exact. L’équipe m’avait proposé de venir consulter un médecin en Espagne, mais cela faisait un peu loin. J’ai donc privilégié l’option Nantaise. Je connais du monde dans cette ville, j’ai un bon petit carnet d’adresse, avec quelques médecins qui peuvent me prendre assez vite si besoin. J’ai pu passer ainsi rapidement une IRM, et le médecin a pu diagnostiquer la nature du mal dont je souffrais. J’ai croisé quelques footballeurs du FC Nantes, mais je n’ai noué aucune discussion, car un cabinet médical n’est pas un endroit propice pour ce genre de chose.

Votre non-sélection pour le Tour est-elle oubliée ?

J’ai effectivement tourné la page. Je vais me servir de cette expérience pour le futur. Je puiserai dans ces moments-là plus de force, d’envie encore pour rebondir et aller de l’avant. Je sais en tout cas que j’aurai pu prétendre à faire un bon Tour de France cette année. C’est la course que l’on m’avait demandé de préparer à la Caisse d’Epargne, sur laquelle j’avais pour mission d’arriver en grande forme. J’étais super bien en plus physiquement et mentalement en début de saison. Je me sens en confiance dans cette équipe, car justement on m’en accorde. Le Tour, c’était mon  grand objectif, je me devais d’être là pour aider mes leaders. J’avais bien débuté à Valence, je pense aussi que j’aurais pu faire quelque chose sur Paris-Nice sans cette chute qui m’a abîmé le genou.

La Vuelta, vous y pensez quand même ?

Oui. Mais je vais voir à quel niveau je me situe dans les courses par étapes du mois d’août. Ce sont ces épreuves qui me donneront la tendance pour savoir si je peux y être ou pas. Je sais que le Tour de l’Ain est une course qui me plaît, tout comme le Tour du Limousin sur lequel j’avais bien marché l’an passé. Je vais essayer de gagner une étape sur l’une de ces deux épreuves, et pourquoi pas essayer de rejouer un classement général comme l’an passé au Tour du Limousin. J’ai bien évidemment envie de disputer la Vuelta, et je pense même aux Championnats du Monde en fin de saison, à Varese. J’espère d’ailleurs que cette année, quand même, je vais pouvoir être dans la sélection tricolore au départ de cette épreuve.

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30.07.2008

CHAMPION A TOUJOURS L'ÂME

Bien relancé par un magnifique Championnat de France, le coureur de Bouygues Télecom, Dimitri Champion, a puisé dans cette épreuve référence un grand moral pour les courses à venir. Il revient également sur les raisons de son début de saison assez moyen.

Vous allez vivre cette année votre deuxième expérience sur la Vuelta : quelle sera votre motivation ?

Je dois en principe courir la Vuelta. Mais on ne sait jamais, il peut y avoir des changements de programme. Je peux aussi avoir une forme moyenne. Si j'y participe comme convenu, ce sera ma deuxième expérience sur cette course. Je pense que je ne peux pas viser le classement général, il faut être réaliste et logique. Je vais donc essayer de jouer une étape et aussi, bien me comporter au fil des étapes qui défileront. Je jouerai le jeu de l’équipe aussi.

Viserez-vous une sélection pour les Championnats du Monde dans la foulée ?

Je ne sais pas encore. Il faut déjà être sélectionné, et pour l’instant je ne sais pas. À moi de prouver que je peux faire partie de l’équipe de France sur cette course. Le chrono des Championnats du Monde ne m’a jamais trop réussi depuis que je dispute cette course, alors pourquoi ne pas avoir des visées sur la sélection pour l’épreuve en ligne, si je ne sors pas trop mal de la Vuelta. Si je fais un bon Tour d’Espagne, c’est clair que je ne dirais pas non à une sélection en Équipe de France pour Varese.

Avez-vous prolongé chez Bouygues Télecom ?

Non pas encore. J’ai envie de ne pas trop tarder. Je vais prendre prochainement rendez-vous avec Jean-René Bernaudeau afin d’évoquer mon avenir chez lui. On verra quel type de proposition il me fait et si on peut s’entendre. Je ne peux pas me permettre d’imposer des choses car je n’ai pas encore fait mes preuves dans le peloton chez les pros, mais j’ai des envies, c’est évident. Une fois que j'aurai fait mes preuves, je pourrais peut-être plus imposer mes desiderata. Je dois d’abord me construire, et notamment par des performances.

Qu’a représenté votre échappée aux championnats de France ?

