10.12.2008
PAURIOL FAIT CLASSIQUE
Nouvel arrivant chez Cofidis, Rémi Pauriol ne va chambouler tout en 2009 du fait qu’il intègre une nouvelle formation.
Comment s’est passé pour votre premier stage chez Cofidis ?
Très bien. On a pris contact, mais je connaissais pas mal de coureurs de l’équipe en fait. On a aussi élaboré nos programmes pour 2009. Je sais qu’en début de saison je vais courir la Marseillaise, le Tour Med et le Haut-Var. Les courses du Sud en fait. Mon but est d’être au départ de Paris-Nice dans une bonne forme. J’ai aussi postulé au Tour de France, comme beaucoup de coureurs de l’équipe, je pense. Une chose est certaine chez Cofidis, l’an prochain nous ne disputerons que deux Grands Tours, le Tour et la Vuelta
Ce stage différait-il de ceux que vous faisiez au Crédit Agricole ?
Oui. Au Crédit Agricole, au mois de décembre, on était regroupé pendant deux jours à Paris, pour venir récupérer notre paquetage, notre matériel. Là, le stage a duré une petite semaine. On a pu faire connaissance de manière un peu plus approfondie avec l’encadrement de l’équipe, entre coureurs, même si comme je l’ai déjà dit j’en connaissais déjà pas mal avant d’arriver dans ce groupe.
Pensez-vous avoir l’an prochain un statut de coureur un peu plus protégé ?
Je l’espère forcément, puisque je progresse petit à petit depuis que je suis passé pro. Je m’installe, et en retour on attend logiquement plus de ma part. On avait au Crédit Agricole souvent l’obligation de travailler en faveur de notre sprinteur, Thor Hushovd. On jouait sa carte à de nombreuses reprises au cours de la saison. Là chez Cofidis, on bénéficie de beaucoup plus de libertés. C’est plus une équipe de baroudeurs qui possède de surcroît une bonne ossature pour les épreuves par étapes. Cela me laisse beaucoup plus de champ.
Que pensez-vous du fait que votre équipe soit inscrite toujours au Pro Tour ?
Ça m’est un peu égal, car moi les courses qui me plaisent se déroulent en France, alors Pro Tour ou pas, je pense que sur les courses qui me plaisent, on aurait été de toute manière invité.
Quels vont-être vos objectifs ?
Un peu comme chaque année, arriver dans un bon état de forme à Paris-Nice, essayer de faire de bonnes classiques ardennaises, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Couper un peu ensuite, pour remonter crescendo en vue du Tour de Catalogne, Dauphiné-Libéré, Championnats de France et éventuellement le Tour de France. Je veux faire à peu près la même saison qu’en 2008 au niveau du programme de course. J’ai trouvé le style de compétitions qui me conviennent chez les pros désormais, et en 2009 il n’y aura pas beaucoup d’innovations dans mon programme. À moi maintenant, avec l’expérience que j’ai, de gérer au mieux mes pics de forme pour être bien dans mes périodes d’objectifs. Je vais d’ailleurs pour cela travailler avec l’entraîneur de l’équipe, Vincent Villerius. On a commencé à mettre mon entraînement en place lors du stage. Je pense qu’il peut m’apporter des choses. C’est un super démarrage en tout cas, après on verra au fil des semaines comment cela se passer.
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07.12.2008
HARTMANN, CAP À L'OUEST
Nicolas Hartmann est l’une des recrues 2009 de l’équipe Bretagne Armor Lux. Le grimpeur Alsacien estime en tout cas que dans cette équipe il aura plus le loisir de jouer sa carte personnelle.
Qu’attendez-vous de la prochaine saison, Nicolas ?
Je ne connais pas encore mon programme dans le détail, mais je peux d’ores et déjà en deviner les grandes lignes. Je pense que sur des épreuves comme Plumelec, la Route du Sud, des courses avec un bon profil pour les grimpeurs-puncheurs je peux essayer de faire quelque chose. Je sais que j’aurai ma chance sur les courses vallonnées du calendrier français. Et puis être redescendu dans une équipe continentale ce n’est pas forcément mal, car comme cela je ne serai pas tiraillé entre le programme Pro Tour et le calendrier national. Je pense aussi que j’aurais plus d’ouvertures pour jouer ma carte personnelle. Notre collectif sera solide sur les épreuves de Coupe de France, il aura plus d’homogéneité sur ces compétitions.
