15.12.2008
QUEMENEUR, LES MOYENS DE FAIRE
Le Breton de Bouygues Télecom Perrig Quémeneur, qui entamera sa deuxième saison pro en 2009, espère disputer un grand tour mais aussi briller sur certaines épreuves de la Coupe de France.
Que retenez-vous Perrig de votre première saison chez les pros ?
Ce fut pour moi, au niveau personnel, une saison plutôt positive. Ma première année chez les pros c’est bien passée. J’avais été stagiaire en 2007, mais là, c’était ma toute première année complète à ce niveau. Avant de vivre comme cela toute saison, on n’a jamais trop de certitudes. J’ai vu que cela allait pas trop mal, je suis content de mes prestations sur un certain nombre de courses. J’ai pu m’étalonner et j’ai vu que dans un futur proche il y aurait moyen pour moi de faire quelque chose dans ce sport.
Allez-vous travailler avec Marion Clignet, le nouvel entraîneur de votre équipe ?
Oui. J’ai déjà commencé à le faire. C’est quelqu’un de très motivé. Je n’avais pas d’entraîneur attitré, j’ai donc pris l’option de collaborer avec elle cette année. On a cette année un SRM et avec cet outil, je pense que l’on va bien pouvoir cibler les objectifs. On n’est pas encore entré dans les détails sur notre collaboration à venir car nous n’en sommes qu’au tout début de saison, on fait actuellement beaucoup d’endurance, de foncier. Mais on va avoir de quoi bosser, vu la manière dont Marion en parlait. Je trouve cela bien. Elle possède en tout cas un gros vécu, son approche du sport en tant que fille est différente de la notre. Je ne me rappelais plus son palmarès, mais quand elle nous l’a dit, c’est énorme. Je pense qu’elle peut nous apporter beaucoup !
Quelles seront les grandes lignes de votre programme en 2009 ?
Je pense que si cette année notre équipe est invitée sur le Giro, que je disputerais cette compétition. Tout le monde me dit que ce Grand Tour est l’épreuve de trois semaines la plus dure du calendrier professionnel. J’ai donc envie de voir. Mon défi serait de le terminer dans un premier temps. J’aime les challenges et celui-là peut-être sympa à relever.
Et après cette course ?
Il y a au mois d’avril pas mal de courses qui me plaisent, un bon nombre de manches de Coupe de France en fait, notamment en Bretagne, le Tro Bro Léon par exemple. C’est une course qui me tient particulièrement à cœur. Dans le domaine des épreuves par étapes d’une semaine, le Tour de Sarthe sera un objectif. Je l’ai couru cette année, et cela m’a plu. Ensuite, j'aimerais faire quelque chose aux Championnats de France qui, cette année, se dérouleront chez moi en Bretagne. On verra suivant la forme, mais une chose est claire, dans ma région, je serai forcément motivé comme beaucoup de coureurs du cru.
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13.12.2008
TURPIN, NOUVELLE OPÉRATION
Ludovic Turpin va se faire opérer par arthroscopie de la hanche qui l’a fait souffrir toute la saison passée. Sa rééducation s’étalera ensuite au moins sur trois semaines.
Comment allez-vous Ludovic ?
Ça va, mais disons que les soucis physiques continuent. J’ai appris la semaine passée que je devais me faire opérer de la hanche, la même pour laquelle j’ai connu des soucis tout au long de l’année. Je m’étais arrêté au mois de juin en raison d’une déchirure musculaire. Ma reprise s’est faite en août, avec toujours une douleur et j’ai couru la fin de saison comme cela. J’avais toujours un gêne, une douleur latente. J’ai passé une IRM, un scanner et j’ai consulté un chirurgien. Quand il a eu mon dossier en mains, il a vu qu’il y avait un problème sur la tête du fémur, que les os frottaient les uns sur les autres.
Ce qui veut dire ?
Que je vais me faire opérer. Quand ? Je ne sais pas encore, car je vais prendre rendez-vous avec le chirurgien, mais cela se fera de toute manière par arthroscopie. On va essayer de le faire le plus tôt possible, avec le soutien du médecin de l’équipe. C’est de la micro-chirurgie de précision en fait, c’est moins lourd qu’une grosse opération. Mais cela me fera quand même trois semaines d’arrêt après. Ils vont aller avec de petits outils et l’aide d’une caméra gratter l’os qui m’occasionne ces douleurs. Je n’aurai plus ce frottement constant quand je pédale qui est difficilement supportable en course. C’est mieux à l’entraînement, mais en compétition c’est atroce, surtout lors des chronos, pendant lesquels je suis le plus couché sur mon vélo, au maximum de l’effort. Ce qui est dommage c’est de savoir cela maintenant, à l’orée de la nouvelle saison, mais bon, au moins on a diagnostiqué le mal dont je me plains. Ce n’est pas dans ma tête, comme certaines personnes me disaient. Et comme je vais être arrêter pendant peu de temps, je vais pouvoir revenir assez vite.