Cela m’a fait du bien. Je veux confirmer, sur la deuxième partie de saison, cette belle course que j’ai effectuée en Bourgogne. J’ai fait un bon stage à la montagne au mois de juillet, à titre personnel. Je suis allé rouler dans les Alpes. Je me suis installé à Aix-les-Bains. J’ai monté des cols. Pour revenir aux France, être devant sur cette course m’a fait beaucoup de bien. Cela m’a rassuré. Je sortais d’une période assez difficile. Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions cette année de me retrouver devant. Je pense que j’aurais pu mieux faire encore sur cette course, mais c’est toujours facile à dire lorsque la course est finie. J’avais perdu mes repères, perdu un peu l’habitude d’être devant. Faire la course m'a permis de mettre fin à pas mal de semaines de galère.

Avez-vous des regrets après coup ?

On peut toujours en avoir, peut-être que je me suis laissé prendre par l’euphorie, que j’ai fait quelques petites erreurs. Mais c’est comme cela que l’on apprend. Malheureusement pour moi, c’était un championnat de France, et j’étais vraiment bien. Mais on ne peut pas revenir sur le passé. La course est terminée. Point.

Comment expliquez-vous votre début de saison difficile ?

Je ne sais pas. J’ai eu du mal à trouver la bonne condition. Je n’étais jamais mal, mais jamais très bien non plus. C’était tout le temps moyen. J’ai cherché pourquoi j’étais dans de telles dispositions, et je me dis qu’un élément de réponse peut être fourni par mon début de saison avec une participation au Tour Down Under, en Australie, et ensuite au Tour de Californie. Enchaîner ces deux courses m’a peut-être desservi pour la suite de la saison, surtout pour le début, car il a fallu absorber de gros décalages horaires, et un temps plutôt mauvais surtout sur le Tour de Californie.

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29.07.2008

HUPOND POUVAIT VISER MIEUX

Le coureur de Skil Shimano, Thierry Hupond, a disputé au mois de juillet une course par étapes en Chine. Il nous fait part de ses pérégrinations en terre olympique et fait un point sur son programme de courses à court terme.

Vous qui rentrez de Chine, sent-on déjà là-bas l’ambiance des Jeux ?

La course que j’ai disputée se déroulait assez loin de Pékin, en fait, mais c’est vrai qu’en Chine, on sent poussé la fièvre Olympique. On est passé dans cette ville en arrivant dans ce pays, et pour en repartir. J’ai senti sur ces deux jours que la ville était prête pour les JO. Il y a des drapeaux, des indications à tous les coins de rues qui rappellent l’imminence de cet événement. En voyant cela, c’est sûr que cela donne envie d’avoir un jour la chance de pouvoir disputer une compétition telle que les Jeux Olympiques. D’être au cœur de cet événement.

Avez-vous pu rouler sur le parcours des Jeux ?

Non. Je n’ai pas eu le temps, mais je sais que mon coéquipier, le Japonais Beppu, qui va courir cette épreuve, est allé voir le circuit en voiture pour s’en imprégner. Il y est allé le dernier jour de notre voyage en Chine, et depuis, je ne l’ai pas revu, je ne sais donc pas ce qu’il en a pensé.

Comment s'est passé votre course en Chine ?

Dur. Très dur. On partait de trois mille mètres parfois pour monter jusqu’à plus de quatre mille cinq mètres. C’était difficile. On a eu deux jours de pluie, mais autrement il faisait chaud. On a eu quatre à cinq étapes dans des cols très difficiles. Quand on monte si haut, on a du mal à respirer. On manque de souffle. J’ai voulu une fois suivre les attaques d’Hamilton, de Sevilla et de quelques Iraniens, mais je me suis grillé tout seul. J’ai très vite toxiné. Je me suis ensuite contenté de suivre le groupe des meilleurs, sans chercher à accélérer ou porter des attaques.

Êtes-vous satisfait de votre 21e place au classement général ?

Pas du tout. Je suis même déçu. Je crève un jour au sommet d’un col, et j’ai perdu sept minutes. C’est le temps que j’ai attendu pour être dépanné. Je crève en plus à dix bornes du sommet. La roue que j’ai reçue lors du dépannage n’était pas la bonne en plus. Il a fallu que j’en change une deuxième fois. Je perds encore cinq minutes sur ce coup-là. Ces deux contre-temps accumulés m’ont fait perdre près de sept places au classement général. Finir douzième ou treizième de cette course au final, ce n’est pas du tout la même chose que vingt et unième.

Quels vont être vos prochaines échéances ?