Quel bilan tirez-vous de vos deux saisons passées chez Cofidis ?
Un bon bilan : j’ai pu disputer de belles courses, courir un Grand Tour. Le hic c’est que je n’ai pas beaucoup gagné, ce qui est somme toute assez normal puisque je ne vais pas vite au sprint. La seule manière que j’ai de gagner est d'aller au bout en echappée. Je pense malgré tout avoir démontré quelques belles choses, avoir obtenu de bons résultats, notamment sur la Route du Sud et certaines manches de la Coupe de France. J’ai gagné une étape du Tour de l’Avenir en 2007 avec le maillot de l’Equipe de France. J’ai montré en l’espace de deux ans que j’avais progressé, et surtout que j’ai, je pense, le potentiel pour pouvoir le faire encore.
Comment appréhendez-vous votre arrivée chez Bretagne-Armor Lux ?
Je m’étais dit au début que cela pourrait être un bon tremplin pour rebondir ailleurs, mais au fond, je me dis que si l’équipe était amenée à prendre de l’importance, pourquoi ne pas envisager de continuer à prospérer avec elle. Je suis quelqu’un de fidèle dans la vie et dans mes engagements. En juniors et espoirs, je n’ai connu que deux clubs. Quand je peux évoluer dans la sérénité, au sein d’une ambiance où je m’épanouis, il n’y a pas de soucis pour moi quant à pérenniser ma présence au sein d’une équipe. Si cette formation a l’ambition de grandir, si elle est amenée dans un futur proche à faire les plus grandes courses du calendrier français, j'envisagerai de faire un bon bout de route avec elle. Ce que je recherche avant tout dans une groupe sportif, c’est la stabilité.
Une formation qui s’est "ouvert" cette année, puisqu’elle a recruté des coureurs qui ne sont pas Bretons, comme vous ?
C’est vrai. Quand j’ai été en recherche d’équipe au début, je pensais pas me tourner vers Bretagne-Armor Lux, car je pensais que leur choix était de recruter 100% breton. J’ai donc frappé à d’autres portes, puis un jour en parlant dans le peloton avec certains coureurs de cette équipe, ils m’ont dit de tenter ma chance. J’ai donc fait acte de candidature auprès des dirigeants de l’équipe, et ils m’ont engagé. Je ne suis pas le seul à ne pas être Breton. Il y a aussi Stéphane Bonsergent, et maintenant Dimitri Champion.
Voulez-vous démontrer avec cette équipe vos vrais talents de grimpeur ?
Je veux montrer aux dirigeants de Bretagne-Armor Lux qu’ils ont fait le bon choix en me faisant signer un contrat pour 2009. Mais je veux aussi démontrer aux personnes de mon ancienne équipe qui, elles, ne m’ont plus fait confiance qu’elles ont eu tort, et qu’elles auraient dû davantage approfondir les choses avec moi !
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03.12.2008
LEMOINE, PLUS DE LIBERTÉS
Cyril Lemoine, qui a fait toutes ses classes au Crédit Agricole, évoluera l’an prochain au sein de l’équipe hollandaise Skil-Shimano en compagnie de quatre autres Français : David Deroo, Thierry Hupont, Jonathan Hivert et Steve Houanard.
Comment s’est passé votre premier stage aux Pays-Bas avec votre nouvelle équipe ?
Bien. Je suis rentré jeudi dernier de ce premier regroupement hivernal. On était à Delutte à la limite de la frontière Allemande. On a fait du cyclo-cross, pas mal d’exercices de musculation avec un swiss-ball pour faire du gainage du haut du corps. Et un soir on est allé sur un anneau de patinage de vitesse pour souder le groupe. C’était sympa. L’ambiance au sein de cette équipe est assez familiale, que ce soit entre le staff et nous, mais aussi entre coureurs. Je pense que 2009 sera une bonne année pour l’équipe Skil-Shimano. On va en plus pouvoir travailler avec des SRM, nous c’est parfait, très professionnel.
Quand allez-vous commencer sous vos nouvelles couleurs ?
Je vais disputer le Tour du Qatar, ce sera ma toute première sortie avec le maillot de Skil-Shimano. Je vais ensuite enchaîner avec la Ruta del Sol, le Het-Volk et normalement Paris-Nice. J’ai déjà disputé Tirreno, mais jamais encore Paris-Nice. Cela va être sympa de découvrir une épreuve de cet acabit.
