06.11.2008

BELGY A DEUX PRIORITÉS

Julien Belgy (Bouygues Telecom) s’est replongé dès le début de l’hiver dans l’univers des cyclo-cross avec des ambitions très cernées.

Comment allez-vous Julien ?
Je me suis fait mal sur un cyclo-cross proche de Guèret, organisé par le club de Clément Lhotellerie. Je suis tombé et mon cadre m’a fait une béquille sur la cuisse en me retombant dessus. J’ai bien gonflé et un « bel » hématome est de suite apparu. Je vais être handicapé pendant quelques jours par cette légère blessure mais ce n’est rien de grave ! Sinon, pour ce qui est de ma saison hivernale, je reprends juste. J’ai coupé quinze jours après la première manche du Challenge à Montrevel-en-Bresse. Là, j’ai repris mais je ne fais que du foncier à l’entraînement, aucune séance spécifique. Le rythme, je le travaille quand je cours en fait. C’est la compétition qui m’en donne pour l’instant.

Que viserez-vous cet hiver ?
J’ai pour objectif de faire toute la saison de cyclo-cross. Pour le titre de champion de France, je pense qu’il y a quelque chose à faire pour essayer de jouer le titre cette année avec Bouygues Telecom puisque nous sommes trois à faire du cyclo-cross : Steve Chainel, Arnaud Labbe et moi. Je prendrais le départ des France pour essayer de gagner ou tout du moins, jouer un podium. Je vais cet hiver tout miser sur les championnats de France et les Championnats du Monde. Les autres épreuves ne seront pour moi que des épreuves dites de préparation.

Le dernier Championnat du Monde vous a, semble-t-il, laissé un mauvais souvenir ?
Oui. J’ai été vraiment ridicule en Italie l’hiver dernier ! Je veux donc me « racheter » en 2009. J’aimerais bien finir entre 10 et 20ème cette année aux Pays-Bas. 15ème, ce serait franchement super ! Une place sur le podium aux France, n’être pas trop loin des meilleurs aux Monde, ce serait pour moi un scénario idéal. Surtout que le mondial se disputera sur un circuit que je n’apprécie pas forcément. S’il pleut, ce sera un vrai bourbier. S’il fait beau et sec, ce sera très roulant. Je n’ai pas trop d’affinités avec ce parcours car il a beau être situé aux Pays-Bas, ce tracé est typiquement belge. On sera donc toujours à fond !

Votre nouveau coéquipier, Steve Chainel, vous a demandé d’être le parrain de son fils, Caliste. Quel a été votre réaction ?
Cela m’a fait plaisir. Il m’avait parlé de cette possibilité lorsque sa compagne, Lucie, était enceinte. J’étais content qu’il pense à moi pour occuper ce statut auprès de son enfant. Cela m’a fait plaisir qu’il me choisisse définitivement. On est vraiment potes avec Steve. Le fait que je sois désormais le parrain de son premier enfant nous permettra une fois notre carrière chez les professionnels terminée, de pouvoir garder des contacts. Pourtant, bizarrement, nous avons deux caractères totalement opposés. Il est extraverti alors que je suis davantage introverti. Nous sommes opposés question caractère mais nous sommes « deux opposés » qui s’attirent et s’apprécient. On est vraiment de grands amis sur le vélo et dans la vie.

Le fait de le retrouver l’an prochain en cylo-cross et sur la route doit vous ravir ?
En effet. J’ai resigné pour un an en faveur de la formation Bouygues Telecom. L’équipe m’avait fait savoir au mois de mai-juin qu’elle souhaitait me conserver. Ensuite, il y a eu le retrait du Crédit Agricole, une diminution de budget chez nous mais le staff technique m’a maintenu sa confiance. Je les en remercie. Je compte bien leur montrer qu’ils ont eu raison de faire cela. J’ai envie de leur prouver qu’ils peuvent continuer à me faire confiance pour cette année mais aussi pour celles qui suivront. Je vais tout faire pour continuer à m’imposer au sein de l’équipe.