J’ai envie de bien marcher sur le Tour de l’Ain. Je vais ensuite disputer le Tour d’Allemagne. Ce sont deux courses vallonnées qui peuvent me convenir. Le Tour de l’Ain en plus se déroule dans ma région, et j’ai fortement envie d’y être performant.

L’an prochain, vous serez toujours chez Skil-Shimano ?

Je n’ai pas encore resigné mon contrat, mais en principe oui. On est en cours de négociations. Je sais que l’équipe compte sur moi encore pour l’an prochain. Je vais donc voir si je reste chez eux, ou si j’ai l’opportunité de signer dans une autre équipe. La décision sera prise en fait courant août.

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25.07.2008

RENIER, L'AMBITION INTACTE

Le coureur de Bouygues Télecom, Franck Renier, espère réaliser une bonne Vuelta afin de pouvoir aborder les classiques de fin de saison avec une bonne condition physique. Des bons résultats lui permettraient également de mieux appréhender son avenir professionnel, alors qu'il est en fin de contrat dans la formation de Jean-René Berneaudeau.

Franck, quel va être votre programme de fin de saison ?

J’ai demandé à faire la Polynormande, Paris-Corrèze, le Tour du Limousin et le Tour d’Espagne. Je suis dans cette optique là actuellement. Je veux aller sur la Vuelta pour essayer de faire une bonne étape au minimum. C’est une chose que j’ai réalisé à chaque fois depuis le début de ma carrière que ce soit le Giro, la Vuelta ou le Tour de France que je cours. Et si je cours la Vuelta, je peux ensuite espérer aborder le Franco-Belge, Paris-Tours et Paris-Bourges avec une bonne condition physique. Je sais que trois semaines de course me permettent en règle générale d’être compétitif dans la foulée.

Paris-Tours est vraiment une course qui vous attire, non ?

C’est vrai. C’est une course sur laquelle je me sens bien. J’ai un bon bilan personnel sur cette compétition. J’étais dans le groupe qui se disputait la troisième place l’année où Frédéric Guesdon gagne. Je dois finir quinzième, car je me suis fait bloquer au sprint. Mais si j’ai de bonnes jambes, je sais que je peux cette année encore espérer faire une belle course là-bas. Je me suis même classé une fois cinquième et premier français de cette classique lors d’un sprint massif.

Pourquoi aimez-vous cette course ?

Car elle se déroule à une période de la saison que j’adore, l’automne. Je ne sais pas pourquoi c’est comme cela, mais j’aime cette période de l’année, avec le paysage qui change. Je suis toujours motivé pour cette compétition. Cela roule très vite dans les dernières bosses avant l’arrivée, cela me plaît. J’adore aussi les autres classiques, Paris-Roubaix notamment, mais ce n’est pas pareil, c’est plus dur. Il fait moins chaud aussi qu’en plein été sur Paris-Tours. C’est un ensemble de choses en fait qui font que j’apprécie énormement cette course.

Vous arrivez en fin de contrat chez Bouygues, non ?

Eh oui, toute chose à une fin. Et c’est le cas pour mon contrat. Je ne sais pas encore si Jean-René Bernaudeau va me garder ou pas. Il ne m’a rien dit, mais je pense qu’il ne va pas me conserver. Je suis en tout cas encore motivé pour faire encore au minimum un an, et je suis ouvert à toutes propositions. Mais c’est vrai que cette année est bizarre dans le vélo, avec le Pro Tour dont on ne sait pas si il va continuer ou pas, et les sponsors qui arrêtent leurs partenariats.

Quelle est la solution pour signer un nouveau contrat ?

Bien marcher en fin d’année. J’espère que je ne vis pas ma fin de carrière, car je n’ai pas envie de raccrocher. Je suis encore motivé pour aller courir, pour faire le boulot au sein d’une équipe, mais aussi pour aller m’entraîner. Je ne suis pas saturé de cyclisme. Maintenant, je ne suis pas non plus un jeunot qui a seulement deux ou trois ans de professionnalisme derrière lui, j’ai une carrière de neuf années chez les pros. Mais j’ai encore envie. Je veux encore faire de belles choses. Ce qui est certain, c’est que j’aimerais être fixé assez vite. Être en fin de contrat n’est pas ce qui est le mieux pour se libérer l’esprit, c’est même pas évident à certains moments, mais bon il faut aussi savoir passer au-dessus de ça.