Vous avez eu d’autres contacts que Skil ?
Un peu avec Stéphane Heulot, j’ai aussi appelé les autres équipes françaises, envoyé des CV, mais toutes m’ont fait rapidement savoir qu’elles étaient complètes. J’ai donc saisi l’occasion de Skil, car cette formation m’offre un bon programme de course. Je n'y suis pas allé seul aussi, puisque l’un de mes coéquipiers au Crédit Agricole, Jonathan Hivert portera lui aussi les couleurs de cette équipe. Je sais aussi que je disposerais plus de libertés qu’au Crédit Agricole pour jouer ma carte personnelle. Il n’y a pas de leader pour qui courir, chez Skil. Ce qui me plaît, c’est que les dirigeants de cette formation veulent que l’on se fixe des objectifs sur certaines courses et que sur d’autres on y vienne uniquement pour travailler et se mettre au service de ceux qui en font leur objectif, justement. Il y a un roulement entre le boulot d’équipe et le statut de coureur "protégé".
Et si Roger Legeay retrouve un sponsor en 2010, vous repartez avec lui ?
Il faut déjà qu’il veuille de moi ! Qu’il me contacte. Il le fera peut-être car je l’ai quitté en bons termes. Il y a toujours eu une bonne entente entre nous. Il y avait en plus un bon petit roulement de jeunes au sein de son équipe, il faut voir si l’occasion se présente, et décider le moment venu. Pour l’instantce ne sont que des paroles.
Vous avez dit que chez Skil, on vous demande vos objectifs personnels. Quels seront les votres, dans les grandes lignes ?
Essayer de continuer à faire de bons prologues. C’est un exercice qui ne me réussit pas mal. J’ai terminé deuxième de celui de l’Eneco Tour cette année, alors pourquoi pas continuer sur cette voie ? J’ai aussi envie de marcher sur les classiques Flandriennes, je vais tout faire pour être là à cette période de la saison. Mais je veux également être bien dès le Tour du Qatar, je ne veux pas être un suiveur là-bas, mais tenter d’animer la course.
Vous dites-vous que Skil a des chances d’être au départ du Tour cette année ?
Je pense, oui. Après, ce sera fonction de nos résultats. Il faut que nous fassions un bon début de saison, que l’on se fasse remarquer par les dirigeants d’ASO. Cela nous donnerait plus de poids pour une demande éventuelle d’invitation. Mais d’un autre côté il se peut aussi qu’ASO préfère prendre une équipe comme la notre, clean, sans histoires, plutôt que d’autres qui ne sont pas dans le même cas de figure. Je sais que nos dirigeants ont de bons rapports avec ASO, alors pourquoi ne pas espérer. Réussissons notre début de saison, et peut-être que cela viendra tout seul.
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02.12.2008
BACQUET RENTRE AU PAYS
Après une expérience chez Skil-Shimano, le sprinteur Picard Fabien Bacquet a opté pour Auber 93, en 2009, dans le but de s’évaluer dans le domaine du sprint sur le plan national, avant éventuellement de voir plus haut.
Fabien, que vous a apporté votre première expérience pro chez Skil-Shimano ?
Beaucoup de choses, de l’expérience, mais aussi de la rigueur dans le travail. J’ai également appris l’anglais, c’était le mode de communication au sein de cette équipe. Ce sont donc des expériences enrichissantes. J’ai saisi l’occasion qui se présentait à moi il y a deux ans lorsque j’étais encore à Nogent-sur-Oise. Beaucoup de coureurs aimeraient passer pro, et moi j’ai eu la chance très jeune d’avoir cette proposition qui émanait de Skil-Shimano. Maintenant aux Championnats de France 2008, c’est Auber qui m’a fait une offre pour 2009. J’aurai pu rester un an de plus aux Pays-Bas, mais j’ai préféré la proposition d’Auber 93. J’aime bien cette équipe, sa philosophie. J’ai donc rapidement accepté. Je sais en plus que le programme de course va davantage me convenir avec la Coupe de France en fil rouge de la saison. Je vais pouvoir refaire des sprints pour moi, et c’est donc une bonne opportunité pour me faire connaître en tant que sprinteur dans mon propre pays. Je sais aussi que chez Auber, on va me faire confiance.