Après avoir passé tous ces obstacles, quels vont être vos buts ?
Retrouver mon meilleur niveau dans un premier temps, puis regagner des courses ensuite. En 2009, je veux refaire les belles courses du calendrier comme le Dauphiné-Libéré, le Tour de France. J’ai envie d’y être, de marcher sur ces épreuves, de connaître le succès sur certaines d’entre elles, comme j’ai déjà pu le faire sur les routes du Dauphiné-Libéré en 2006. Ces courses m’ont beaucoup manqué cette année... Très franchement, c’est dur de devoir regarder ces compétitions à la télévision, sans pouvoir rien faire !
13:18 Publié dans Route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2008
EDALEINE RACCROCHE
Christophe Edaleine, 29 ans, faute de contrat pour l’an prochain, a décidé de raccrocher.
Pourquoi avoir pis la décision de mettre un terme à votre carrière, Christophe ?
Je n’avais pas de contrat, AG2R ne m’a pas reconduit le mien. J’ai donc pris la décision d’arrêter. L’idée a fait son chemin dans ma tête, et je commence à préparer depuis quelques temps ma reconversion. Mon agent sportif, Michel Gros, m’a dit qu’il continuait à chercher et si jamais une bonne proposition lui parvenait pour moi, il me le dirait. Mais pour le moment, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière. Je me dis qu’il est temps de passer à autre chose. C’est pour cela que je passe mon brevet d’Etat actuellement. Cette session pour les athlètes de haut-niveau est programmée sur six semaines, à Dijon.
Quels seront vos projets à terme ?
Je voudrais faire de la formation, entraîner, encadrer. Je vais intervenir dans un premier temps au niveau du comité d’Ardèche de cyclisme, après je saisirais les opportunités qui pourront se présenter à moi. Je vais déjà encadrer les jeunes coureurs de cette région lors des stages de début de saison, qui seront programmés pendant les vacances scolaires.
Quels ont été vos meilleures années ?
Mes saisons chez Jean Delatour. C’est cette équipe qui m'a permis de disputer le Tour de France en 2002, je me classe d’ailleurs cinquième d’une étape cette année-là. Il y avait une super ambiance chez Jean Delatour, c’était très famille. Je gagne aussi avec cette équipe une étape au Tour de l’Avenir en 2003. Après, j’ai été dans d’autres équipes, Cofidis, le Crédit Agricole, AG2R, et j’ai toujours un peu recherché cette ambiance de Delatour, c’était super à chaque fois, mais jamais je n’ai retrouvé ce climat "petite équipe". C’étaient des structures avec beaucoup de coureurs. Si j’ai changé aussi souvent d’équipes aussi, c’était dans le but de trouver la formation qui me permettrait de retrouver cette atmosphère, qui me donnerait l’occasion de me stabiliser.
Et votre dernière saison chez AG2R, comment s’est-elle passée ?
J’ai connu trop de petits pépins physiques à mon âge pour pouvoir réaliser une belle saison 2008. J’ai même été arrêté pendant la période des Coupes de France, à cause d’un mal de genou. J’ai commis des erreurs aussi, j’aurais dû aller de suite chez un ostéo me faire soigner. Mais c’est le passé, c’est comme cela, et on ne peut pas revenir dessus.
Quels souvenirs garderez-vous de votre passage chez les pros ?
Je suis content d'avoir fait un huit ans à ce niveau. J’ai atteint mes limites aujourd’hui avec mes moyens. Huit ans c’est pas mal, même si c’est vrai que cela fait jeune de stopper sa carrière à seulement 29 ans. Mais on ne choisit pas. Je n’ai pas de regrets en tout cas, je me suis fait plaisir. Est-ce dû à la conjoncture si je n’ai pas retrouvé ? Je vois beaucoup de coureurs qui ont signé un contrat, mais moi je ne veux pas aller dans une équipe pas trop structurée, où courir reviendrait à partir en galère. Je ne veux pas courir non plus pour quasiment rien. Je ne suis plus un jeune coureur. Le problème, c’est aussi que j’ai fait le tour des équipes françaises. Sébastien Joly voulait que j’aille à la Française des Jeux, mais Marc Madiot a décidé de rester à 23 coureurs. C’est comme cela. Moi, de toute manière j’ai fait mon temps, et désormais c’est place aux jeunes...