Et comment comptez-vous vous y prendre ?
Je ne connais pas encore mon programme pour l’an prochain mais personnellement, j’aimerais bien couper un peu après la saison de cyclo-cross, ne pas reprendre la route de suite. Cela me permettra d’aborder la saison sur route avec davantage de fraîcheur. Mon objectif, toujours personnel, est d’être au départ du Giro avec Bouygues Telecom. C’est l’une de mes ambitions pour cette année. C’est pour cela que je souhaite couper après le mondial de cyclo-cross. Ainsi, je pourrais remettre en route la saison estivale progressivement dans la perspective d’être en forme au début du mois de mai, à l’approche du Tour d’Italie.

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17.10.2008

LABBE, LE CROSS À FOND

Arnaud Labbe, qui a resigné un contrat d’un an avec l’équipe Bouygues Télécom, va courir tout l’hiver dans les sous-bois.

Arnaud, quel va être votre programme hivernal cette année ?
J’ai coupé une semaine après la première manche du Challenge National de cyclo-cross à Montrevel-en-Bresse et je vais reprendre le 1er novembre à Marles. J’ai donc eu la semaine dernière pour souffler un peu, après la saison sur route, la Vuelta. Je vais faire toute la saison de cyclo-cross, les championnats de France et pourquoi pas, si je suis sélectionné, les championnats du Monde aux Pays-Bas. Je vais également courir les épreuves de Coupe du Monde des mois de décembre et janvier.

Avec quelles ambitions abordez-vous l’hiver ?
L’objectif majeur de ma saison hivernale sera comme d’habitude les Championnats de France. On est désormais trois chez Bouygues Télécom : Steve Chainel, Julien Belgy et moi-même, pour essayer de contrer Francis Mourey en 2009. Mais si il est aussi fort en début d’année 2009 qu’il l’était à la même période en 2008 à Pont-Château, ce sera très dur. Mais on va se battre pour essayer d’y parvenir, surtout si ce jour-là, Francis n’est pas dans un “grand jour”. La tactique pourrait-être de l’attaquer à tour de rôle, de lui faire faire des efforts. Mais on ne peut y arriver que si le terrain est roulant ce jour-là. Dans tous les cas, tout cela n’est que du domaine de la perspective pour l’instant.

Et au Mondial ?

Mon objectif est de faire un beau mondial. Les premiers challenges de l’hiver au niveau international seront de grapiller des points dans les Coupes du monde afin d’obtenir une bonne place sur la grille de départ aux mondiaux. Aux Pays-Bas, l’objectif sera de faire une place parmi les dix premiers. Ce serait une belle performance.

Vous avez resigné un contrat d’un an avec Bouygues, est-ce un soulagement ?

Oui, surtout au regard de la conjoncture économique qui règne sur le cyclisme. Les équipes dégraissent fortement. Pouvoir continuer à courir à ce niveau est donc super. J’en suis heureux. Maintenant, mon programme sera similaire aux autres années. Il comportera une participation aux classiques. J’aimerais avoir plus de chance qu’en 2007 et 2008 où j’avais essuyé des chutes à cette période de l’année. Il faut avoir de la chance et être fort sur ces courses là. J’aimerais aussi gagner une course, pourquoi pas une manche de la Coupe de France. Je pense que ce sont des compétitions à ma portée. L’équipe Bouygues a été en grande partie renouvelée. Je vais retrouver un de mes anciens coéquipiers chez Auber 93, William Bonnet, qui est un super coureur mais aussi un super mec.

Allez-vous couper après le cyclo-cross ?
Oui. Je pense reprendre la compétition sur route au mois de mars, cela fera un bon mois de coupure. Ce sera bien.

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23.09.2008

MOUREY, C’EST REPARTI

A peine le Tour d’Espagne achevé, le coureur de la Française des Jeux, Francis Mourey, va enchaîner avec la saison de cyclo-cross.

Francis, quand allez-vous débuter le cyclo-cross et comment sera découpé votre hiver ?
Je suis rentré de la Vuelta dans la nuit de dimanche soir et je vais enchaîner le week-end prochain avec deux cyclo-cross régionaux. Le premier est organisé à Montrichard par Dominique Pézard et le deuxième aura lieu dans la banlieue de Bordeaux. Ce dernier est mis sur pied par Arnaud Labbe, un autre cyclo-crossman français de la formation Bouygues Télécom. J’enchaîne donc tout de suite avec les cross et je ne vais plus m’arrêter. J’ai coupé au mois de juillet pendant quinze jours, cela suffit ! Là, je vais reprendre tout doucement. Je vais surtout travailler la technique de la discipline, me faire plaisir sur le vélo. Pas la peine de faire du foncier, ce gros bloc de travail a été effectué durant le Tour d’Espagne. Là, je vais courir avant tout pour m’amuser. Je recommencerai à bosser sérieusement le 15 octobre.