Qu’attendez-vous d’Auber, allez-vous avoir un "train" à votre disposition ?
Je sais que je vais faire la Marseillaise, Bessèges, je vise aussi de bonnes performances, sur les Coupe de France, comme je vous l’ai dit, mais également sur les 4 Jours de Dunkerque, le Circuit de Lorraine. Ce qui m’a plu chez Auber, c’est qu’ils ont remarqué mes résultats de l’an passé, comme ma huitième place à Lockeren, et ma sixième position au Grand Prix de l’Escault remporté par Cavendish. Il y a avait aussi McEwen sur cette épreuve. Ce sont ces résultats que Stéphane Javalet a mis en valeur, quand il m’a dit qu’il s’intéressait à moi. Cela m’a touché, fait plaisir. Je sais aussi que Guy Gallopin, l’un des directeurs-sportifs d’Auber, va m’aider dans ma progression. Il va me faire travailler derrière derny. Je veux prouver en 2009 ma valeur au sprint, et si Auber est amené à grandir dans les années futures, pourquoi ne pas mettre nos deux progressions en parallèle, cela pourrait être sympa. J’ai besoin de confiance pour avancer, et je sens que je vais en avoir dans cette équipe, et surtout je vais avoir un programme de course à mon goût, qui va me permettre de m’exprimer.
On y revient, mais allez vous disposer d’un "train" l’an prochain, ou d’une petite garde rapprochée ?
Moi, les trains je n’aime pas trop cela. Ce n’est pas trop ma manière de procéder en fait. Je ne suis pas un sprinteur du type Boonen ou Petacchi, qui font tout en force. J’ai un gabarit qui permet d’être explosif, je préfère dans les sprints avoir un ou deux coureurs qui me replacent dans le final, genre dans le dernier kilomètre, plutôt que d’être emmené par un groupe beaucoup plus nombreux. J’aime bien sentir la bonne roue seul, prendre les décisions qui s’imposent moi-même. Faire mon sprint, en me débrouillant à l’approche de la ligne. La seule chose que je demande c’est d’être le cas échéant, bien replacé à l’amorce du final. Après c’est à moi de jouer.
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30.10.2008
MONNERAIS, L'EMBLÈME RÉGIONAL
Cyrille Monnerais portera l’an prochain les couleurs de Bretagne-Armor Lux, une équipe à identité bretonne, comme lui.
Cyrille pourquoi avoir signé un contrat en faveur de Bretagne-Armor Lux ?
J’ai signé un an avec cette équipe qui va me permettre de retrouver un programme de course typiquement français. Je vais courir dans une plus petite structure, mais surtout au sein d’une équipe à forte identité bretonne et régionale. C’est sympa pour moi qui suis un coureur breton. Mes ambitions en 2009 seront de gagner des courses, de mettre en pratique sur le terrain tout ce que j’ai appris à la Française des Jeux. Je vais aussi retrouver un programme de courses qui me convient, ce qui n’était pas tout le temps le cas à la Française. Là je vais retrouver des courses qui me motivent, je vais aussi être amené à courir plus souvent. M’entraîner, j’aime cela, mais j’ai aussi besoin de compétition pour progresser, pour arriver en forme.
Pensez-vous que cette équipe sera amenée à grandir ?
C’est en tout cas le souhait de nos dirigeants. Ils sont allés à la présentation du Tour de France pour savoir si on avait quelques chances de le disputer l’an prochain. Si c’était le cas, on changeait de structure, de division. Mais je pense qu’il n’y a pas eu de suite à leur demande, je n’en ai en tout cas pas entendu parler, mais d’un autre côté aussi, je ne peux pas parler à la place de mes futurs dirigeants. Ce qui est certain, c’est qu’ils ont le souhait de faire grandir l’équipe. Ils ont des ambitions pour le futur. On est, remarquez-le, déjà passé de douze coureurs cette année à quinze l’an prochain. C’est un signe de progrès, la preuve aussi que les choses évoluent petit à petit.
Que va-t-il vous rester de vos années Française des Jeux ?
Beaucoup de choses sur le plan personnel. J’ai passé quatre ans dans cette équipe, et j’y ai beaucoup appris, sur moi-même entre autres. J’ai appris à courir, à me connaître, à gérer une saison. L’aventure ne s’est malheureusement pas trop bien finie. Je suis un peu déçu du terme de notre collaboration. Je n’ai pas apprécié que cela se passe de la sorte, et je leur ai fait savoir du reste.
