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30.09.2008

ROCHE, PREMIERS JALONS

Nicolas Roche a effectué une superbe fin de saison depuis le Limousin, en passant par une treizième place à la Vuelta. Le fils de Stephen, qui quitte le Crédit Agricole pour AG2R-La Mondiale en 2009, veut continuer sur cette lancée.

Comment s’est passée votre chute aux championnats du Monde de Varese ?
J’ai fait une véritable chute de cadet. Il y a deux coureurs qui tombent devant moi au ravito, lors du troisième passage. Ma roue avant tape le sol, je fais un « beau » soleil et ma cuisse s’empalle sur les dents du pédalier de l’un d’entre eux. J’ai eu la peau percée et un gros hématome s’est ensuite formé. Ça a vite pris la grosseur d’un œuf. C’est vraiment la chute bête par excellence. Est-ce que j’étais bien, j’ai roulé cinquante bornes et c’est difficile à dire. Je pense que oui, mais on ne le saura jamais. J’ai continué ensuite jusqu’au 130eme kilomètre avant d’abandonner. J’ai continué pour ma famille et les amis qui étaient venus me voir en Italie.

Que vous inspire votre treizième place à la Vuelta ?
Beaucoup de choses. On me répète depuis des années que je suis limité dans les chronos, que je ne passerais pas la haute montagne sur un grand Tour. Que mon terrain d’action se réduit aux épreuves de dix jours maximum. Je suis allé sur la Vuelta avec l’optique de progresser soit dans les sprints, soit dans les chronos, soit dans la montagne. Et au fur et à mesure que la course a avancé, j’ai trouvé mes marques dans les trois domaines. Le déclic s’est produit sans aucun doute lors de l’étape de montagne qui arrivait à Plat de Béret, en France. Je me suis régalé toute la journée. J’étais avec les leaders. J’étais comme une caméra qui regardait la course devant. Et à partir de là, tout s’est bien enchaîné. Je n’ai pas connu le moindre souci sur cette épreuve. J’ai en plus toujours eu la chance d’avoir un ou deux copains pour m’épauler. Je ne pouvais espérer mieux si ce n’est que d’aller chercher la douzième place qui m’a échappé pour quelques secondes seulement. Mais bon, au final, ce n’est pas grave.

Ce résultat est le résultat d'un gros boulot en amont ?
Oui. J’ai fait un stage cet été dans les Alpes avec Philippe Deignan, on a bien bossé. J’ai été hospitalisé quelques jours en juillet, très exactement quinze jours avant le Tour, pour des ulcères hémorragiques. Après, j’ai effectué un gros travail pour revenir. Je voulais faire mieux que ce que j’avais fait aux J.O. et la confiance, je l’ai gagnée sur le Tour du Limousin. Je gagne la première étape, fait deux de la suivante. Le troisième jour, en voulant un peu courir après tout le monde, je fais une fringale et perd le maillot. Mais le Limousin a été une bonne rampe de lancement avant la Vuelta. J’ai abordé ce Grand Tour dans une condition physique idéal, notamment au niveau du poids.

Pensez-vous que ces bonnes performances vont vous aider pour votre passage chez AG2R ?
J’ai vite compris que dans le vélo, il faut toujours prouver plus. C’est sûr que l’on ne va pas oublier ma bonne Vuelta de cet automne en l’espace de quinze jours mais au début de saison, il va falloir que je prouve ma valeur. Si je fais gruppetto sur toutes les courses début 2009, ce que j’ai fait à la Vuelta sera vite oublié. Je ne me leurre pas. C’est donc à moi de démontrer dès le début de la prochaine saison à l’équipe AG2R que je possède deux ou trois qualités. Il faut que je reparte sur les mêmes bases que cette année. Point. C’est la raison pour laquelle je vais faire le début de saison.

Et le Tour, vous y pensez ?
J’y pensais déjà cette année. J’aimerais donc pouvoir le faire en 2009. En plus, le Tour partira de Monaco, pas loin de mon lieu de résidence. Le Tour, c’est un stade à franchir pour un coureur dans sa carrière. Je me sens prêt pour y aller, à moi de le prouver à mon équipe sachant que cette course est exceptionnelle, que ce n’est ni le Giro, ni la Vuelta. On est à fond sur le Tour, tous les jours. Il y a une grosse pression, y compris médiatique. Il ne faut donc pas s’emballer non plus...

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29.09.2008

HOUANARD AURA CARTE BLANCHE

Steve Houanard, qui portait cette saison les couleurs de Chambéry Cyclisme Formation, devrait-être l’an prochain le cinquième et dernier français de Skil-Shimano.