Quel sera votre programme ?
Je vais disputer toutes les manches du Challenge National et de la Coupe du Monde, sauf celle du 26 décembre comme chaque année. Je serai sur la finale de Coupe du Monde, épreuve à laquelle je ne participais pas par le passé. C’est à Milan, le circuit est roulant. Ce ne sera pas mal. En plus, je connais le parcours de cette épreuve et il me convient. Je vais donc changer un peu d’habitude à une semaine du mondial cette année.

Sur route aussi, vous avez changé votre programme avec cette participation au Tour d’Espagne. Pourquoi ?
J’étais motivé pour y aller. Généralement, au mois de septembre, je fais mes grandes sorties d’entraînement par chez moi. Là, j’ai bénéficié d’un Grand Tour pour effectuer tout le travail foncier d’avant saison hivernale. En plus, grâce à cette découverte du Tour d’Espagne, j’ai disputé toutes les épreuves de trois semaines, avec le Giro et le Tour de France. J’ai également pu rouler au soleil en Espagne, sans accumuler une trop grosse fatigue. Ce ne pourra être que bénéfique pour la suite de la saison.

Quel bilan dressez-vous de votre Tour d’Espagne ?
C’était bien. Le Tour d’Espagne est le moins difficile des trois grands Tours inscrit au programme des coureurs professionnels. Les coureurs arrivent avec pas mal de fatigue physique sur cette épreuve et cela se sent. Là-bas, les routes sont larges, il n’y a donc pas beaucoup de chutes. Trois catégories de coureurs participent à cette épreuve : ceux qui préparent le mondial sur route, ceux qui veulent faire le classement général et ceux qui terminent leur saison. Je trouve aussi que c’est une épreuve très bien organisée, autant pour les coureurs que pour le staff des équipes. Il n’y a pas trop de transferts, ce qui engendre peu de fatigue. Les étapes sont courtes, seules trois ont présenté de gros kilométrages. Cela suffit d’ailleurs largement. Il y a de la course, du spectacle. C’est bien pour tout le monde.

Est-ce vrai que Marc Madiot vous a proposé de participer cette année au Tour et que vous avez refusé afin de maintenir votre programme ?
Oui, c’est vrai. Quinze jours avant le Tour de France, j’avais ma place dans l’équipe de la Française des Jeux pour le Tour de France. Mais avec Marc Madiot, on a pris ensemble la décision de continuer sur le programme que l’on avait défini en début de saison. J’ai établi ce programme pour essayer d’arriver au mieux aux championnats du monde, dans l’espoir de le gagner. Cette année, j’ai fait 66 jours de course et à la fin de l’hiver, j’aurai 95 jours de course, c’est-à-dire autant qu’un routier. Peut-être que l’an prochain, j’axerais mon programme en fonction du Tour. Je courais plus en avril et mai en prévision de cette épreuve. Mais ça, c’est un choix à faire au mois de janvier, février. J’étais bien en juin cette année, mais est-ce que j’aurais été capable de maintenir cette forme sur les trois semaines du Tour, personne ne le sait.

Rêvez-vous aussi de réunifier, après votre neuvième place de Semur-en-Auxois, le titre national en cyclo-cross et sur la route ?
Oui. Cela fait deux ans que je rêve d’être champion de France de cyclo-cross et sur route. J’ai fait treizième des championnats de France 2007 à Aurillac, neuvième cette année, en ayant en plus joué un rôle dans le final de l’épreuve Bourguignonne. Je veux faire de même l’an prochain, je vais aller sur les championnats de France sur route avec de plus grosses ambitions encore, c’est clair. Plus fortes que cette année. Personnellement, mon souhait est de jouer un rôle important pour la Française des Jeux sur cette course !

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26.01.2008

SALVETAT EST D'ATTAQUE

Championne du Monde en titre, Maryline Salvetat défendra avec envie et ambition son maillot irisé dimanche lors des championnats du Monde de cyclo-cross disputés en Italie, du côté de Trévise.