Vous n’allez pas disputer de Grand Tour l’an prochain, a priori. Cela peut-il être un handicap ?
Non. Je n’en ai pas disputé cette année déjà ! J’étais pré-sélectionné pour le Tour de France, donc de fait je n’ai pas été au Giro. Je devais aller sur la Vuelta en fin d’année, mais l’équipe m’a écarté de cette course comme de pas mal d’autres. C’est pour cela que je suis mécontent de ma fin d’histoire avec la Française des Jeux, et que je n’ai pas de regrets de quitter cette équipe vu la manière dont cela s’est passé sur la fin.
Connaissez-vous certains coureurs de votre future équipe ?
Je connais tout le monde en fait, car je portais dans les rangs amateurs les couleurs de l’équipe Jean Floc’h, qui était la devancière de l’équipe Bretagne-Armor Lux. Cinq ou six coureurs qui étaient chez Jean Floc’h avec moi sont aujourd’hui encore professionnels chez Bretagne. Les autres, j’ai appris à les connaître en les côtoyant en course chez les pros. Je connais aussi Jégou qui était à la Française avec moi, Duret, Lelarge, Delpech, Pivois, Philippe Dalibard, Roger Tréhin. Je serais l’un des nouveaux de l’équipe Bretagne-Armor Lux en 2009, mais je ne pars dans l’inconnu en arrivant au sein de cet effectif.
17:16 Publié dans Transferts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monnerais, cyclisme, vélo, bretagne, armor lux
30.05.2008
LöVKVIST, VOIR AUTRE CHOSE
Après quatre saisons à la Française des Jeux, le Suédois Thomas Lövkvist a choisi de rejoindre High-Road, formation cosmopolite au sein de laquelle il a de suite trouvé ses marques.
Pourquoi avoir quitté la FDJ, cet hiver, Thomas ?
J’avais la sensation qu’il me fallait du changement. J’étais dans cette équipe depuis 2003, et il était temps de voir autre chose. Je suis très content de mon choix actuel d’équipe, mais aussi d’avoir porté le maillot de la Française des Jeux pour mes débuts chez les pros. Cela s’est toujours bien passé avec Marc Madiot, mais je voulais essayer autre chose. L’avantage d’High Road c’est que cette équipe a une mentalité "allemande", assez Europe du Nord, et aussi que la première langue parlée est l’Anglais. C’est plus facile pour moi. La langue, plus la mentalité c’est très bien pour moi !
Vous êtes désigné depuis des années comme un coureur du Tour, comment allez-vous aborder cette épreuve ?
Je vais faire un stage la semaine prochaine avec l’équipe High Road, dans les Alpes. On va aller reconnaître les cols inédits du Tour comme la Bonnette, Agnel, mais aussi le Galibier, la Croix de Fer. Les trois étapes des Alpes en fait. Je vais ensuite courir Gippingen, le Tour de Suisse, le championnat national de Suède et le Tour de France. J’aimerais bien faire quelque chose au classement général du Tour, mais le premier bilan sera tiré après le passage dans les Pyrénées. Je pense que Kim Kirchen sera le leader de notre équipe, je vais travailler pour lui. Peut-être aussi pour Michael Rogers. Il était malade en début de saison, mais va mieux depuis. Il a du reste bien marché sur la Catalogne, et peut donc espérer être en bonne forme pour le Tour. Moi, ce que j’attends du Tour, c’est assez difficile à dire. Une place parmi les dix ce serait bien, super même, voire aussi gagner une étape. Mais je ne peux pas lancer cela comme cela des objectifs en l’air, ce seront les jambes qui décideront lors de la course.
Elles semblent bien fonctionner actuellement, non ?
Oui. J’ai fait en début de saison troisième de Tirreno-Adriatico. Je me suis aussi retrouvé échappé dans Milan-San-Remo. Je suis parti dans la Cipressa, mais cela n’a pas marché. Là, je fais neuvième du classement général de la Catalogne, cela va pas mal, en effet !
Allez-vous courir les Jeux ?