Steve, comment avez-vous noué contact avec l’équipe Skil-Shimano ?
Ce sont eux qui m’ont contacté en fait. C’est la seule équipe qui m’a approché pour passer professionnel. Ils sont entrés en contact avec moi après le Tour d’Alsace, une épreuve qui convient bien aux coureurs ayant un profil de grimpeur-puncheur. C’est d’ailleurs sur cette compétition que j’ai le sentiment d’avoir franchi un cap cette saison. J’ai aussi gagné une manche de Coupe de France et le Trophée des Champions. Il y avait un très gros niveau sur ces deux épreuves. Ce qui m’a attiré chez Skil Shimano, c’est le programme de course proposé par cette formation et leur façon de courir. Tous les coureurs qui évoluent au sein de cette formation ont carte blanche pour attaquer. On n’a pas besoin de toujours rouler pour un leader. Toute l’équipe coure devant en restant groupée. Cela donne une réelle force d’impact.

Quelle est la première course que vous avez disputé en qualité de stagiaire ? Quelles impressions en avez-vous tiré ?
Ma première course était le Tour de Wallonie. Je n’étais pas en très grande forme. Je me suis accroché la plupart du temps. J’ai ensuite couru le Championnat des Flandres. Greipel a gagné l’épreuve tandis que je me suis classé 30ème. C’était une course avec beaucoup de secteurs pavés et très venteuse. Je n’y avais pas grand chose à espérer. Ma fonction a été d’aider nos sprinters. J’ai tenu mon rang puisqu’on finit quatrième. C’est bien. Je suis là pour apprendre, pas pour faire une placette. L’équipe fonctionne comme cela. On court ensemble et on cherche à avoir un bon niveau.

Quel sera votre programme l’an prochain ?
Je ne sais pas. Il sera discuté avec le directeur-sportif de l’équipe. On fixe de toute manière nos objectifs en collaboration avec le manager de l’équipe. Je sais que cette formation dispute pas mal d’épreuves en France mais aussi de très belles compétitions, que ce soit en France comme Paris-Nice, ou à l’étranger avec la Ruta del Sol, le Tour de Murcie ou le Tour du Qatar. On fait beaucoup de grandes courses internationales. On a un beau programme de compétitions pour des coureurs débutants et surtout, on a de belles chances d’être titulaires sur ces épreuves même si on est néo-pros.

Pourquoi avoir choisi Chambéry pour votre dernière saison chez les amateurs ?
J’ai couru avant de venir au Chambéry Cyclisme Formation à Evreux et à Super Sport 35 mais j’ai choisi Chambéry car je voulais vivre à la montagne. Je suis un amoureux de ce type de paysage et vivre à l’année à Chambéry m’a procuré beaucoup de bonheur. Je vais courir l’an prochain pour Skil-Shimano mais une chose est certaine, je vais continuer à vivre à la montagne. Mon pied à terre restera du côté de Chambéry.

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26.09.2008

VACHON, VISAGE FLAHUTE

L’Auvergnat de Roubaix-Lille Métropole, Florian Vachon, a effectué de bons débuts chez les pros, allant jusqu’à s’imposer au terme de la kermesse belge d’Izegem qui réunissait pourtant quelques grands noms du cyclisme flamand.

Florian, quel bilan faites-vous de votre première saison chez les pros et où serez-vous en 2009 ?
J’avais signé l’an passé un contrat de deux saisons en faveur de Roubaix-Lille Métropole, il m’en reste donc une à accomplir avec cette équipe. Je tire pour le reste un bon bilan de ma première saison chez les pros. J’ai fait quelques bons résultats. Après, être devant tous les week-end, ce n’est pas possible et je le savais dès le début de l’année. Il a fallu que je m’adapte au début au rythme des professionnels. C’était dur sur certaines épreuves mais là, je vois qu’en cette fin de saison, j’ai franchi un cap. C’est de bon augure pour la suite et notamment 2009.

Quelles seront vos ambitions l’an prochain ?
Je vais continuer comme cette année en ciblant mes objectifs. Ce sera a peu près les mêmes que cette année mais mon but est d’être un peu plus “pointu” le jour “J”. J’ai eu quelques moments de creux en 2008, je souhaite en avoir un peu moins en 2009. Mes ambitions se porteront sur les 4 Jours de Dunkerque où j’essaierai de faire quelque chose pour des raisons géographiques qui sont importantes pour une équipe comme la nôtre mais aussi pour nous, coureurs, car cette compétition possède un statut hors-catégorie au calendrier des épreuves. J’ai aussi envie de bien m’exprimer sur les championnats de France, sur le Tour du Limousin (qui n’est pas loin de l’Auvergne) et faire une bonne fin de saison.

Quel type de coureur êtes-vous ? Grimpeur comme chez les jeunes ou plutôt sprinter comme chez les amateurs ?
Je pense que je suis un coureur passe-partout. Je peux bien passer certaines difficultés quand je suis en forme. Je suis capable de m’accrocher sur des parcours vallonnés. Mais il faut que je sois au top de ma condition physique car je suis un coureur qui emmène pas mal de braquets et qui dispose d’une certaine puissance. Ma force, c’est ma pointe de vitesse. Elle peut m’aider à faire la différence sur certaines épreuves. Je pense en fait être un sprinteur-puncheur.