Votre fracture d'une côte sera-t-elle handicapante ce week-end, Maryline ?

Ça va. Je sens de moins en moins cette côte que je me suis fracturée la veille des championnats de France de cyclo-cross, à Pontchâteau, lors d'une chute à l'entraînement. J'ai craint dimanche passé lors de la dernière manche de Coupe du Monde, aux Pays-Bas, car je suis retombé dessus. J'ai eu peur de me la fracturer de nouveau, alors qu'elle était en voie de guérison, ou de m'en casser une autre. Mais non, tout va bien. Je me sens bien. Mon état de santé est impeccable à quelques jours de remettre mon titre en jeu. J'ai vu au niveau de mes derniers entraînements et de mes dernières sorties en compétition que ma condition physique était bonne. Maintenant on verra dimanche !

Que vous a apporté ce titre Championne du Monde ?

Il n'a pas changé ma vie. Mais je suis contente de l'avoir obtenu. Ce maillot arc-en-ciel, cette victoire représentent dix-neuf années d'effort. J'ai toujours dit que j'aurais pendant plusieurs années le double projet études et sport à mener. On m'a souvent rétorqué qu'en choisissant de faire des études, médecine en l'occurence, je n'arriverai pas en paralèlle à être sportive de haut-niveau. J'ai néanmoins réussi à mener de front les deux. Je suis heureuse d'y être arrivée. Ce titre de Championne du Monde est ma réponse à ceux qui doutaient qu'il était possible de briller sur le front des études et dans le domaine du sport. Ce qui a changé c'est en fait le regard des autres depuis que je porte ce maillot. Celui des spectateurs aussi, mais moi au final, je suis la même. Ma vie n'a pas bougé. Je suis comme avant.

Imaginez-vous un doublé en Italie ?

Ce serait pas mal de réaliser cela. Aller chercher un maillot arc-en-ciel est difficile, le garder est me semble-t-il encore plus dur. Ce serait donc un bel exploit. C'est sûr que j'y pense. Je me suis dit sur la dernière manche de Coupe du Monde à Hoogheride : "c'est la dernière fois que tu endosses ta combinaison de championne du Monde sur une course." Mais je suis ravisée en me disant : "c'est au peut-être la dernière fois que tu la mets pour la saison 2007-2008, mais qui sait pour celle d'après ?" On tirera de toute manière les leçons de tout cela après la course sur le coup de midi dimanche. Une chose est certaine quand on prend le départ d'un championnat du Monde, c'est dans l'idée de le gagner, encore plus lorsqu'on est championne du Monde sortante...

20:05 Publié dans Cyclo-cross | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.01.2008

JEANNESSON RENONCE À TREVISE

Le néo-pro d'Auber 93 Arnold Jeannesson renonce au mondial Espoirs de cyclo-cross pour se consacrer totalement à la route et à son passage chez les pros.

Pourquoi renoncer aux Championnats du Monde Espoirs de cyclo-cross ?

J'ai pris la décision de ne pas y aller. Je vais me rendre au stage de mon équipe, Auber 93, sur la Côte d'Azur qui se déroule au mêmes dates, fin javnier, aux Issambres, afin de préparer mon début de saison chez les pros. Le tout premier de ma carrière à ce niveau. J'arrête le cyclo-cross sur les Championnats de France Espoirs de Pontchâteau. Je suis déçu de ma course là-bas (6e), et désormais j'ai pris ma décision, je donne la priorité à la route. Je ne sais pas si je vais continuer le cyclo-cross l'an prochain, disputer les manches du Challenge National, le Championnat de France, car je serai classé élite. Tout dépendra en fait de la saison sur route que je vais réaliser. Je veux me donner toutes les chances de réussir en tant que routier.

Arnold, vous avez un parcours atypique puisque vos débuts dans le cyclisme se sont faits par le biais du VTT, non ?

