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01.10.2008
VAUGRENARD, LA FIDÉLITÉ
Vainqueur de la première course par étapes de sa carrière chez les pros avec le Tour du Poitou-Charentes, Benoît Vaugrenard, de la Française des Jeux, essayera l’an prochain, toujours sous ce maillot, de briller dans les classiques.
Benoît, le Tour du Poitou-Charentes est votre premier succès dans une épreuve par étapes. Que représente-t-il pour vous ?
J’ai gagné un championnat de France contre-la-montre, des épreuves en ligne chez les pros, mais le Poitou-Charentes est mon premier succès sur une épreuve de plusieurs jours. Je savais que j’avais les capacités pour réaliser de telles performances, sur des courses avec des parcours qui me conviennent, avec des chronos. Je peux gagner des compétitions comme celles-ci. Après, Paris-Nice, c’est autre chose. Il faudrait pour que je puisse y parvenir que le parcours ne soit pas trop montagneux, car j’ai encore des progrès à faire dans ce domaine. Je suis encore limité dans les grands cols. Ma réflexion a propos de Paris-Nice vaut donc aussi pour les Grands Tours.
Votre victoire d’étape au Tour du Limousin a-t-elle été une délivrance ?
J’ai fait beaucoup de places au mois d’avril mais que je n’ai pas gagné de courses à ce moment-là. Je suis resté, après le Tour de France, trois semaines sans courir. J’en avais besoin tant sur le plan physique que mental. Je voulais aussi couper en vue de réaliser une bonne fin de saison. J’étais motivé et je ne voulais pas achever cette année sans victoire. J’ai beaucoup bossé, et je gagne cette étape au Limousin. Malheureusement, j’ai été moyen au Tour d’Allemagne.
Pourquoi dites-vous cela ?
Parce qu'autant je ne voulais pas participer aux Jeux Olympiques, autant j’étais intéressé par les championnats du Monde de Varèse. J’ai vu la course des Jeux à la télé, et j’ai vu que j’avais eu raison de ne pas y aller. Il y avait la chaleur, l’humidité... Je ne regrette pas du tout de ne pas être allé en Chine, à cause du voyage aussi. Varèse me laisse plus de regrets. J’aurais aimé disputer le mondial, mais comme je vous l’ai dit, je n’étais pas bien au moment du Tour d’Allemagne, et c’est à cette période que Frédéric Moncassin a établi sa sélection. Il s’est basé sur les course du début septembre pour faire son choix, c’est comme cela. C’est tout. C’est mal tombé pour moi
On sent que les courses d’un jour vous attirent de plus en plus. Allez courir de nouveau les classiques en 2009 ?
Oui. Je souhaiterais comme cette année effectuer un bon début de saison, bien préparer Paris-Nice, et ensuite faire une belle campagne de classiques. Une course comme Liège-Bastogne-Liège m’a toujours fait rêver, c’est une épreuve que je regardais souvent le dimanche à la télé quand j’étais gamin. C’est pareil pour l’Amstel ou la Flèche Wallonne. Je vais préparer au mieux ces compétitions dans le but d’y faire quelque chose. C’était déjà mon ambition dès cette année.
Vous avez resigné avec la Française des Jeux alors que vous aviez des propositions d’autres équipes, et notamment de la Caisse d’Epargne. Pourquoi ?
J’ai eu des contacts avec la Caisse d’Epargne entre autres, mais je me sens bien à la Française. J'y suis en confiance. Je peux jouer ma chance dans cette équipe car nous n’avons pas de gros leaders pour qui travailler en permanence. Je ne me voyais pas changer, même si cela fait six ans que je suis dans l’équipe de Marc Madiot. Je n’avais pas envie de partir. Il y a une bonne ambiance à la FDJ, on est une belle équipe de copains et tant que ça sera comme ça, cela me conviendra.
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