Ce sont ces qualités qui vous ont permis de gagner au mois de septembre une kermesse ?
Moi qui suis originaire d’Auvergne, je ne savais pas trop ce qu’était une kermesse. J’ai plutôt vécu une grande joie en Belgique, celle de la victoire. Je me suis rendu compte bien après la course du niveau de ce que l’on avait fait sur cette épreuve, Jean-Marc Bideau et moi. Cette victoire a surpris tout le monde, à commencer par moi-même. Il y avait Hulsmans et Devolder au départ de cette course, donc de très grands coureurs. Et c’est bien d’avoir gagné. On a tenté un joli coup de poker avec Jean-Marc et cela a marché par rapport aux grosses équipes. C’est génial.

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25.09.2008

BONNAFOND, LA CLAIRVOYANCE

Professionnel l’an prochain chez AG2R-la Mondiale, Guillaume Bonnafond espère avoir une progression linéaire à ce niveau, tout en ayant conscience de débuter un nouveau sport… ou presque.

Guillaume, vous n’avez pas été sélectionné au championnat du monde Espoirs par la faute de deux chutes ?
Oui, c’est cela. J’ai chuté sur le Tour de l’Avenir lors de l’étape qui arrivait dans le Rhône. Je ne me rappelle plus de rien. Des motards de la course m’ont dit que je cherchais quelque chose dans ma poche et que, d’un coup, mon guidon s’est mis à tourner alors que j’avais lâché une main pour sans doute attraper quelque chose. Je tape ensuite la tête la première contre le sol et c’est le grand trou noir. Je suis ensuite allé à l’hôpital. Ils m’ont gardé en observation la nuit. Le lendemain, je voulais reprendre la course mais le médecin d’AG2R m’a conseillé d’abandonner par prudence.

Et vous êtes ensuite retombé lors de la finale de la Coupe de France des clubs ?
Oui, à cause d’un chien qui a traversé la route devant moi. Quatre-cinq gars ont chuté et je n’ai pas pu les éviter. Je me suis râpé mais c’est surtout au niveau moral que cela a été dur. Je sais que ces deux chutes m’ont coûté ma participation aux Championnats du Monde Espoirs de Varese et c’est très dur à vivre. Heureusement, j’ai pu me retrouver une source de motivation pour la fin de saison avec le Tour de Lombardie Espoirs. C’est un beau challenge à relever.

Vous roulez parfois avec Sébastien Joly, votre voisin dans la Drôme, que vous dit-il ?
Il me donne pas mal de conseils. Il m’a d’ailleurs dit que cet hiver, on irait faire quelques sorties ensemble sur la route ou en VTT, et qu’il me donnerait de nouveau des conseils avant de débuter ma carrière professionnelle. Sébastien est vraiment quelqu’un de bien, de très sympa. Il est super avec les jeunes coureurs. C’est vraiment quelqu’un qui est sain dans son approche de notre métier, un exemple pour nous, les plus jeunes.

Avez-vous déjà disputé des courses chez les pros ?
Oui, j’ai participé à la Poly Normande et à Paris-Corrèze. Ma première course chez les pros n’a pas franchement été évidente. J’avais de l’appréhension et ce qui m’a surpris, c’est quand cela s’est mis à bagarrer. Chez les pros, ça ne rigole pas. J’ai vu sur cette course que j’avais encore du travail à faire, ce qui est normal quand on débute. J’ai ensuite enchaîné avec Paris-Corrèze. L’équipe a été piégée sur la première étape et nous avons du rouler derrière les échappées. Ce n’était pas évident. Il y avait, là aussi, beaucoup d’engagement sur cette phase de course. C’était intense. Mais fort heureusement, le lendemain avec Blel Kadri, qui a lui aussi signé comme néo-pro chez AG2R, nous avons pu faire une partie de la course devant. On s’est glissé dans la bonne échappée. C’était sympa de se retrouver aussi longtemps devant, en plus en compagnie de coureurs comme Caucchioli ou Christophe Moreau. Mais j’ai remarqué que, même lorsqu’on domine une saison chez les amateurs ou les Espoirs, quand on passe chez les pros, c’est vraiment le cap au dessus. J’ai encore beaucoup de boulot à effectuer pour atteindre le haut-niveau.

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24.09.2008

TURGOT, L’ESPRIT A 2012

Sébastien Turgot, champion de France de l’Américaine cet été avec Damien Gaudin, son coéquipier chez Bouygues Télecom, aimerait disputer les Jeux de Londres sur la piste dans quatre ans.

Sébastien, que vous inspire votre première saison chez les pros ?
Je marche pas mal en cette fin de saison. Mais je ne m’emballe pas car je sais qu’il me reste encore beaucoup de choses à apprendre chez les pros. Est-ce que j’ai plus d’attirance pour les courses d’un jour, d’une semaine, je pense que c’est encore difficile à dire au terme d’une seule saison chez les pros. Je sais qu’en début d’année, par exemple, j’avais beaucoup de mal sur les épreuves par étapes mais que désormais, cela va beaucoup mieux. Je me sens plus à l’aise sur ce type de compétitions. Je pense par contre avoir cerné mon domaine d’expression qui est le sprint. C’est là dedans que j’arrive à m’exprimer.