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24.07.2008

MONIER VA PLUS VITE SUR LES CHRONOS

Damien Monier, l’Auvergnat de Cofidis, sent qu’il a franchi un palier cette saison, notamment sur les épreuves chronométrées. Le champion de France de pousuite avoue également son intention de rester dans la formation nordiste pour la saison prochaine.

Damien, comment avez-vous basculé de la piste à la route ?

J’ai coupé six jours après les Championnats de France sur piste, car je souhaite faire une belle fin de saison. Ce petit repos me sera bénéfique pour ma deuxième partie de saison. Là actuellement, je suis en stage avec l’équipe à Salies-de-Béarn. On monte des cols. On est resté une semaine ici, et j’avoue qu’au début, c’était un peu difficile. Mais je m’y attendais. La piste permet de travailler en intensité, mais ce sont des efforts courts, et sur la route on roule au maximum deux heures par jour pour préparer les compétitions. Mais je suis revenu avec un deuxième maillot de champion de France en poursuite individuelle, et cela valait le coup. Un titre national, c’est toujours important. Je suis allé plus relaxe aux championnats de France sur piste qu’en 2005, moins stressé. Mais je ne voulais pas non plus faire un podium ou plus loin que la troisième place, je partais vraiment dans l’optique de la victoire.

Allez-vous défendre votre titre l’an prochain, et refaire de la poursuite au niveau international ?

Je ne pense pas que je défendrai mon titre en 2009, puisqu’a priori, les championnats de France auront lieu en Guadeloupe, au mois d’août. Il y a des courses sur route à cette période de l’année, et je pense donc les disputer. Je suis allé cette saison aux championnats de France à Hyères parce qu’il n’y avait pas d’autres courses à ce moment là, mais aussi parce que ce n’était pas trop loin. Pour ce qui est de la poursuite au niveau international, on n’en a pas encore parlé avec Francis Van Londersele et Eric Boyer. C’est vrai que l’hiver dernier, j’aurai pu disputer quelques coupes du monde sur piste avec le groupe piste Cofidis, cela m’aurait peut-être permis de marquer des points et d’aller aux Jeux Olympiques dans quelques semaines. Mais je pense que ma priorité dans le futur restera encore la route.

Vous avez fini d’ailleurs cinquième des championnats de France chrono : est-ce le type de performance que vous attendiez ?

Oui. Cela m’a fait du bien de faire un tel résultat. Cela faisait un moment que j’attendais cette performance “repère”. Ce qui est dommage, c’est qu’il ne me manque que quatre secondes pour aller chercher un podium. Cela aurait été le top du top, mais je suis super content avec cette place de cinquième quand même. Je sens qu’aujourd’hui j’ai plus de forces. Ce sont mes participations à la Vuelta et au Giro qui m’ont permis de franchir un palier. C’était deux gros blocs assez rapprochés qui m’ont donné de la force, et aujourd’hui grâce à ces deux courses de trois semaines, j’ai gagné entre dix et vingt secondes sur les chronos. C’est ce qui me permet de me rapprocher des premières places.

Allez-vous resigner chez Cofidis ?

Mon but déjà en cette fin de saison est d’essayer de gagner une course, et l’idéal ce serait une épreuve par étapes avec chrono. Je vais faire en principe Paris-Corrèze, l’Eneco Tour et le Tour de Pologne. Concernant mon avenir, on en a pas encore parlé précisément avec mes dirigeants, mais je sais qu’Eric Boyer veut me conserver. Il me l’a dit. Il m’a dit qu’il voulait continuer à travailler avec moi l’an prochain. Je me sens bien chez Cofidis, et c’est bien de pouvoir se dire que j’ai une équipe pour l’an prochain.

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23.07.2008

HARY VEUT ALLER DE L’AVANT

Maryan Hary, qui est encore sous contrat pendant une saison chez Cofidis, ne rêve que d’une chose : retrouver son niveau d’avant son accident sur les routes du Dauphiné 2005.

Ne pas participer au Tour a été une déception, Maryan ?

Oui, bien sûr. Comment pourrait-il en être autrement. J’ai connu des participations sur cette épreuve, et j’ai envie d’y retourner. Mais je sais aussi que si on n’est pas au niveau, rien ne sert de courir cette épreuve. La disputer coûte que coûte n’est pas la meilleure idée. Ni d’y aller pour faire cinq jours de course, ou le faire avec une condition moyenne, c’est le meilleur moyen pour se “cramer”. Je pense que ne pas disputer le Tour cette saison a été la décision la plus sage de prise, même si cela fait mal. Par contre, il m'a fallu du temps pour l’accepter. Je n’avais pas la condition suffisante pour participer à cette épreuve cette année. Je prends donc mon mal en patience. Je travaille en me disant que cela va finir par payer. Je reste motivé et je ne gamberge pas trop.