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01.12.2008
BOUET RÊVE DU TOUR
Maxime Bouet rêve d’une participation au Tour de France 2009, dont le parcours passera au coeur de régions qu’il connaît, pour sa deuxième saison chez Agritubel.
Maxime, comment s’est passée cette première saison 2008 chez les pros ?
Bien. J’ai beaucoup appris au contact de coureurs expérimentés comme Christophe Moreau, Nicolas Vogondy et Nicolas Jalabert qui étaient mes idoles quand j’étais jeune. Ils m’ont beaucoup appris, donné des conseils sur la façon de courir, le métier de cycliste. Je suis aussi très proche de Geoffroy Lequatre qui est mon meilleur ami. On fait tout le temps chambre ensemble et sur beaucoup de sujets, on est proche. On s’entend super bien. Je suis aussi très lié avec Manu Hubert car je lui dois énormément. C’est lui qui m’a détecté, m’a fait confiance et m’a permis de passer chez les pros. Il me trace d’ailleurs mes plans d’entraînement. Il a toujours été là pour moi et m’a soutenu cette année pendant quelques moments difficiles. C’est mon patron, mon directeur-sportif mais aussi quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’affection.
Allez-vous faire de la piste l’an prochain comme vous l’aviez évoqué aux Championnats de France ?
Je ne sais pas. Mon but, même si je suis encore jeune, est de participer au Tour de France en 2009. Je sais que ce sera dur mais j’ai envie de me donner à fond dans cette perspective. Si je ne suis pas sélectionné pour le Tour, pourquoi ne pas envisager d’aller faire les championnats de France sur piste, comme l’an passé à Hyères. J’ai aussi disputé les 6 jours de Grenoble cet hiver et si l’organisateur veut de moi l’an prochain, je suis prêt à tenter de nouveau l’aventure. C’est une épreuve qui m’a plu. De toute manière, j’ai toujours la piste dans un coin de ma tête depuis les championnats de France de poursuite où j’ai terminé à la deuxième place derrière Damien Monier, sur un vélo d’emprunt et sans entraînement spécifique. Je ne suis pas allé aux Jeux de Pékin, malgré ma deuxième place, tout comme Damien qui était champion de France, car les places étaient acquises depuis longtemps. J’aurai peut-être dû me signaler avant aux entraîneurs nationaux. C’est dommage. Mais j’ai toujours cette idée des Jeux dans un coin de la tête, même si c’est sur la piste pour 2012 à Londres. Disputer une telle compétition dans une carrière sportive doit être énorme.
Vous avez parlé du Tour. Est-ce que le tracé qui vous attire car il faut reconnaître qu’il passe beaucoup dans votre région ?
Oui. Mais j’ai quitté l’Ain où je vivais pour rejoindre le Sud de la France. Je me suis installé à Oriol depuis quelques mois avec ma copine. Il y a donc plusieurs endroits que je connais sur ce Tour 2009. Le départ de Monaco sera déjà quelque chose de super. C’est un rêve de démarrer un Tour de France de cet endroit mythique. Après, le Tour passera à Marseille et donc pas loin de mon nouveau lieu de résidence. Par la suite, je connais moins le Sud-Ouest mais la fin du Tour, avec les Alpes, passe de nouveau chez moi. Et puis il y aura aussi le chrono à Annecy, le Cormet de Roseland que je connais très bien pour l’avoir monté à l’entraînement et en course. Enfin, le final au Ventoux n’est pas très loin du département des Bouches-du-Rhône. C’est vraiment un Tour qui tourne autour de plusieurs régions que je connais et qui me sont chères.
Comment allez-vous faire pour programmer votre saison en vue de cette sélection que vous aimeriez décrocher ?
Cette année, pour ma première saison pro, je suis arrivé un peu trop vite et un peu trop tôt en forme. J’ai eu un pic de forme trop élevé dès le début de saison. Je veux donc essayer de le retarder un peu cette année. Mon but est de marcher au Tour Med pour pouvoir ensuite enchaîner avec Paris-Nice. Une fois cette course achevée, et bien sûr si j’ai la chance d’y participer, je lèverai le pied pour reprendre un cycle d’entraînement et de compétition dans la perspective du Tour. C’est à ce moment-là que je vais essayer de me distinguer pour être sélectionné. Je ne sais pas si on fera le Dauphiné ou si nous aurons un stage de préparation en vue du Tour. J’ai participé l’an passé au stage de préparation d’avant-Tour et j’ai vu le travail qu’il fallait faire pour arriver en forme sur le Tour. Je vais donc mettre tous les atouts de mon côté pour essayer d’être sélectionné pour cette épreuve, pour être au départ à Monaco. C’est en tout cas l’un des grands objectifs de ma saison 2009.