Oui, je dois les faire normalement. La course en ligne plus que le chrono. J’ai déjà une expérience des Jeux, avec Athènes en 2004. Et si je vais là-bas, ce sera dans le but de faire au mieux. Je ne vais pas me rendre en Chine pour passer quelques jours de vacances ! Mon but est d’essayer d’y faire un bon résultat. Le chef d’équipe de la Suède est allé sur place, il m’a parlé du circuit. Il m’a dit que ce n’était pas trop difficile. Celui-ci comprend une montée sur une grande route qui n’est pas trop difficile, suivi d’une descente style autoroute sans trop de virages.
Le retrait de T-Mobile vous a-t-il fait peur, miné le moral ?
C’est certain. J’ai eu peur à ce moment-là. C’est un journaliste qui m’a appris le retrait de T-Mobile, et de suite je me suis dit :"et maintenant qu’est-ce qui va se passer ?" Bill Stapleton nous a rapidement rassuré en nous disant que si T-Mobile arrêtait, nous pouvions néanmoins continuer pendant deux saisons. La suite des événements lui a donné raison. On cherche encore un sponsor, mais l’équipe continue sa route. Bill nous a d’ailleurs demandé de rester concentré sur nos entraînements, sur les compétitions et que tout irait bien. Tout c’est passé comme il nous l’avait dit, et en plus les résultats sportifs suivent. C’est génial ! L’équipe, malgré le retrait de son sponsor principal, reste en plus bien organisée, tout se passe super bien. On a vraiment eu de la chance d’avoir un manager de la trempe de Bill Stapleton.
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09.05.2008
MC GEE ET LA CERISE SUR LE GATEAU
Bradley Mc Gee, nouveau venu chez CSC, a des rêves plein la tête tant sur le Giro, le Dauphiné que pour les Jeux Olympiques de Pékin.
Quels changements, Brad, avez-vous noté entre la Française de Jeux et CSC ?
La langue ! C'est le premier gros changement, mais il y en a d'autres. Je cours un peu moins en France désormais, mais plus à l'étranger ce qui m'a permis par exemple de découvrir récemment une course comme le Tour de Géorgie aux Etats-Unis. La moyenne dâge des coureurs chez CSC est aussi plus élevée qu'à la Française, ils ont donc forcément plus d'expérience. A la FDJ, la politique menée à l'égard des coureurs est celle de la formation, des jeunes. Mais il y a d'autres domaines qui ont changé comme l'entraînement, l'équipement. Le staff est aussi doublé chez CSC par rapport celui de la Française des Jeux. Il y a en fait pas mal de petits détails qui sont modifiés entre ces deux formations.
Vous allez retourner au Giro, une épreuve qui vous a déjà souri par le passé, comment abordez vous cette course ?
J'adore en fait le Tour d'Italie. Je sais que c'est une course difficile, mais il peut y avoir sur les trois semaines de compétitions de bons moments pour moi, surtout que la forme commence à venir. J'espère revenir tout simplement à mon niveau au cours de ce Tour d'Italie 2008. Je n'ai plus le moindre ennui de santé désormais, tous mes soucis se sont résorbé depuis le mois de juillet dernier. Je vais néanmoins prendre la course au jour le jour en Italie, je vais bien gérer mon approche des étapes, mais il y a moyen d'attaquer. Le premier jour en plus cela débute par un chrono par équipes, et nul n'est besoin de préciser que ce type d'épreuve est très importante pour une équipe comme la CSC.
Et si vous prenez le maillot rose au terme de cette première étape...
Je ne pense pas pouvoir le prendre en fait au terme de la première étape, mais pourquoi pas essayer de l'endosser lors d'étapes qui suivront. Il y a pas mal de chronos sur ce Giro, mais aussi pas mal de bonnes choses à essayer de faire durant trois semaines dans d'autres types d'étapes.
Allez-vous ensuite disputer le Tour de France ?
Je ne sais pas, on verra à la fin du Giro. Une chose est certaine après le Tour d'Italie, je vais aller disputer dans la foulée le Dauphiné-Libéré, et j'espère avoir de très bonnes jambes sur cette course. J'aimerais y faire quelque chose. C'est peut-être sur le Dauphiné que je gagnerais ma place pour le Tour. Mais je me pose des questions quant à une éventuelle participation à cette épreuve, sachant que j'ai les Jeux à préparer cet été sur la piste, et que cela risque d'être difficile de concilier les deux. Je pense que cette année pour moi, plus que le Tour de France, l'épreuve qui est importante c'est Pékin, les JO.
Justement, comment allez-vous préparer ces épreuves, et lesquelles disputerez-vous en Chine ?