À défaut du Tour, allez-vous disputer la Vuelta ?

Oui. Je vais reprendre les compétitions au Tour des Régions Wallonnes. J’enchaîne ensuite avec la Polynormande, le Tour d’Allemagne, Plouay peut-être, et la Vuelta. Courir cette épreuve me permettra de faire un grand Tour cette saison. J’espère y aller dans de meilleures dispositions que l’an passé, et pourquoi pas avoir la possibilité de jouer une victoire d’étape. Je ne connais pas le parcours de la Vuelta cette année. J’avoue que ces dernières semaines, je m’étais plus penché sur le parcours du Tour de France que sur celui du Tour d’Espagne. Ce qui est bien avec la Vuelta, c’est que nous sommes plus décontracté, nous coureurs français, que lors Tour de France. On a moins de pression, moins de stress au départ. Je vais donc essayer de cibler quelques étapes.

Le grave accident que vous avez eu sur les routes du Dauphiné n’est pas anodin, non ?

C’est vrai que les soucis que j’ai eu au dos ne sont pas simples. Je n’ai pas eu une petite blessure. Il faut du temps pour que les choses reviennent. Ce qui est bien chez Cofidis, c’est que je n’ai pas la pression. On me laisse ce temps. Maintenant, moi aussi j’ai envie de retrouver mon niveau d’avant cet accident. Je veux pouvoir rejouer la gagne, aller de l’avant. Prendre du plaisir. J’ai envie que les temps de galère s’amenuisent. Mon but n’est pas d’être un suiveur, mais d’être devant, de jouer la gagne et les premiers rôles. C’est ce à quoi j’aspire en faisant ce métier.

Chose que vous avez fait lors des derniers Championnats de France sur route, non ?

J’ai eu un peu de réussite sur ce coup-là. Mais c’est vrai que me retrouver devant pendant de nombreux kilomètres sur les championnats de France à Semur-en-Auxois m’a donné du plaisir. C’était un moment sympa. Mais il ne faut pas non plus y voir quelque chose d’extraordinaire. J’ai eu la chance de me retrouver dans un groupe qui a pu faire une grande partie de la course devant, car la plupart des équipes étaient à ce moment-là représentées. J'ai pu ouvrir ainsi l’épreuve pour le compte de l’équipe Cofidis, mais cela aurait très bien pu être un autre coureur de notre formation. Ce qui est bien, c’est que cette longue fugue a pu se faire sur les France. J'ai pu me faire remarquer.

Pour aborder quelque chose de moins drôle, que pensez-vous de l’affaire Ricco sur le Tour ?

J’ai l’impression que pas mal de personnes attendaient cela, qu’il n’y a pas grand monde qui a été surpris par le contrôle positif de l’Italien. Ricco est une grande gueule, un brigand visiblement qui a fait, comme beaucoup d’autres, du mal à notre sport. Il décrédibilise le cyclisme, et il faut que le milieu le rejette, lui et les autres coureurs qui ont encore recours au dopage. C’est un nouveau coureur qui s’est foutu de notre "gueule”. Il s’est moqué de nous : ses pairs, mais aussi des journalistes, des organisateurs de course, et surtout le public. Il était en plus arrogant. Il faut bannir les tricheurs de notre sport, et les contrôles y parviennent aujourd’hui. C’est ce qu’il faut retenir de tout cela.

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22.07.2008

COUTOULY DANS L'EXPECTATIVE

Cédric Coutouly, de l’équipe Agritubel, souhaite réaliser une bonne deuxième partie d’année, histoire de prolonger son aventure chez les pros.  Il donne la priorité à la formation continentale mais ne serait pas contre à une aventure dans une équipe Pro Tour.

Cédric, comment jugez-vous votre première partie de saison ?

Je dresse un bilan mitigé de ma première moitié de saison. J’ai eu de bonnes sensations par moment, mais elles n’ont pas été accompagnées de résultats marquants. J’ai eu de très bonnes jambes sur deux ou trois courses, mais les faits de course n’ont pas joué en ma faveur. C’est comme cela. Ce qui fait que je suis déçu de ma première partie de saison. Je considère qu’une nouvelle va quasiment commencer bientôt pour moi, avec le Tour des Régions Wallonnes. Je suis très motivé pour les courses qui arrivent.

Est-ce que vous-allez prolonger votre contrat chez Agritubel ?