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28.11.2008
BERTHOU VEUT Y CROIRE
Sans contrat pour 2009, le Breton du Crédit Agricole espère toujours en signer un. Il a même repris l’entraînement pour être prêt dès le début de saison.
Éric, où en êtes-vous pour 2009 ?
Je n’ai rien de concret pour l’instant. Je suis toujours à la recherche d’une équipe, d’un contrat. Je croise les doigts pour qu’une issue favorable soit trouvée pour donner une suite à ma carrière. J’attends des réponses d'équipes qui elles-mêmes sont en attente de réponses de possibles co-sponsors qui pourraient de fait, créer une ou deux places supplémentaires au sein de leur effectif. Je suis donc actuellement dans une phase d’attente.
Comment vivez-vous cette période ?
Ce n’est pas évident, c’est certain. C’est une forme de remise en question. On se demande parfois si cela vaut le coup de persévérer ou s’il ne vaut mieux pas changer d’orientation, commencer à penser à une éventuelle reconversion. Mais pour ma part, le vélo reste présent dans mon esprit. J’ai envie de poursuivre dans cette voie et je continue toujours à croire en mes chances. C’est dur mais la vie de sportif de haut-niveau est faite ainsi, on doit sans arrêt se remettre en question puisqu’un contrat arrive généralement à échéance au bout d’un an ou deux et qu’il faut en retrouver un autre. Cette année, la conjoncture et la situation économique font que ce n’est vraiment pas facile. Mais je me dis que je n’ai que 28 ans et qu’il me reste encore quelques années de vélo devant moi.
Vous n’avez pas pu trouver une place au sein d’une des deux formations Bretonnes ?
C’est une bonne question mais il convient de la poser aux directeurs-sportifs des deux équipes concernées, pas à moi ! D’un autre côté, il y a eu cet hiver beaucoup de coureurs sur le marché. Or les budgets des équipes ne sont pas non plus extensibles. Les directeurs-sportifs font leur sélection, leur choix. En plus, les deux équipes Bretonnes ne possèdent pas un très gros effectif et elles ne pouvaient pas prendre tous les coureurs qui se trouvaient sur la touche. Ils ont fait un choix. Je le respecte. Maintenant, je me suis remis à rouler. Je fais comme si j’allais débuter la saison 2009. C’est vrai que parfois j’ai un peu de mal mais comme je fais du foncier, ça va. Je roule car je ne veux pas prendre de retard au cas où.
Comment s’est passée votre saison au Crédit Agricole ?
J’ai effectué une bonne première partie de saison jusqu’aux Championnats de France. J’étais même dans la présélection pour le Tour de France. Je voulais participer à cette épreuve mais j’ai malheureusement été contraint d’abandonner à Semur-en-Auxois sur chute. Adieu le Tour ! J’avais pourtant effectué un bon Tour de Suisse et je montais en pression. Mais cette chute aux Championnats de France est venue tout mettre en l’air. Après, en deuxième partie de saison, j’ai accumulé les pépins, les ennuis de santé. J’ai arrêté tôt mon année 2008. C’est pour cela que j’ai fait pas mal de VTT sur la fin de l’année et que j’ai aussi participé au Roc d’Azur.
Ne regrettez-vous pas au final votre départ de la Caisse d’Epargne fin 2007 ?
Non. J'adorais l’équipe de la Caisse d’Epargne, l’ambiance qui s’en dégageait. C’est à ce niveau là que je la regrette. C’est une des meilleures formations que j’ai faite au niveau de l’ambiance entre coureurs, staff technique, etc. Mais à la Caisse d’Epargne, c’est dur d’avoir un plan de carrière. Il faut être très fort ou quasiment du niveau d’un leader pour pouvoir disputer le Tour de France. Je suis donc parti de cette équipe pour avoir une chance de disputer cette course dans une autre équipe mais aussi pour avoir la possibilité de jouer ma carte personnelle sur certaines épreuves. Mais je garde en tout cas un excellent souvenir de mon passage à la Caisse d’Epargne. Cette équipe m’a permis de beaucoup apprendre sur le plan tactique et sur le plan personnel. C’était une très belle expérience.
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25.11.2008
ROUSSEAU, ROUTIER AVANT TOUT
Nicolas Rousseau va refermer la parenthèse piste en 2009 pour se consacrer uniquement à la route avec son équipe AG2R-la Mondiale.