Quel a été votre meilleur sprint ?
Ma septième place sur une étape du Tour du Bénélux. Récemment, je termine troisième du Tour de la Somme qui a été remporté par William Bonnet. C’est mon premier “podium” chez les pros sur la route.

Bonnet va rejoindre votre équipe, l’an prochain, ne craignez-vous pas la concurrence ?
Pas du tout. Je considère même son arrivée comme un bonus pour notre équipe et pour moi. William est un bon mec et surtout un super coureur. Il est hyper gentil en plus. Il en veut et souhaite gagner des courses avec nous. On sera pas mal de sprinters chez Bouygues l’an prochain, mais on ne sera pas de trop car on va pouvoir jouer sur plusieurs tableaux, sprints massifs ou en petits comités en cas d’échappées. On est un bon groupe de sprinters capable d’aller chercher la victoire et je suis certain que l’on va réussir à faire de belles choses.

Que vous reste-t-il comme courses à disputer ?
Je vais faire le Poitou-Charentes, le Tour de Vendée, Paris-Bourges, Paris-Tours et ensuite, sur la piste, les 6 jours de Grenoble et la manche de Coupe du monde sur piste de Manchester avec Bouygues Télécom. Je vais participer à l’Américaine avec Damien Gaudin. Après je ne sais pas trop. Ce sera une première pour moi et le groupe piste de Bouygues lors de cette Coupe du Monde sur piste. Il se peut aussi que nous disputions les manches de Pékin et de Copenhague par la suite.

Que vous apporte la piste au niveau du sprint sur route ?
Je suis un coureur qui a tendance à tirer souvent de gros braquets. Or la piste, au contraire, me permet de travailler en vélocité, plus en souplesse. Quand je sors d’une compétition sur piste, je sens que j’ai plus de “giclette” comme on dit, je tourne plus vite les jambes. La piste va aussi me permettre de progresser dans les sprints sur la route. C’est pour cela que je me suis lancé dans cette activité l’an passé, que j’y suis revenu cet été dans le cadre des championnats de France et que je vais poursuivre cet hiver avec quelques manches de Coupe du Monde à mon programme et les 6 Jours de Grenoble.

Espérez-vous un jour être sélectionné en Équipe de France pour les grands rendez-vous sur piste ?
Je n’espérais rien cette année car c’était ma première saison sur piste. Mais j’ai parlé un peu de mes projets à Benoît Genauzeau, qui sera le directeur-sportif de l’équipe Bouygues Télécom pro piste, et mon souhait est de disputer les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Il me reste donc quatre ans devant moi pour voir si je peux espérer quelque chose, pour m’y mettre à bloc, et surtout voir si je suis capable d’y arriver.

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23.09.2008

MOUREY, C’EST REPARTI

A peine le Tour d’Espagne achevé, le coureur de la Française des Jeux, Francis Mourey, va enchaîner avec la saison de cyclo-cross.

Francis, quand allez-vous débuter le cyclo-cross et comment sera découpé votre hiver ?
Je suis rentré de la Vuelta dans la nuit de dimanche soir et je vais enchaîner le week-end prochain avec deux cyclo-cross régionaux. Le premier est organisé à Montrichard par Dominique Pézard et le deuxième aura lieu dans la banlieue de Bordeaux. Ce dernier est mis sur pied par Arnaud Labbe, un autre cyclo-crossman français de la formation Bouygues Télécom. J’enchaîne donc tout de suite avec les cross et je ne vais plus m’arrêter. J’ai coupé au mois de juillet pendant quinze jours, cela suffit ! Là, je vais reprendre tout doucement. Je vais surtout travailler la technique de la discipline, me faire plaisir sur le vélo. Pas la peine de faire du foncier, ce gros bloc de travail a été effectué durant le Tour d’Espagne. Là, je vais courir avant tout pour m’amuser. Je recommencerai à bosser sérieusement le 15 octobre.

Quel sera votre programme ?
Je vais disputer toutes les manches du Challenge National et de la Coupe du Monde, sauf celle du 26 décembre comme chaque année. Je serai sur la finale de Coupe du Monde, épreuve à laquelle je ne participais pas par le passé. C’est à Milan, le circuit est roulant. Ce ne sera pas mal. En plus, je connais le parcours de cette épreuve et il me convient. Je vais donc changer un peu d’habitude à une semaine du mondial cette année.

Sur route aussi, vous avez changé votre programme avec cette participation au Tour d’Espagne. Pourquoi ?
J’étais motivé pour y aller. Généralement, au mois de septembre, je fais mes grandes sorties d’entraînement par chez moi. Là, j’ai bénéficié d’un Grand Tour pour effectuer tout le travail foncier d’avant saison hivernale. En plus, grâce à cette découverte du Tour d’Espagne, j’ai disputé toutes les épreuves de trois semaines, avec le Giro et le Tour de France. J’ai également pu rouler au soleil en Espagne, sans accumuler une trop grosse fatigue. Ce ne pourra être que bénéfique pour la suite de la saison.