Je suis en en effet en fin de contrat, et on ne m’a rien dit à ce sujet. Je me trouve dans l’expectative. C’est la raison pour laquelle j’aimerais bien marcher sur Paris-Corrèze et le Tour du Limousin dans un premier temps. Je suis également très motivé pour les courses du mois de septembre et d’octobre. Pour toutes les courses en France en cette fin de saison à vrai dire.

Il y a deux ans, vous aviez de très bons résultats, et depuis c’est plus dur : est-ce lié à des soucis de santé ?

Oui. Depuis deux saisons, j’ai un souci récurrent de sciatique au niveau de la fesse gauche qui est en train de se résorber. C’est sans doute pour cela que j’ai moins de réussite depuis deux années car je fais tout ce qu’il faut, y compris au niveau de l’entraînement. Je n’ai rien modifié, mais cela ne tourne pas comme je voudrais à cause de cela. Une chose est certaine, je suis très motivé pour continuer à courir chez les pros. C’est pour cela que je vais faire mon métier, mon sport à bloc jusqu’à la fin de l’année. C’est stressant de ne pas savoir de quoi sera fait l’avenir, mais d’un autre côté je connais beaucoup de coureurs qui sont dans la même situation que moi.

Est-ce que vous avez contacté d’autres équipes ?

Non, car ma priorité c’est Agritubel. C’est cette équipe qui m’a permis de repasser chez les pros. Ils m’ont donné leur confiance, et j’ai envie de continuer la route avec eux. Maintenant, si j’ai des touches avec une équipe Pro Tour, je ne  fermerais pas la porte non plus. J’aime bien les courses du Nord, les classiques et semi-classiques Belges. Ce sont des épreuves qui me plaisent, et ce type d’équipes y participent chaque année. C’est un type de programme qui me plairait vraiment. C’est comme travailler de nouveau avec Roger Legeay, cela ne me dérangerait pas du tout.

Comment est apparu votre sciatique, Cédric ?

Elle est apparue après le Tour de France 2006 que j’ai terminé vraiment fatigué. Je bosse avec un ostéopathe pour la faire passer, mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, comme cela. Cela me tire au bout de quelques jours de course, après des entraînements très poussés, mais cela a de plus en plus tendance à passer. Cette sciatique est la résultante de coups que j’ai pris sur le bassin en fait...

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21.07.2008

CHAINEL NE VEUT PAS ÊTRE ÉTIQUETÉ

Lauréat du Circuit de Lorraine et deuxième du Trophée des Grimpeurs, le coureur d’Auber 93, Steve Chainel, aspire à de nouveaux objectifs pour 2009. Et espère bien être remarqué comme un coureur polyvalent.

Quels vont être vos ambitions en fin de saison, Steve ?

Je veux essayer de marcher sur le Tour de l’Ain. Je n’ai pas couru pendant le mois de juillet, donc je pense qu’il me faudra un peu de temps pour retrouver la condition. Le terrain y sera vallonné, cela peut me convenir. J’ai aussi envie de faire quelque chose de bien sur la Châteauroux Classic, course qui se finit en règle générale au sprint. C’est cela en fait mon but, démontrer ma polyvalence, cette aptitude que j’ai à être un puncheur, mais aussi le cas échéant, d’être capable de jouer ma chance sur un sprint massif. Je veux démontrer que je suis un coureur tout-terrain, capable de briller sur des types de parcours différents. Je l’ai démontré déjà au Tour de Lorraine et aux Grimpeurs, et j’ai envie de le refaire. Je veux montrer que je peux être là au bout de 200 bornes, et non pas être considéré uniquement comme un coureur capable de pédaler dans la boue l’hiver ! J’aimerais que l’on me fasse confiance.

Et si tel était le cas, quels seraient vos objectifs ?

Je n’ai que trois ans chez les pros, mais je pense être aussi un coureur qui a un peu de jugeote. Je n’ai que 24 ans, et je pense que d’ici trois ou quatre ans je peux faire de belles choses, pourquoi pas sur des épreuves comme Liège-Bastogne-Liège. Je peux peut-être rentrer parmi les dix premiers d’une telle compétition, un jour, qui sait. Je pense aussi que si je peux un jour disputer le Giro, la Vuelta ou le Tour, je peux espérer finir ces courses et y tenter, un jour, un bon coup.

Que pensez-vous de Ricco ?