Nicolas, qu’en sera-t-il de la piste pour vous cette année ?
Je ne vais pas en faire... mis à part peut-être quelques nocturnes sur le vélodrome de Bordeaux-Lac ! Cette année, ma priorité sera la route. Je vais me consacrer à cela car mon équipe me paie pour cela. Je ne regrette pas l’expérience que j’ai vécu aux Jeux de Pékin, tous les sacrifices que j’ai fait pour pouvoir aller en Chine car c’était unique à vivre. C’était beau de se retrouver au milieu des autres sportifs. En plus, on a eu la chance de pouvoir faire la cérémonie d’ouverture. L’entrée dans le stade est un moment que je vais garder très longtemps en mémoire. Il y a eu beaucoup de contraintes pour aller aux Jeux mais au final, ça valait le coup.
Est-ce que dans votre esprit, la piste, c’est totalement fini ?
Non. Je n’ai jamais dit que je n’y reviendrai pas. La piste m’a permis de disputer des Championnats du Monde, les Jeux Olympiques. J’ai pu approcher le très haut-niveau grâce à cette discipline. Après, en équipe de France, on se doit aussi de construire quelque chose, un projet qui nous permette de nous inscrire dans la perspective de Londres 2012 pour pouvoir notamment rivaliser avec les Anglais. Il ne faut plus faire de “bricolage” mais monter quelque chose de sérieux. On peut monter un projet sur deux ans pour viser le titre à Londres, pourquoi pas. Maintenant ceci n’est pas d’actualité. Vincent Lavenu a joué le jeu avec Christophe Riblon et moi pour la piste en 2008, pour les Jeux. Il nous a donné carte blanche avec l’équipe de France. De mon côté, j’ai désormais envie de lui renvoyer l’ascenseur.
Quel type de projet pourrait vous séduire à l’avenir ?
Je ne sais pas exactement. C’est dur de coucher un projet en quelques phrases. Mais regardez les Anglais, il y a des pros sur la route dans leur équipe de poursuite Olympique avec Wiggins et Thomas. On pourrait peut-être trouver un partenariat ou une forme d’accord avec la FFC pendant un an et demi, deux ans, sur divers domaines. Il y a de toute manière pleins de sujets à creuser, pour donner envie aux coureurs et surtout aux pros de continuer à venir sur la piste.
Pour ce qui est de la route, quels vont être vos objectifs en 2009 ?
Le programme n’est pas encore défini mais j’aimerais bien disputer les classiques comme Milan-San-Remo, les Flandres ou encore Paris-Roubaix. J’aime ce type de course et après avoir couru les épreuves d’un jour “historiques”, pourquoi ne pas basculer sur les manches de Coupe de France comme Denain ou le Tro Bro Léon. Je veux profiter de la lancée des Coupes du Monde pour pouvoir bien marcher au niveau national et qui sait accrocher une victoire. J’ai aussi envie de faire Dunkerque et les courses par étapes françaises entre la fin du printemps et le début de l’été car mon ambition est d’essayer de participer au Tour de France cette année. On est 29 dans l’équipe et il n’y aura que neuf coureurs sélectionnés pour le Tour. Mais je pense qu’il faut avoir de l’ambition dans la vie ! Se donner en tout cas les moyens d’en avoir...
Que vous a apporté votre participation au Giro en 2008 ?
De la confiance en moi. J’appréhendais un peu cette première participation à un grand tour. En plus, je n’ai pas pu le préparer super bien puisque je n’ai pu travailler qu’au mois d’avril. En tout cas, je me suis rassuré sur ce Giro, même si j’ai galéré sur quelques étapes. Voir Milan m’a donné de la confiance. Je vois que j’ai pris de la force car j’arrive désormais à encaisser des charges de travail à l’entraînement que je ne pouvais faire l’hiver dernier. Mon expérience au Giro a été moyenne car je ne me suis pas fait plaisir, je n’ai pas été en mesure de jouer une victoire d’étape, de peser sur la course. Mais j’en ai tiré une riche expérience. J’ai beaucoup appris. Et puis, , un Grand Tour est un passage obligé dans une carrière. Je sais que le fait d’avoir terminé cette course me servira pour la suite.
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21.11.2008
BIDEAU VEUT CONCLURE
Transfuge de Roubaix-Lille Métropole à Bretagne Armor Lux, Jean-Marc Bideau revient dans sa région d’origine avec de grosses ambitions.
Jean-Marc, quels souvenirs gardez-vous de votre passage chez les pros en Belgique au sein de l’équipe Unibet Continental ?