Quel bilan dressez-vous de votre Tour d’Espagne ?
C’était bien. Le Tour d’Espagne est le moins difficile des trois grands Tours inscrit au programme des coureurs professionnels. Les coureurs arrivent avec pas mal de fatigue physique sur cette épreuve et cela se sent. Là-bas, les routes sont larges, il n’y a donc pas beaucoup de chutes. Trois catégories de coureurs participent à cette épreuve : ceux qui préparent le mondial sur route, ceux qui veulent faire le classement général et ceux qui terminent leur saison. Je trouve aussi que c’est une épreuve très bien organisée, autant pour les coureurs que pour le staff des équipes. Il n’y a pas trop de transferts, ce qui engendre peu de fatigue. Les étapes sont courtes, seules trois ont présenté de gros kilométrages. Cela suffit d’ailleurs largement. Il y a de la course, du spectacle. C’est bien pour tout le monde.

Est-ce vrai que Marc Madiot vous a proposé de participer cette année au Tour et que vous avez refusé afin de maintenir votre programme ?
Oui, c’est vrai. Quinze jours avant le Tour de France, j’avais ma place dans l’équipe de la Française des Jeux pour le Tour de France. Mais avec Marc Madiot, on a pris ensemble la décision de continuer sur le programme que l’on avait défini en début de saison. J’ai établi ce programme pour essayer d’arriver au mieux aux championnats du monde, dans l’espoir de le gagner. Cette année, j’ai fait 66 jours de course et à la fin de l’hiver, j’aurai 95 jours de course, c’est-à-dire autant qu’un routier. Peut-être que l’an prochain, j’axerais mon programme en fonction du Tour. Je courais plus en avril et mai en prévision de cette épreuve. Mais ça, c’est un choix à faire au mois de janvier, février. J’étais bien en juin cette année, mais est-ce que j’aurais été capable de maintenir cette forme sur les trois semaines du Tour, personne ne le sait.

Rêvez-vous aussi de réunifier, après votre neuvième place de Semur-en-Auxois, le titre national en cyclo-cross et sur la route ?
Oui. Cela fait deux ans que je rêve d’être champion de France de cyclo-cross et sur route. J’ai fait treizième des championnats de France 2007 à Aurillac, neuvième cette année, en ayant en plus joué un rôle dans le final de l’épreuve Bourguignonne. Je veux faire de même l’an prochain, je vais aller sur les championnats de France sur route avec de plus grosses ambitions encore, c’est clair. Plus fortes que cette année. Personnellement, mon souhait est de jouer un rôle important pour la Française des Jeux sur cette course !

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22.09.2008

HINAULT, SAISON DE PREMIÈRES

Sébastien Hinault a d’ores et déjà vécu une grande saison en remportant le classement général du Tour du Limousin et une étape de la Vuelta pour le compte du Crédit Agricole. Il rejoindra la formation AG2R-la Mondiale pour les saisons 2009 et 2010.

Sébastien, quel effet cela fait de gagner une étape sur un grand Tour ?
Cela fait du bien ... C’est vrai que j’ai disputé neuf fois le Tour de France et que la plupart du temps, je me mettais au service d’autres sprinters, notamment de Thor Hushovd. Je ne pouvais pas faire les sprints pour moi. J’ai malgré tout fait des places de quatrième, cinquième. Je suis souvent passé à côté de la gagne et là, sur la Vuelta, j’y suis arrivé. J’ai enfin gagné sur une grande course, une grande victoire. Mais sur le moment, on ne se rend pas compte de ce qui se passe, c’est un peu une victoire comme une autre. C’est par le jeu des médias, des spectateurs que l’on mesure en fait la portée de l’exploit que l’on vient d’accomplir. Eux se rendent compte plus que nous de ce que l’on vient de faire. J’ai pu voir que la Vuelta, course à laquelle je participais pour la première fois de ma carrière, était aussi une épreuve très très suivie par beaucoup de monde.

Le fait de ne pas courir le Tour cette année vous a-t-il donné un peu plus de “gnac” pour cette fin de saison ?
Je pense que oui. J’ai été dans un premier temps très déçu de ne pas courir le Tour de France mais avec le recul, je me suis aperçu aussi que la saison ne se limitait pas seulement à cette course. Et je me suis vite remotivé pour la fin d’année. Cela m’a bien réussi, la preuve : j’ai gagné une étape et le classement général du Tour du Limousin au mois d’août. J’ai vu, dès ma reprise, que je marchais bien et j’ai vite confirmé sur le Limousin. C’est d’ailleurs la première fois depuis le début de ma carrière que je m’impose au classement général d’une épreuve de plusieurs jours. 2008 est l’année des grandes premières !