C’est un imbécile. Il n’y a pas d’autres mots. C’est à cause de mecs comme lui que des petits coureurs comme moi triment. Il avait déjà été, je me souviens, écarté du départ des championnats du monde juniors de cyclo-cross, voici quelques années à Tabor en République Tchèque, pour un taux d’hématocrite trop élevé. Il était à l’époque champion d’Italie de cyclo-cross. Il est passé pro, a amassé à mon avis pas mal d’argent ces dernières saisons. Et moi qui suis un smicard du vélo professionnel, je vais peut-être mettre dix ans pour gagner ce que lui a pris en vingt quatre mois ! Cela m’énerve, m’indigne. Ce sont ces mecs là qui gâchent notre sport. Il ne pense qu’à être des stars et à amasser de l’argent. Moi, je crois au cyclisme sans dopage. J’en suis même convaincu. C’est comme cela que je pratique mon sport, mon métier. Mais je ne veux pas faire les frais de l’attitude d’irresponsables comme lui, Duenas ou Beltran. En 98, au moment de Festina, j’étais gamin, et je peux vous dire que cela m’a marqué. Que je me suis dit "plus jamais cela" !

Pour revenir à vous, allez-vous faire du cross cet hiver ?

Oui. Je ne lâcherai jamais le cyclo-cross. Mais je vais faire différemment des autres années. Je pense aller au terme de la saison sur route, c’est-à-dire disputer Paris-Bourges et Paris-Tours. Ensuite, je vais enchaîner avec la première manche du challenge national de cyclo-cross. Je couperai par la suite quinze jours, et ma saison recommencera au mois de novembre. Je vais me calquer sur ce qu'avait fait John Gadret l’hiver dernier en fait. J’ai envie d’être bien pour les Championnats de France et du monde. Mon but sera de faire un podium aux France, et essayer de rentrer dans le top 5 au monde. Je veux donc améliorer ma forme cet hiver de manière crescendo. J’ai compris pourquoi je ne marchais pas trop sur ces deux courses ces dernières années, j’ai analysé les choses et je veux m'en servir utilement cet hiver. J’ai pris de la force avec la route, j'ai gagné aussi en maturité et en expérience, et je veux vraiment réaliser une belle saison en cyclo-cross. En plus, je pense que cette discipline me donne une carte supplémentaire par rapport aux autres routiers qui ne font que cela. C’est un peu comme les pistards avec la poursuite, la course aux points et l’Américaine. C’est pour cela que je me dis que je peux intéresser des équipes.

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18.07.2008

LAURENT, LE VTT PLAISIR

Christophe Laurent, de l’équipe Garmin-Chipotle, passe son mois de juillet à travailler sa condition par le biais du VTT, sa première discipline dans le cyclisme.

Pourquoi avoir disputé des épreuves VTT en ce mois de juillet, Christophe ?

J’ai fait une manche de la Coupe de France cross-country format Olympique, et une autre de marathon. J’ai pris cher dans la première car le VTT cross-country Olympique est devenu très technique, les braquets sont différents, et en plus, le jour de la compétition, il faisait très mauvais. Je me suis mieux senti en marathon, avec une distance plus longue, entre 80 à 100 km. Je vais aussi aller ce week-end à Serre-Chevalier, disputer les championnats de France. Mon tout premier objectif là-bas sera de me faire plaisir. Je veux tâter le terrain en vue d’un éventuel retour dans le monde du VTT d’ici une paire d’années. Un top 15 aux France pourrait être sympa.

Avez-vous parlé avec Absalon aux Orres ?

Pas vraiment. C’est le seul vététiste en fait que je ne connais pas. Je parle avec Ravanel et Péraud parce que j’ai couru avec eux, mais Absalon, je n’ai jamais couru avec lui avant de passer pro.

Pour sortir un peu des chemins du VTT, on va vous parler des derniers championnats de France sur route, vous avez livré en Bourgogne une superbe course.

C’est vrai que j’étais super bien sur cette épreuve. Je ne me suis pas trop posé de questions en fait. J’étais déçu de ne pas faire le Tour, alors je me suis dit: “Fais toi plaisir”. Il y avait six coureurs devant, avec toutes les équipes de représentées et personne ne voulait rouler. J’ai donc décidé à un moment de prendre les choses en main pour semer un peu le bazar. C’est pour cela que je suis sorti, et quand le Mevel et Goubert sont revenus sur moi, j’ai pensé que c’était bon, mais malheureusement le bon contre est sorti le coup d’après. C’est dommage pour moi car j’avais vraiment de très, très bonnes jambes sur cette course. Je termine à la dix-huitième place. Je me sentais super bien sur les pavés. Je me suis vraiment fait plaisir sans oreillettes, sans tactique de course. J’ai fait les choses à l’instinct, et c’est la preuve que parfois cela va beaucoup mieux comme cela.