C’était bien même si l’histoire s’est terminée en queue de poisson. On avait initialement un programme de courses intéressant avec pas mal de Coupes de France comme le Tro Bro Léon, le Tour du Finistère... Mais finalement, on a fait beaucoup de courses en Belgique car en France, notre équipe n’était pas acceptée. On a également participé à une course par étapes en Espagne, le Circuito Montanes. On n’a même pas pu courir les France, j’étais écœuré. Mais cela reste une belle expérience, j’ai appris beaucoup sur le plan sportif. On vivait aussi en Belgique dans une maison que l’on partageait avec deux Suédois, ce qui nous a permis, à Florian Guillou et moi-même, de bien améliorer notre anglais.
Et les épreuves en Belgique, c’était comment ?
Différent des courses en France. Le placement sur les compétitions Belge joue beaucoup, c’est un peu comme sur les courses en Bretagne en fait. C’est quelque chose qui rentre en ligne de compte tout le temps, que l’on évolue dans les Flandres sur les pavés ou dans les Ardennes avec des bosses au programme. Je suis tombé huit fois au cours de cette saison passée au sein de la continentale d’Unibet. Je roulais en règle générale aux alentours de la 40ème place dans le peloton, là où ça tombe. Mais avec l’expérience, cela a été de mieux en mieux. J’ai appris à connaître au fil des courses les endroits stratégiques, que ce soit dans les Flandres ou en Wallonie.
L’année passée, vous étiez sous les ordres de Cyrille Guimard. C’était comment ?
Bien. En plus, on a eu un programme de courses cette fois-ci, ce qui m’a permis de franchir un nouveau palier. Mon but en 2009 sera maintenant d’être plus actif en course. Guimard est un super directeur-sportif car il ne met pas la pression. Il est vigilant et juste, point. Il savait que Florian et moi sommes sérieux que ce soit à l’entraînement ou dans la vie de tous les jours. Maintenant, j’ai quitté cette équipe pour rejoindre Bretagne Armor Lux car même si je reste dans une équipe continentale, la formation bretonne est plus structurée que Roubaix. Elle possède aussi plus de vécu et possède des coureurs qui ont beaucoup plus d’expérience. Ce sont des choses qui comptent.
Quels seront vos objectifs au sein de cette nouvelle équipe ?
Je ne sais pas encore, je n’en ai pas parlé avec mes dirigeants. Mais je pense que pour moi, le moment fort de l’année 2009 sera l’organisation des Championnats de France sur route à Saint-Brieuc. J’ai aussi envie de marcher fort d’entrée sur les routes du Tour du Haut-Var. Je sais que cette année, il ne m’a manqué qu’environ 300 mètres pour suivre les meilleurs sur la Route du Sud ou aux Championnats de France dans les bosses. Je souhaite combler ce manque en 2009. Et pour cela, je vais continuer à travailler avec Franck Renimel qui est mon entraîneur depuis plusieurs saisons et qui me fait bien progresser.
Saint-Brieuc, ce sera à côté de chez vous ?
A une heure, une heure et demie de mon domicile en fait. Je ne connais pas exactement le tracé mais si je pouvais faire un top 15 sur cette épreuve, ce serait superbe. Cette année, j’arrive aux France dans le groupe qui jouait la dix-huitième place. Ce serait bien de faire mieux ici en Bretagne. Aller dans une échappée, montrer le maillot peut être également une action intéressante à mener. Si je peux me montrer sur la course, je serais satisfait. J’ai envie de plus peser sur les courses l’an prochain, mon rôle sera aussi d’aider mes coéquipiers car nous avons de très bons coureurs chez Bretagne. Il y a eu un gros recrutement avec l’arrivée de Champion, Jegou et Hartmann. On pourra s’appuyer sur eux, chose qui sera différente de Roubaix ou chacun avait carte blanche.
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20.11.2008
MORIZOT, ALLER DE L’AVANT
Le Champenois, qui a remporté le chrono du Poitou-Charentes cette saison, part d’Auber 93 pour rejoindre Besson Chaussures – Sojasun, l’équipe de Stéphane Heulot, dans le but de progresser.
Florian, que représente votre victoire sur le chrono du Poitou-Charentes pour vous ?
Un soulagement car je voulais gagner une course cette année et j’y suis finalement parvenu fin septembre. Ce tout premier succès chez les pros est hyper important pour moi. J’avais bien préparé la fin de saison et notamment les chronos en participant au Duo Normand et au Chrono Champenois. Ce succès est la récompense de mes efforts, de tout ce que j’ai fait pendant mes trois premières années passées chez les professionnels. Cela me fait plaisir mais maintenant, j’espère que ce ne sera pas le dernier bouquet que je vais lever chez les professionnels. J’avais gagné des courses avant avec Auber mais elles étaient classées en classe 2 alors que là, c’est vraiment une course professionnelle.