En effet puisque vous allez également quitter le Crédit Agricole, qui n’a pas retrouvé de repreneurs, pour aller chez AG2R-la Mondiale. Pourquoi ce choix ?
Parce que l’équipe AG2R-la Mondiale a été la première à me faire une proposition de contrat concrète. J’ai aussi eu une proposition Bretagne-Armor Lux mais mon choix était de rester dans une formation de très haut-niveau. Je pense qu’en France, les deux meilleures équipes professionnelles sont le Crédit Agricole et AG2R-la Mondiale, je vais donc rester dans une grande équipe, avec un gros budget, un beau programme de course. Tout ce que je voulais en somme.

Quel y sera votre rôle ?
Je pense que j’aurais plus de liberté qu’au Crédit Agricole. Je vais pouvoir plus jouer ma carte lors des sprints ou aider les autres coureurs qui vont vite dans cette équipe. Je ne regrette pas les années passées aux côtés de Thor Hushovd car c’est un grand champion. Mais là, je vais avoir plus souvent carte blanche. En plus, je sais comment appréhender un sprint pour soi ou pour un autre, cela peut donc être un avantage pour l’équipe de Vincent Lavenu. J’imagine aussi que je vais avoir un rôle de capitaine de route auprès des jeunes, fonction qui était déjà la mienne au Crédit Agricole. Je sais qu’au début de la saison, quand je vais changer de maillot, cela va me faire drôle. J’ai passé douze ans au Crédit Agricole ou avec les différentes structures de Roger Legeay. Mais je ne pense pas avoir de problèmes d’intégration dans cette nouvelle équipe qui n’est composée que de bons mecs.

Pensez vous que Roger Legeay va retrouver un repreneur ? Y croyez-vous encore ?
Je sais qu’il s’est donné jusqu’à la fin du mois pour essayer de retrouver un repreneur. Il nous a dit récemment sur le Tour d’Espagne qu’il avait des touches. Maintenant, il va falloir que cela morde pour lui et tout le staff qui n’a pas encore de travail pour l’an prochain. Il faut vite que cela se concrétise !

Vous ne disputez pas le prochain mondial sur route...
Et il est évident que cela me laisse des regrets, mais je ne préfère pas en parler...

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19.09.2008

MOINARD, QUESTION DE CONFIANCE

Amaël Moinard, qui a terminé 15ème de son premier Tour de France cet été, va prolonger son aventure avec l’équipe Cofidis, signe de stabilité. Il évoque également le retour de Lance Armstrong et la prolongation de contrat de David Moncoutié.

Amaël, est-ce vrai qu’au départ du Tour, vous partiez avec de très hautes ambitions ?
Oui. Je voulais prendre confiance en moi sur le Tour cette année. Mon but était de faire une belle étape, pourquoi pas dans le but de jouer la gagne. J’y suis parvenu mais cela m’a surtout permis de me repositionner au classement général. Je suis parti sur ce Tour avec une vision au jour le jour et je l’ai achevé en ayant gagné de la confiance supplémentaire pour 2009. C’est bien. Je voulais faire quelque chose sur le Tour, j’avais de l’ambition, mais comme j’étais néophyte dans cette épreuve, je ne voulais pas non plus le crier haut et fort. J’avais malgré tout l’expérience des grands Tours avec déjà deux Giro derrière moi. En plus, j’avais calqué ma saison sur le mois de juillet. Mais je partais plus dans l’esprit de faire une belle étape que de faire quelque chose au classement général.

Allez-vous désormais tout axer sur le mois de juillet ?
Pas du tout. Je suis un compétiteur alors ce n’est pas pour me focaliser uniquement sur une épreuve. Il y a beaucoup de courses qui me plaisent comme Paris-Nice, le Tour de Romandie ou les championnats du Monde en fin de saison. Je pense que je peux programmer sur une saison trois pics de forme, avec le plus gros pour le Tour. Mais ce n’est pas parce que je viserai une condition excellente au mois de juillet que je ne peux avoir des ambitions pour les autres épreuves au fil de la saison. Loin de là. Comptez sur moi pour avoir d’autres objectifs à côté du Tour de France.

On dit que vous avez prolongé votre contrat chez Cofidis ?
Oui, j’ai donné mon accord pour rester dans cette équipe jusqu’en 2010. Ce nouveau contrat va bientôt être signé. Cette forme de continuité est importante pour moi. Je ne suis pas pour le changement et je préfère à cela la stabilité. Je sais que j’ai fait un très bon Tour cette année et que confirmer sera difficile, c’est la raison pour laquelle j’ai besoin de stabilité, de travailler avec des personnes dont j’ai la confiance et à qui je fais confiance. Je suis bien dans cette équipe et quand la proposition de prolonger s’est présentée, je l’ai saisie. La volonté avec l’équipe, c’est d’essayer de faire encore mieux dans le futur que cette année.