Oui. J'ai commencé dans le vélo en pratiquant le VTT et le cyclo-cross. Les coureurs qui sont de la même année que moi pour les plus connus sont Stéphane Tempier en VTT, et Clément Lhotellerie sur la route. Ce sont deux grimpeurs eux aussi. Généralement quand on pratique le VTT, on plutôt le profil grimpeur. Pour ma part, c'est vrai cela ne fait que deux saisons que je pratique la route. Je m'y suis mis quand j'ai signé en 2005 au sein du CM Aubervilliers 93. Cette structure qui est l'antichambre d'Auber 93 remontait une équipe de Division Nationale 2, et j'ai été recruté pour en faire partie. Je vivais en région parisienne à l'époque, pour mon travail. J'aidais mon frère dans son magasin de cycles. Avant, je ne faisais que du VTT et du cyclo-cross au VC Challandais, en Vendée. J'ai donc goûté à la route voici deux saisons. J'ai aimé, et voilà où j'en suis aujourd'hui.

Quels sont vos qualités chez les routiers ?

J'étais plutôt grimpeur dans les rangs amateurs, mais chez les pros, on verra, car on a souvent tendance à dire qu'en passant cette barrière, on redémarre notre carrière de zéro. Je verrai bien. Je vais découvrir en 2008, mais j'espère quand même accrocher quelques petits résultats. Je sais que chez Auber notre programme tourne beaucoup autour des manches de la Coupe de France. Je connais déjà quelques épreuves de ce type, puisque j'ai couru l'an passé avec l'équipe de France Espoirs, la Polynormande, mais aussi Paris-Bourges. Les autres épreuves, je vais les découvrir, je ne les connais pas. On verra bien au fur-et-à-mesure.

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05.01.2008

CASAR, LE VRAI GUERRIER

Sandy Casar est de ces coureurs qui ne comptent pas leurs efforts, et leurs jours de course. Vrai coursier dans l'âme, le Parisien, vainqueur d'étape sur le Tour 2007, sera dimanche au départ du Championnats de France de Pontchâteau. Il explique pourquoi.

Sandy, vous êtes l'un des rares pros confirmés à faire pas mal de cross l'hiver, quelle en est la raison ?

Le cross est avant-tout un bon moyen de préparer la route, mais pas seulement. On bosse bien sûr en intensité quand on court dans les sous-bois, on affine notre technique, mais c'est aussi un type de compétition très conviviale. On revoit des coureurs que l'on ne croise pas forcément durant l'année. On peut échanger avec eux. Je retrouve bon nombre de copains que j'avais lorsque j'étais dans les rangs amateurs, et cela me fait plaisir. On peut aussi être davantage au contact du public sur les cyclo-cross. On a plus le temps de parler avec les spectateurs que sur les autres épreuves de la saison. Le cross c'est une ambiance sympathique, chaleureuse, et cela me plait. 

Au point de disputer chaque année les Championnats de France...

J'y vais pour essayer d'aider Francis Mourey. Des fois j'y parviens, d'autres fois non. Mais quand ma condition physique est bonne, que je peux prendre un bon départ, j'essaye une fois que je me retrouve devant de l'aider autant que je le peux. Après... Je vais aussi sur cette course pour me faire plaisir, parce que j'apprécie la discipline. Question résultat c'est autre chose. Je ne vais pas spécialement à Pontchâteau, sur les autres Championnats de France ou les cyclo-cross que je dispute l'hiver, pour faire des performances. Si je voi en fin de course que c'est possible, tant mieux, sinon ce n'est pas grave...

La saison route va très prochainement reprendre, avez-vous le sentiment d'être plus attendu ?

Je sais que je vais reprendre à la Marseillaise, et qu'ensuite je vais faire Majorque. Est-ce que les spectateurs vont m'attendre plus ? Je ne sais pas, j'étais déjà pas mal attendu avant, je pense. Je crois en revanche que désormais les spectateurs me reconnaissent plus. Je suis aussi davantage sollicité depuis ma victoire d'étape sur le Tour. Ce sont ces deux choses qui ont changé en fait. Je serai plus "surveillé" que d'habitude par les gens. Ils vont s'attarder sur moi, essayer de voir ce que je fais. Ce qui me parait logique...

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04.01.2008

MINARD, LA PASSION TOUJOURS

Désormais plus routier que cyclo-crossman, Sébastien Minard (Cofidis) reste toujours fidèle à ses premières amours, et disputera le championnat de France de Ponchâteau avec l'ambition de bien faire. 

Pourquoi, continuez-vous la pratique du cyclo-cross, Sébastien ?