Cette victoire est aussi un cadeau d’adieu pour Auber 93 ?
Je vais garder de superbes souvenirs de mon passage dans cette équipe. Ce groupe mérite vraiment son surnom des “p’tits gars” d’Auber. Il y a une superbe ambiance entre les coureurs, un véritable esprit collectif. C’est Stéphane Javalet qui distille à cette formation cette philosophie. On a envie de donner le meilleur de soi pour l’équipe, pour les autres et pour soi quand on porte ce maillot. Maintenant, cela faisait trois ans que je portais le maillot de cette formation et j’avais besoin d’aller voir ailleurs. Stéphane Heulot m’a contacté. Je pars d’une continentale pour rejoindre une autre continentale mais je sais aussi que Stéphane a le projet de faire grandir son équipe dans le futur. C’est ce dessein qui m’a séduit, cette perspective d’avenir. Il a un beau projet sur trois ans avec une équipe 100% française. Il a aussi un vécu derrière lui avec SuperSport 35 et la formation de coureurs comme Pierre Rolland. J’ai fait part à Stéphane Javalet des propositions de Stéphane Heulot et au final, c’est lui qui m’a conseillé de tenter l’aventure. Je quitte Auber en très bons termes et c’est le principal pour moi.
Qu’attendez-vous de 2009 ?
Je sais que je vais faire le même programme qu’en 2008. Ce sera plus ou moins le même dans ses grandes lignes. Mais j’espère que je n’attendrais pas le mois de septembre 2009 pour pouvoir décrocher une victoire. J’espère aussi me montrer régulier dans la performance. J’aimerais bien faire de belles choses sur les courses par étapes où il y a un chrono comme le Circuit de la Sarthe, par exemple. L’autre avantage de Besson Chaussures, c’est qu’au sein de l’effectif, il y a des coureurs de grande expérience comme Jimmy Engoulvent et je pense qu’à leur contact, je vais encore pouvoir apprendre, progresser. En tout cas, je sens que la mayonnaise va très vite prendre au sein de l’équipe. On sera aussi plus de coureurs, on va donc évoluer sur deux fronts. Après, ce sera à moi de bien marcher pour continuer à avoir la confiance de Stéphane Heulot.
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18.11.2008
GILBERT, CAP SUR LES ARDENNAISES
Philippe Gilbert, qui quitte cet hiver la Française des Jeux pour rejoindre Silence Lotto, veut faire des classiques Ardennaises l’un de ses objectifs de l’année 2009.
Philippe, quels seront vos buts l’an prochain ?
Je vais changer d’équipe. Il va donc me falloir prendre mes marques au sein de ma nouvelle formation. Mes ambitions sportives vont clairement se porter sur les Classiques Ardennaises. Je vais essayer de briller sur le Volk, mais ce sera sans doute pour moi, un peu trop tôt dans la saison. Milan-San-Remo est aussi une course pour laquelle j’attache de l’importance. Le Het Volk et la Primavera sont deux compétitions importantes dans mon début de saison. Mais après, c’est certain que ma préférence va à Liège-Bastogne-Liège. Si je pouvais choisir une victoire, c’est celle-ci que je prendrais, sans aucune forme d’hésitation.
Pourquoi avoir choisi Silence-Lotto ?
Parce que premièrement, c’est une équipe Belge et que cette formation a toujours manifesté un intérêt certain à mon égard. Même quand j’étais à la Française des Jeux, ils me faisaient savoir que je pouvais les intéresser à l’avenir. Ce n’est pas que depuis cette année qu’ils essayent de m’embaucher. Les contacts poussés que nous avons eus au printemps passé, qui étaient les premiers de ce genre, n’ont pas été pris sans que l’on ne se connaisse auparavant. Silence-Lotto avait déjà, par le passé (quand j’arrivais en fin de contrat avec la Française des Jeux), essayé de m’embaucher. Ils ont toujours tenté de me faire venir au sein de leur équipe. Et puis au sein de cette formation, je vais retrouver Dirk de Wolf, un directeur-sportif dont je suis très proche.
Aller en Belgique ne va-t-il pas augmenter la pression que vous allez devoir supporter ?