Que pensez-vous du retour de Lance Armstrong en 2009 ?
Je suis partagé. Médiatiquement et économiquement, nul doute que cela peut-être bien pour le vélo car Lance Arsmtrong est une star. Notre sport manque actuellement de coureurs de son niveau en terme d’images, au niveau des médias. C’est donc une bonne chose qu’il revienne car cela va attirer les médias, peut-être aussi de nouveaux sponsors dans le cyclisme, notamment venant des Etats-Unis. Maintenant, s’il revient et que lui et son équipe écrasent le Tour ainsi que d’autres épreuves comme il l’a déjà fait avec l’US Postal et la Discovery Channel par le passé, je pense que pour les spectateurs, il n’y aura plus d’intérêt à regarder les courses cyclistes. Et pour nous autres, les coureurs, plus de raisons d’y participer.

David Moncoutié a prolongé son contrat chez Cofidis. Cela doit vous ravir, non ?
En effet, ça me plaît beaucoup. Je suis content que David ait resigné dans cette équipe. Il a retrouvé un excellent niveau cette année après une saison 2007 totalement blanche et je pense qu’en 2009, il sera encore plus fort. Avec lui, Maxime Monfort et moi pour les grandes courses par étapes de la saison, comme le Tour de France, l’équipe Cofidis va garder l’an prochain une certaine étoffe. Le fait que David soit resté dans notre équipe et qu’il ait pu retrouver le niveau qui était le sien avant ces deux accidents, sur la Vuelta est un gage de certitudes sportives pour 2009 très important pour lui, pour nous et pour l’équipe en vue de la prochaine saison.

Vous allez  disputer la semaine prochaine votre deuxième championnat du Monde, quels seront vos objectifs là-bas ?
Le mondial sur route est une grande course et je suis motivé par les épreuves de ce type. J’ai vingt-six ans mais je me considère encore jeune chez les pros. Je prends donc ces courses comme une manière d’emmagasiner de l’expérience pour, peut-être, pouvoir y faire dans un futur pas si éloigné que cela des choses bien. Je pense que toutes ces grandes courses s’apprennent, se découvrent au fil des années. Plus un coureur les dispute, plus il a de chances de se bonifier au fil de ses participations.

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18.09.2008

FEILLU, PRÉNOM BRICE

Le sociétaire du CC Nogent-sur-Oise Brice Feillu rejoindra l’an prochain l’équipe Agritubel de son aîné Romain, maillot jaune cette année sur le Tour de France le temps d’une journée.

Que représente pour vous cette deuxième place à Paris-Corrèze ?
Je suis content. C’est bien de commencer chez les pros avec une deuxième place mais je pense, sans vouloir faire montre de prétention, que je suis capable de faire de meilleures choses dans le futur. On verra donc par la suite. Rien ne sert de parler, c’est par les actes que l’on peut mesurer les choses. Je sais, d’un autre côté, qu’il faut aussi se laisser un peu de temps. Mon but sera de faire la saison 2009 un peu au jour le jour. Mais j’espère que ce sera une belle saison. Et si des occasions se présentent à moi, je vais tenter de les saisir.

Ne craignez-vous pas que l’on vous compare à votre frère, Romain ? D’autre part, quelles sont vos qualités physiques ?
Romain fait de belles choses depuis son arrivée chez les pros et je suis super content pour lui. Mais personnellement, j’évite de me comparer à mon frère. Cela n’avance à rien car nous n’avons pas du tout le même profil. Lui est plus un sprinteur tandis que je suis davantage un coureur complet, assez passe-partout. Je ne suis donc pas trop un sprinteur à la base, je risque de gagner moins de courses que lui. Mais je vais donner mon maximum pour essayer de réussir chez les pros assez vite. C’est mon but en tout cas.

Après Paris-Corrèze, quelles courses avez-vous couru ?
J’ai disputé le Tour du Portugal. C’était une course par étapes longue de douze jours. Il y avait beaucoup de cols là-bas. On est parfois monté jusqu’à deux mille mètres d’altitude. La concurrence était rude avec des équipes comme Liberty Seguros et d’autres formations Espagnoles. C’était un bon apprentissage. Je considère que l’on apprend toujours au fil des compétitions, que c’est en allant de l’avant que l’on peut progresser. C’est un peu ma devise.

Et si, comme votre frère, au terme de votre première demi-saison pro, votre équipe décide de vous engager au départ du Tour de France, vous dites quoi ?
Il faut avoir de l’ambition dans la vie pour réussir. Je suis d’ores et déjà très motivé pour la saison prochaine. Mon but est de me faire plaisir, de faire plaisir à mon équipe, à mon entourage. Et le meilleur moyen d’y parvenir c’est d’essayer de ramener de belles victoires, de belles places sur les courses que je vais disputer. Je sais aussi que pour faire une belle saison, il faut avoir une part de chance avec soi, trouver « la bonne musique » assez vite. Une fois qu’on l’a, c’est tout bon...

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16.09.2008

BONNET POUR SON COMPTE

William Bonnet, qui courra l’an prochain pour Bouygues Télécom, s’est libéré de la tutelle de Thor Hushovd, pour qui il préparait les sprints au Crédit Agricole, en signant dans cette équipe.