Le cyclo-cross est une bonne préparation pour la route. Je n'oublie pas non plus que je suis arrivé dans le monde du vélo, que j'ai commencé à me faire connaître dans les jeunes catégories par le biais de cette discipline. Le cyclo-cross, même si je suis désormais routier, j'aime toujours cela. C'est une bonne discipline, une bonne manière aussi de rester un brin en forme l'hiver, de continuer à travailler de manière ludique. On devient pas mal "diesel" en ne faisant que de la route, et la pratique du cyclo-cross permet de retrouver un peu de tonicité, de la "giclette". Cela fait aussi monter dans les pulses, on travaille la technique, la souplesse du pédalage ce qui n'est pas négligeable quand on fait les classiques pavées comme moi.

Vous pensez réaliser une belle performance aux Championnats de France ?

J'espère... Francis Mourey va faire la course devant, sans doute, et derrière lui il y aura un petit groupe. J'aimerais être là. Si je pouvais terminer parmi les cinq premiers de ce championnat de France ce serait bien. Me classer mieux serait du bonus. C'est pas impossible toutefois car l'an passé j'étais en lice pour le podium, mais malheureusement je craque à un tour de l'arrivée. J'aime bien en plus le circuit de Pontchâteau. J'ai déjà eu quelques frissons là-bas, il y a quelques années lors d'un championnat du Monde Espoirs.

Si vousmontez sur le podium, briguerez-vous une sélection aux Championnats du Monde ?

Je ne sais pas. Aller aux Championnats du Monde serait compliqué. Je risque de partir très loin sur la grille. Ce serait très dur. Je ne pense pas que j'irais. Je pense que je serais au stage de Saint-Aygulff avec Cofidis au moment du mondial de Trévise. Ma priorité est là actuellement.

Et vos priorités vous portent où sur la route ?

Cela fait deux ans que je fais de belles saisons chez Cofidis, mais que je ne gagne pas de courses. J'aimerais y arriver en 2008. Ce serait formidable d'en décrocher une. J'ai aussi envie de coller de très près Nick Nuyens, notre leader, durant la campagne des classiques. Être là pour lui dans les moments importants de la course, lui donner un coup de main lorsque la course est sur le point de basculer. Ce serait un sacré palier de franchi. Être là, donc, sur les grandes classiques, mais aussi aider Nick sur le Het-Volk, la Brabançonne, E3 tout en essayant de faire un petit résultat pour mon compte personnel. Je souhaiterais aussi décrocher ma sélection sur le Tour, mais je sais que la concurrence sera rude chez Cofidis. Une chose est acquise, je vais débuter au Qatar, enchaîner avec Majorque, l'Algarve, le Het-Volk. Le groupe des Classiques chez Cofidis ira ensuite sur Tirreno, mais moi j'ai demandé à faire Paris-Nice.

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30.11.2007

LABBE VEUT CROIRE

Arnaud Labbe, le coureur de Bouygues Télécom qui a stoppé sa saison sur route au Tour de Pologne sur une fracture de la clavicule, nourrit toujours des ambitions en cyclo-cross.

Quels enseignements tirez-vous de votre sortie à Quelneuc ?

Je pensais que ce serait mieux. J'ai connu dans le Morbihan des problèmes digestifs, la veille de la compétition. Je n'avais plus de forces au moment de la course. C'est dommage car cette deuxième manche du Challenge National avait valeur de test pour moi. Je voulais m'étalonner par rapport aux autres concurrents français. J'avais le sentiment depuis quelques temps que cela n'allait pas trop mal. Je progressais. Je vais donc reporter le test que je voulais faire à Quelneuc à l'occasion de la finale de cette épreuve, le 16 décembre au Cap d'Agde. Je sais que sur cette finale, il va falloir que je marque le maximum de points possibles pour partir sur une ligne à peu près potable aux Championnats de France.

Quels sont vos objectifs cet hiver ?

Le championnat de France. J'ai repris la saison de cyclo-cross plus tard que d'habitude en raison de ma fracture de la clavicule sur le Tour de Pologne. C'était le 20 octobre. Cela fait donc un gros mois que j'ai repris, et il me reste un gros mois encore avant le rendez-vous de Pontchâteau. On l'a vu en Bretagne le week-end passé, Francis Mourey est vraiment très très fort. S'il est dans le même état de forme aux championnats de France qu'il l'était dans le Morbihan, je ne vois pas qui sera en mesure de le battre. Mais une course d'un jour c'est parfois bizarre, tout peut arriver...  Pontchâteau est un circuit complet, physique, technique sans trop l'être. Juste comme il faut. C'est un parcours qui m'inspire confiance !

