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04.12.2008

SENAC, DEUXIÈME ANNÉE À FOND

Jean-Charles Senac veut marquer des points pour sa deuxième année chez les pros, surtout dans les grandes étapes de montagne, son domaine de prédilection.

Comment s’est passé votre première année chez AG2R-la Mondiale, Jean-Charles ?
J’ai été malade tout l’hiver, j’ai fait angine sur angine. J’ai donc connu une première année chez les pros en dents de scie. C’était un peu difficile à gérer comme situation. Mais j’ai quelques satisfactions comme sur le Tour du Doubs, et su des manches de la Coupe de France. Mais dans l’ensemble je ne suis pas tellement heureux de ma saison 2008. J’attends beaucoup mieux de 2009, surtout que cela va beaucoup mieux sur le plan de la santé cet hiver.

À quel niveau ?
J’espère obtenir de bons résultats. Je vais entrer cette année dans ma deuxième saison chez les pros, et il va falloir retrouver un contrat pour 2010. J’ai un profil de grimpeur, et sur une course comme le Tour de Pologne, je me suis bien plu. Il y avait une grande étape de cols, et c’est vraiment le genre de course que j’affectionne. Je pense aussi que j’aimerais une épreuve comme le Dauphiné-Libéré. C’est évident que je préfère les courses par étapes aux courses d’un jour.

Allez-vous faire un Grand Tour cette année ?
Je dois normalement disputer le Giro, c’est ce que mes dirigeants m’avaient laissé entendre en 2008. On doit décider cela lors du premier stage de l’équipe au mois de décembre. J’ai envie de voir ce que c’est que trois semaines de course. Ma course par étapes la plus longue jusqu’à présent c’est le Tour de l’Avenir qui fait dix jours. Le Giro, ce serait 21 jours de course, plus du double. Disputer un Grand Tour cela doit-être quelque chose d’exceptionnel. J’ai hâte de voir cela ! Je suis un coureur qui aime les grands cols de 15-20 kilomètres, comme la Croix de Fer, le Galibier. Dans un Grand Tour, on rencontre pas mal des difficultés de ce type.

Comment vous êtes-vous préparé cet hiver ?
Je n’ai pas trop fait de vélo à cause des conditions météos assez dures. J’ai davantage pratiqué le ski de fond ou de randonnée. J’ai fait aussi du VTT. Le ski c’est un bon outil pour faire travailler le cœur, la capacité pulmonaire, taper dans les pulses. Sur un vélo, quand on est sur le plat l’hiver, car on ne peut pas monter de cols, on est 110-120 pulses minutes. Là, c’est beaucoup plus haut. J’ai réattaqué le ski de fond depuis un bon mois et j’en suis déjà à huit-dix sorties.

Pensez-vous encore aux Championnats de France amateurs 2007, à Aurillac ?
Oui, oui. Quelques fois. Et si je ne veux plus penser à cette deuxième place, et au coureur qui m’a précédé ce jour-là, d’autres se chargent toujours de m’y faire penser. Maintenant j’en rigole mais je le fais par la force des choses, car bien évidemment je reste déçu. Mais aujourd’hui c’est du passé, et voilà tout. Je veux regarder devant moi.

20:43 Publié dans Néo-pro | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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