William, vous aviez des contacts avec AG2R-la Mondiale cet été, pourquoi alors avoir choisi au final l’équipe de Jean-René Bernaudeau ?
Je connaissais déjà des coureurs qui évoluaient au sein de la formation Bouygues Télécom comme Arnaud Labbe ou Saïd Haddou car nous avons évolué ensemble chez Auber 93, à nos débuts chez les professionnels. Je savais aussi que chez Bouygues, j’avais plus de chance de faire les sprints et d’être aidé dans ce domaine alors que chez AG2R-la Mondiale, l’équipe est plus tournée vers les grimpeurs. J’aurai sans doute été plus esseulé, notamment sur les courses par étape, comme le Tour de France. Après, cela s’est joué à quelques détails près car entre les deux équipes, c’était assez équivalent. Je sais aussi que je vais avoir plus de responsabilités, plus de possibilités de jouer ma carte chez Bouygues Télecom.

Regrettez-vous que le Crédit Agricole n’ait pas pu retrouver de repreneurs ?
C’est regrettable, franchement. Si j’avais eu l’occasion de continuer à travailler avec Thor, je l’aurais fait avec grand plaisir. Nos chemins sont désormais différents et c’est à moi de faire ma trace seul de mon côté, de m’imposer. Je vais avoir plus de responsabilités et je vais faire en sorte de mettre tout ce que j’ai appris aux côtés d’un sprinter comme Hushovd, à profit pour mon propre compte. Je vais aussi essayer de bien faire sur les classiques de début de saison. Mon programme de 2009 sera sensiblement le même que celui de 2008. Il ne va pas beaucoup changer au niveau des courses. J’ai envie de bien faire sur les classiques, épreuves qui peuvent me convenir et qui me motivent. Je n’ai pas pu les courir cette année par la faute d’une blessure et j’aurais l’an prochain de grosses ambitions sur ces épreuves là.

Votre septième place à Hambourg récemment a-t-elle joué un rôle sur votre attrait pour les classiques ?
J’ai en effet terminé septième de la Classic de Hambourg cette année, douzième l’an passé. Septième, c’est ma meilleure place sur une classique depuis le début de ma carrière. J’ai de bonnes espérances sur ces courses.

Allez vous travailler les prologues, un  genre de course qui vous réussit pas mal ?
Je ne vais pas travailler spécifiquement cela. Je sais que c’est un type d’épreuves qui me réussit et pourquoi pas essayer de me bonifier encore dans ce domaine. Je vais peut-être faire un peu de travail spécifique mais ce sera “léger”. Un prologue, c’est court : entre quatre et cinq bornes et cela ne demande pas beaucoup de boulot spécifique. Alors pourquoi ne pas bosser cela de temps en temps. C’est un type d’effort court que sait gérer un sprinter. Je vais donc essayer de continuer à progresser dans ce domaine, même si les prologues ne sont pas très nombreux au cours d’une saison. Une chose est certaine, cela ne demande pas un gros travail à l’entraînement, à l’inverse des chronos longs par exemple. Alors oui pourquoi pas...

Quel est votre but sur cette fin de saison ?
J’aimerais bien aller au mondial sur route à Varese. Boonen dit qu’il peut passer sur ce circuit, c’est peut-être le signe que les routiers-sprinteurs y ont leur chance. On verra bien au moment de l’annonce de la sélection. En tout cas, je respecterais les choix de Frédéric Moncassin. Mais c’est vrai que disputer un mondial chez les pros pourrait-être une bonne expérience. Je suis super motivé pour y aller. Mon autre ambition serait de gagner une course pour le compte du Crédit Agricole. Ce serait une belle manière de pouvoir remercier Roger Legeay de nous avoir accordé sa confiance depuis des années, ainsi que Serge Beucherie et tout le staff de l’équipe.

Comprenez-vous que de telles personnes n’aient pas retrouvé de repreneur au Crédit Agricole ?
Non. C’est fou ce qui arrive à Roger Legeay. C’est un manager d’équipe reconnu pour son travail. Il est depuis assez longtemps dans le milieu, a des relations dans le monde des entreprises et son équipe est carrée depuis des années. Le fait qu’il ne puisse pas retrouver un nouveau sponsor qui puisse succéder au Crédit Agricole est assez grave. On a l’impression que le vélo n’attire plus les sponsors avec l’équipe du Crédit Agricole qui disparaît ou Gerolsteiner qui a subi le même sort. C’est dommage que la formation de Roger Legeay disparaisse car c’est une grosse équipe, qui a un fort passé dans le cyclisme. En plus, on réalise cette année notre meilleure saison. On avait également un groupe de jeunes qui pouvait avoir une progression contante, avec des anciens pour les encadrer. C’est une belle structure qui va disparaitre et qui avait encore des choses à faire à l’avenir. J’espère simplement qu’un maximum de personnes de cette équipe vont pouvoir se recaser ailleurs, staff et coureurs compris. Ce ne serait que justice pour tout le monde.

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