Que vous dit Dominique Arnould ? ʐtes-vous candidat pour le mondial de Trévise ?

Il me rassure, me dit de ne pas me prendre la tête. Qu'il y a encore du temps pour bosser, et le faire bien. De ne pas cogiter. Je suis candidat pour le mondial de cyclo-cross, fin janvier 2008. Et si on me sélectionne pour cette épreuve, je me préparerais pour la faire comme il le faut.

La période des fêtes arrive, allez-vous réveillonner ?

Je ne pense pas. C'est comme cela quand on fait des cyclo-cross. Je vais courir le week-end avant Noël, et j'ai aussi des courses à mon programme le 29 et le 30 sécembre. On est toujours en compétition pendant la période des fêtes, et ce moment de l'année est très important pour nous car il précède tous les grands championnats. Les week-ends de Noël et du Jour de l'An sont des week-ends comme les autres pour nous. On fait un repas normal ce soir-là, parfois un peu amélioré mais sans plus. Je n'attends même pas minuit des fois pour aller me coucher. Je ne réveillonne pas. On est pas comme tout le monde, nous les cyclo-crossmen, pendant la période des fêtes...

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29.11.2007

BELGY VA ENCHAÎNER

Le cyclo-crossman de Bouygues Télécom Julien Belgy revient au premier plan après une saison 2006 en pointillé  en raison d'ennuis de santé.
   
Que représente pour vous ce podium dans le Morbihan ?
 
Mon ambition cette année était de briller sur les manches du Challenge national, mais aussi aux Championnats de France. J'ai débuté ma saison de cyclo-cross en fait sur la première manche à Sarrebourg, et ensuite ça a bien suivi (!). Je fais treizième pour ma reprise en Lorraine, je me sentais bien, mais j'ai été un peu juste sur la fin. C'est moi en fait qui décante la course. J'ai préféré opérer de la sorte, ainsi je n'avais pas à subir les accélérations des autres. Lancer les hostilités c'était la meilleure des façons de faire. À Quelneuc j'avais envie de briller. Mon objectif était de monter sur le podium. Je termine deuxième derrière Francis Mourey c'est comme une victoire pour moi. Je n'ai pas encore son niveau international, loin s'en faut...

Justement, sur le plan international, allez-vous courir des manches de Coupe du Monde ?

Oui. J'avais prévu depuis longtemps de débuter ma saison internationale à Igorre, épreuve qui est programmée ce week-end. Comme j'ai commencé la saison un peu tard, je ne voulais pas brusquer les choses. Les Coupe du Monde, c'est aussi beaucoup de déplacements durant l'hiver, donc de la fatigue en plus. Je vais peut-être par la suite disputer la manche de Hofstade. Mon but au Pays-Basque sera d'essayer de faire une bonne place. Ce qui serait bien c'est qu'au terme de cette Coupe du Monde je sois classé parmi les cinquante premiers crossmen à l'UCI, ainsi je serais qualifié d'office pour le mondial de Trévise. Mais on n'en est pas encore là. Je me rends en Espagne pour voir où je me situe par rapport au niveau international. Cela fait deux ans que je n'ai pas fait de Coupe du Monde, l'an passé j'étais blessé au genou, et je n'ai fait que sept-huit cross. Je sais qu'Igorre c'est un cross physique avec pas mal de course à pied.
 
Le mondial vous intéresse donc ?

Oui. Toutes les épreuves qui vont se dérouler au mois de janvier m'intéressent comme tout bon cyclo-crossman qui se respecte. J'aimerais faire un podium au France, mieux c'est toujours possible, mais on risque de tomber sur du grand Mourey à Pontchâteau. Néanmoins, sur une course d'un jour, tout peut se passer. Je vise donc un podium, au-dessus ce serait vraiment du bonus. Et au mondial, si j'y vais, une place entre quinze et vingt pour mon premier avec les élite serait pas mal aussi !
 
Comment va se passer pour vous l'enchaînement route - cyclo-cross ?