On va faire deux stages avec l'équipe d'Australie pour préparer cette épreuve. Le premier aura lieu fin juin en Belgique, on sera réuni dans ce pays, et nous irons sur le stade Eddy Merckx. Le deuxième stage est programmé au mois de juillet, en Allemagne, près de Dusseldorf. Moi, aux Jeux, je vais faire la poursuite par équipes et la poursuite individuelle, par contre je ne pense pas que je disputerais l'épreuve du contre-la-montre sur la route.
Pensez-vous que Bradley Wiggins peut-être battu aux Jeux, et comment allez-vous faire pour tenter d'y parvenir ?
Je pense que Bradley Wiggins est battable aux Jeux. Il n'y qu'une recette pour y arriver en tout cas c'est travailler, travailler et encore travailler, et toujours travailler ! Je dois aussi avoir confiance en moi. Il peut-être battu Wiggins, de toute manière. Maintenant un titre Olympique en individuel, ce serait franchement pour moi la cérise sur le gâteau.
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29.03.2008
PATANCHON A TROUVE SA PLACE
Nouveau venu au sein de l’équipe de la Caisse d’Epargne, Fabien Patanchon répond aux attentes de son équipe sur le terrain, notamment quand il s’agit de bosser pour ses leaders.
Fabien, comment s’est passée votre intégration à la Caisse d’Epargne ?
J’ai couru le Challenge de Majorque, la Vuelta de Valencia et de Murcia. On gagne à Murcie avec Alejandro Valverde et cela aurait pu mieux se terminer pour nous, et surtout pour Yvan Guttierez à Valencia. Il gagne la première étape là-bas, mais après avoir été mal aiguillé en course, au final il perd le maillot de leader pour dix secondes. Je pense en tout cas avoir trouvé ma place au sein de cette équipe. Tout le monde a été accueillant avec moi. L’ambiance est superbe. Je pense que mes nouveaux dirigeants m’évaluent en quelque sorte actuellement. Ils veulent voir quels sont les terrains sur lesquels je m’exprime le mieux. Mais j’aurai plus un rôle d’équipier. Je bosse pour mes leaders. Et ils sont contents de moi. Valverde me l’a dit à Murcia. Je suis sur un nuage... ou pas loin de l’être !
Comment est-il justement Valverde avec ses coéquipiers ?
Super ! C’est vraiment quelqu’un de sympa. Il remercie à chaque fois les gars qui roulent pour lui. Il nous donne de petites tapes en course, quand on a roulé pour lui. C’est vraiment quelqu’un de très simple. Il est aussi conscient du boulot abattu par chacun et le fait savoir. L’équipe de la Caisse d’Epargne est vraiment superbe. On peut y évoluer facilement, et l’état d’esprit de tout le monde est extraordinaire.
Allez-vous disputer un Grand Tour cette saison ?
Je ne sais pas encore. C’est compliqué. Il y a beaucoup de leaders dans l’effectif. La Vuelta, c’est clair, pas mal d’Espagnols souhaitent y prendre part. Le Tour, n’en parlons pas. Il reste donc le Giro, mais là aussi les places seront chères. Il faudra voir. Je sais par contre que je vais un peu courir en France. J’ai fait Cholet, le Critérium International et après on verra.
Que représente pour vous José-Miguel Echavarri ?
C’est un monsieur. Cela fait drôle de voir comme cela un grand personnage du cyclisme, de notre sport. C’est souvent lui qui vient vers nous. Il est simple. Je l’ai vu deux fois cette année au cours des stages de l’équipe. Cela fait bizarre de se dire qu’il s’est occupé de grands coureurs. C’est en plus quelqu’un de très ouvert, qui a su insuffler à son équipe un état d’esprit à la fois de groupe et de famille. C’est génial !
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10.03.2008
CHARTEAU, BONHEUR TOTAL
En signant à la Caisse d’Epargne, Anthony Charteau, équipier dans l’âme, n’a pas renié ses ambitions personnelles. Loin de là.
Anthony, comment vous sentez-vous à la Caisse d’Epargne ?