Quand allez-vous renouer avec la route ?

Je recommence sur la route au Tour du Danemark, après j’enchaîne avec le Limousin et le Tour de Grande-Bretagne. Je pense que j’irai même jusqu’en Lombardie. J’ai aussi envie de bien faire au Roc d’Azur. Je veux disputer cette compétition à bloc, et là mon but serait de faire un top 10, si je suis bien.

Qu’est-ce que le VTT vous apporte pour la route ?

On est beaucoup de pros à être issu du VTT. Il y a Portal, Pauriol, Di Grégorio, Le Mevel, Déramet. Ces coureurs marchaient en VTT avant de passer pro, et aujourd’hui, ce sont de bons routiers. Je ne suis pas sûr qu’un bon routier fera forcément un bon vététiste. L’inverse est vrai. Regardez Evans. Moi, le VTT m’a permis cette année de continuer à m’entraîner sans y penser. J’ai roulé de manière ludique. Ne faisant pas le Tour, je n’avais pas trop la tête à aller rouler des heures et des heures sur la route. Imaginez que sur la Coupe de France de VTT marathon, j’ai fait cent bornes en une après-midi. Et 100 kilomètres à VTT, ce n’est pas rien, croyez-moi !

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17.07.2008

TANGERT VOIT LOIN

Sacré champion d’Estonie du contre-la-montre, Tanel Tangert de l’équipe AG2R-la Mondiale nourri de gros espoirs pour la fin de saison. Il revient également sur les raisons de son début de saison en demi-teinte.

Que représente pour vous ce maillot de champion national ?

Quelque chose de très important. C’est en effet ma toute première victoire chez les pros, et je ne peux qu’apprécier depuis que je l’ai obtenue. C’est un succès qui a de l’importance. Je suis, certes, jeune dans le métier, mais ce qui compte quand on est à ce niveau c’est de gagner. Être champion d’Estonie contre-la-montre, c’est en plus beaucoup d’honneur pour moi. C’est une belle victoire. Vincent Lavenu en plus était satisfait. Tout va bien.

L’épreuve sur route a été remportée par Jan Kirsipuu, qu'est-ce que cela vous inspire ?

Jan est toujours un super coureur, même si il a quitté le monde pro depuis plusieurs années maintenant. Il a su conserver un excellent niveau, et continue à rouler et courir très fréquemment pour le plaisir. Il a fait une très, très belle course le jour des championnats d’Estonie en ligne. Il a attaqué au bon moment, et personne n’a pu suivre. Il pratique toujours mais pour se faire plaisir, ce qui ne l’empêche pas de remporter des épreuves, et des belles en plus comme celle-ci. Mais aux Jeux, les deux coureurs qui représenteront l’Estonie, ce sera Rein Taramaee et moi. Pas lui qui est pourtant champion national de notre pays.

De quelle nature étaient vos soucis physiques en début de saison, Tanel ?

Un problème au niveau du cartilage du genou. C’était la résultante d’une surcharge de travail, d’entraînement. J’ai sans doute un peu trop roulé cet hiver dans le but de bien faire dès mon arrivée chez les pros. Il y a eu aussi le changement de position sur le vélo. Je n’ai pas trouvé la bonne position de suite, ce qui explique cet ennui de santé qui a retardé mon début d’année.

Qu’allez-vous faire en deuxième partie de saison ?

Je ne suis pas prévu pour la Vuelta, mais je vais en revanche disputer le Tour d’Allemagne et le Tour de Pologne. Mon objectif est de gagner une autre course, d’autres épreuves si je le peux mais surtout de faire des choses bien. Ce n’est pas parce que l’on ne gagne pas, que l’on ne peut pas faire de belles performances sur les courses. Le bonheur n’est pas seulement lié à la première place. Il peut s’accompagner de belles attaques. Je serai content si je pouvais signer de belles performances sur des épreuves Pro Tour.

Allez-vous disputer aussi les épreuves d’un jour en Italie, comme l’an passé ?

Oui. J’aime ces courses comme la Coppa Placci, la Coppa Sabatini. Ces sont des épreuves qui me plaisent et me conviennent, je pense. J’y ai signé de belles performances l’an passé en qualité de stagiaire, alors pourquoi pas essayer de refaire pareil cette année pour ma première saison avec AG2R-la Mondiale.

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