C’est possible. Mais de la pression de toute manière, on en a toujours à supporter quand on est athlète de haut-niveau. L’essentiel, c’est d’avoir à supporter de la pression positive pour pouvoir aller chercher des performances. Celle qu’il faut éviter, c’est la négative. Mais de la pression, c’est toujours bon d’en avoir, notamment quand celle-ci vous permet de vous sublimer, d’avancer.
Quels souvenirs garderez-vous de votre passage à la Française des Jeux ?
Je garde pleins de bons souvenirs de mon passage au sein de cette équipe. J’ai croisé beaucoup de monde dans cette équipe tant au niveau du staff, de l’encadrement, des coureurs. J’ai connu une expérience professionnelle au sein d’une équipe française, qui est donc différente des formations Belges. J’ai beaucoup de souvenirs avec la Française des Jeux.
Allez-vous courir le Tour de France en 2009 ?
Je ne sais pas encore...
Vous arrivez chez Silence-Lotto avec l’un de vos coéquipiers français, Mickaël Delage. Pourquoi ?
Je m’entends très bien avec Mickaël. C’est aussi un coureur très jeune qui possède beaucoup de potentiel. Cette année, comme par le passé, il a souvent été avec moi sur pas mal de compétitions, avec en prime la réussite au terme de celles-ci. Mickaël est un coéquipier mais je le considère aussi comme un de mes amis. J’ai une confiance totale en lui et je pense que c’est réciproque en ce qui le concerne. C’est pour cela que je l’ai fait venir avec moi chez Silence-Lotto. Je n’oublie pas aussi que sur le Het-Volk et sur Paris-Tours, mes deux grandes victoires au cours de cette saison 2009, Mickaël était présent à mes côtés et qu’il a surtout pris une part importante à mes deux victoires sur ces épreuves.
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13.11.2008
MOUCOUTIÉ EST INSPIRÉ
David Moncoutié se dit inspiré par le tracé du Tour de France 2009. Il nous explique pourquoi.
David, que vous inspire le tracé du Tour 2009 ?
Je pense que c’est un parcours qui sera propice aux échappées. Ces dernières auront de fortes chances d’aller au bout. Ce Tour risque aussi de générer très peu d’écarts entre les grands favoris pendant pas mal d’étapes, ce qui sous-entend que le suspense peut durer longtemps. Les deux seules étapes qui peuvent engendrer des écarts sont le chrono et la montée du Ventoux, l’avant-dernier jour. Autrement sur les autres étapes, il n’y a pas d’arrivée en altitude quand on sera en haute-montagne et les cols sont placés assez loin de l’arrivée. Il y a donc de fortes chances pour que les écarts ne soient pas très importants.
Et vous, personnellement, que pensez-vous de ce Tour ?
Il m’inspire pas mal. Je pense qu’il y aura quelques pièges à éviter sur la première semaine de course mais j’imagine aussi qu’il y a moyen de gagner une étape et pourquoi pas de briguer le maillot de meilleur grimpeur. Je peux refaire sur le Tour 2009 ce que j’ai fait sur la dernière Vuelta, c’est-à-dire reprendre du temps en allant dans les échappées. En revanche, je ne pense pas pouvoir jouer le classement général, surtout au regard de la première semaine de course et de la manière dont elle est dessinée.
Vous allez reprendre votre saison sur quelle course ?
J’ai vu que l’équipe allait rester Pro Tour en 2009. Alors, si on est toujours dans cette catégorie pour l’Union Cycliste Internationale, pourquoi ne pas envisager de recommencer ma saison comme en 2008, sur les routes du Tour Down Under en Australie. J’avais beaucoup aimé cette épreuve l’hiver passé et je ne suis pas contre le fait de renouveler l’expérience. Autrement, si je ne peux pas débuter par cette compétition, mon programme sera des plus normaux avec une reprise au Tour Med et ensuite une participation au Tour du Haut-Var. Mais vraiment, l’Australie en 2008 m’avait bien plu...
Et vous doublerez de nouveau deux Grands Tours ?
Pas forcément. Je ne sais pas encore trop. Cette année, je suis allé sur la Vuelta car j’ai senti que sur la lancée du Tour, je montais en puissance. Je pressentais que la victoire n’était pas loin en deuxième partie de saison. L’an prochain, cela sera peut-être différent. Je pars sur 2009 dans l’optique du Tour. Après, on verra. Si 2009 est ma dernière saison dans le peloton des professionnels, je verrai sur quelle course j’envisage de terminer ma carrière. En plus, je ne connais pas encore le tracé de la Vuelta 2009. Je sais que cette course part des Pays-Bas mais c’est tout. Se dire qu’un Tour d’Espagne débute des Pays-Bas, cela déjà fait bizarre.
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