 
Les dirigeants de l'équipe Bouygues Télécom m'ont dit qu'après le cross j'allais enchaîner directement avec la route, que j'allais faire dans la foulée la Marseillaise et Bessèges. On verra après ses deux courses, si je coupe ou si alors je continue un mois ou deux avant de faire un break. Ils veulent voir si l'hiver passé à faire du cyclo-cross va me permettre d'être de suite dans l'allure sur la route.

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28.11.2007

GADRET ABORDE 2008 SANS SE PRENDRE LA TÊTE

Est-ce l'effet de sa belle saison sur route 2007, mais John Gadret, le grimpeur d'AG2R Prévoyance veut avant tout se faire plaisir lors de cette saison hivernale.
 
Quelle était votre motivation à Quelneuc, John ?

J'ai couru là-bas ma deuxième course de la saison, après ma reprise à Saint-Quentin. J'y suis allé pour retrouver la condition, me faire plaisir. Je vais courir une quinzaine de cross cet hiver, c'est moi qui élabore mon calendrier hivernal, et après je vais en discuter un peu plus en détail avec le staff sportif de mon équipe. Mes objectifs restent de toute manière les Championnats de France et les Championnats du Monde. J'ambitionne d'y faire de mon mieux, mais sans me prendre la tête comme je pouvais le faire auparavant.
 
Et au final, quel bilan
tirez-vous de votre deuxième cross de l'année ?

Je n'étais pas si mal que cela au fond. Je crève lors du premier tour, et ensuite j'ai géré mes efforts car je ne voulais pas me mettre dans le rouge. Une fois que tu es dans une telle situation en cyclo-cross, c'est très difficile d'inverser la tendance. Je voulais donc éviter cela. Je crève une deuxième fois à trois tours de l'arrivée, mais néanmoins je me classe quatorzième. Je suis satisfait, et je me dis qu'en prévision de mes gros objectifs, il n'y a pas le feu. Je vais maintenant enchaîner sur le Championnat régional Nord Pas de Calais, et après, tout le mois de décembre, je vais le faire en Belgique. Je ne reviendrai courir en France que début janvier pour les Championnats de France de Pontchâteau.

Connaissez-vous d'ores et déjà votre programme pour 2008 ?

J'en ai parlé avec Vincent Lavenu et Julien Jurdie. Mon programme sera sensiblement le même que celui de cette année, à l'exception du Tour de Suisse que je ne disputerai pas. Je ferai à la place le Daupiné-Libéré. Le Tour de Suisse ne m'a pas réussi cette année. Je le cours depuis deux ans, et cela ne me va pas. C'est pourtant une épreuve pour les grimpeurs, mais j'ai abandonné à chacune de mes participations. Le Dauphiné m'ira mieux je pense, il est disputé une semaine avant le Tour de Suisse, et pour la récupération c'est mieux aussi.

Vous voulez donc essayer d'arriver plus "frais" au départ du Tour ?

Oui. J'ai vu cette année que le Tour est une course qui n'a rien à voir avec les autres. C'est tous les jours une remise en question. J'aimerais bien réussir sur cette épreuve en 2008. Mes ambitions pour l'an prochain c'est de faire aussi bien que cette année, ou un peu mieux si c'est possible. J'ai le sentiment de progresser encore saison après saison. Si je pouvais faire pareil que cette année, franchement, ce serait bien. Il y a une course qui me plaît beaucoup, c'est la Flèche Wallonne. Je pense que cette épreuve peut me convenir. Je m'y classe huitième cette année. Tout me va : la distance, 200 bornes, l'arrivée, qui est jugée dans une bosse très raide. C'est vrai que je suis très très attiré par cette course.

Bénéficiez-vous toujours des conseils de Cyrille Guimard pour votre entraînement ?

Oui. Il me suit encore cette année pour le cyclo-cross et la route. Cyrille est vraiment quelqu'un de très fort dans le domaine de l'entraînement. Il n'y a pas beaucoup de monde en France qui lui arrive à la cheville. Il est vraiment top. C'est aussi quelqu'un qui est très fort en tactique, qui est à l'écoute de l'athlète. Je sais que lorsque je ne vais pas très bien, que je suis un peu moins bien physiquement, il est là pour m'écouter, me remonter le moral. C'est vraiment quelqu'un de très précieux pour moi.

18:15 Publié dans Cyclo-cross | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note