Je suis tout simplement heureux de faire du vélo. L’équipe de la Caisse d’Epargne m’a redonné le goût de la compétition. Ainsi chacun est à sa place, sait ce qu’il a faire. Tout est determiné. J’ai vraiment du plaisir à pratiquer le vélo au sein de cette équipe. Je suis entouré de mecs sympas et professionnels. C’est carré et familial à la fois. J’ai été à Valence, où j’ai bossé pour la victoire de Guttierez. Je pense que j’ai pas mal surpris mes nouveaux dirigeants par le niveau qui est déjà le mien en ce début de saison. Je suis en effet assez satisfait de ma condition physique. Je n’avais pas perdu la flamme ces dernières années, mais j’étais un peu tombé dans une forme de routine. Là, j’ai retrouvé le goût de "rerouler", de bien m’appliquer. Je cours moins aussi. J’aurais eu par le passé quinze jours de course au minimum à mon programme avant Paris-Nice, alors que là je n’en compte que dix.
Quel rôle allez-vous jouer au sein de votre équipe sur ce Paris-Nice ?
C’est déjà une épreuve que la Caisse d’Epargne m’a demandé de bien préparer. C’est l’un de mes premiers objectifs de la saison. On est quatre coureurs qui, sur les premiers jours de course, peuvent espérer jouer le général. On avisera ensuite en fonction des classements sur les premières étapes. Maintenant est-ce que ce sera le général ou une étape, on verra. J’ai regardé un peu le profil de la course, et l’étape dont le départ sera donné de Sisteron peut-être celle qui me conviendra le mieux. La course sera en tout cas très difficile, le parcours est rugueux. Ce sera un Paris-Nice difficile à contrôler. Il va y avoir du spectacle les trois ou quatre derniers jours. C’est assez ouvert pour la victoire au classement général à Nice !
Parlez-vous déjà espagnol ?
Ca va, j’ai pris des cours cet hiver. J’ai aussi passé pas mal de temps avec l’équipe. J’arrive à comprendre les directeurs sportifs, mes coéquipiers en espagnol. C’est plus dur en course, avec les oreillettes, mais à l’hôtel lors des briefings ça se passe très bien. Je n’ai pas de souci !
Vous avez quel type d’ambition pour 2008, tant sur le plan personnel que collectif ?
Gagner le Tour par leader interposé ce serait le rêve, que ce soit avec Alejandro Valverde ou Oscar Perreiro. J’ai déjà au cours de ma carrière roulé pour un maillot jaune, avec Thomas Voeckler du temps de l’équipe Brioches la Boulangère. Mais amener le maillot jaune jusqu’au Champs-Elysées cela doit être vraiment quelque chose de très fort ! J’ai aussi comme toujours une pensée pour les Championnats de France. Le Tour de France comme je vous l’ai dit précédemment aussi. Mais actuellement comme dans toutes les équipes, il y a une bonne dizaine de coureurs qui peuvent prétendre y aller. Ceux qui disputeront cette épreuve seront ceux qui marchent le mieux. Mais je ne m’inquiète pas à ce sujet. Il n’y a pas de raison...
Justement, comment sont Valverde et Perreiro ?
Alejandro Valverde c’est la décontraction. C’est quelqu’un de très professionnel, de pointilleux mais à côté de cela c’est également un vrai boute-en-train. Oscar Perreiro est un type agréable à vivre, qui possède un gros charisme. Il a un poids hyper important au sein de l’équipe.
Le cyclisme a été chahuté par la guerre UCI-ASO ces dernières semaines, comment vous coureur l’avez vécu ?
On vit actuellement un gros tournant dans notre sport. J’en ai parlé avec Eusebio Unzue, il partage mon avis. C’est un passage important pour le cyclisme actuellement, et il faut vraiment faire quelque chose pour sortir définitivement de cette crise.
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21.02.2008
LEQUATRE VA DE L'AVANT
Échappé quasiment tous les jours au Tour Med, animateur de la Marseillaise, la nouvelle recrue d'Agritubel Geoffroy Lequatre veut continuer dans cette voie.
Comment expliquez-vous le bon début de saison de votre nouvelle équipe ?
On a effectué de gros stages cet hiver, notamment le dernier sur la Côte avant le début de saison. On a fait une semaine avec un volume de trente heures de vélo, et l'autre entre 25 et 26 heures. C'était l'un de mes plus gros stages d'avant saison depuis que je suis chez les pros. Cela a marché au final puisque toute l'équipe est bien. On a fait du foncier, couplé avec du travail intensif. Cela a été fait très intelligemment. J'avais bien bossé aussi de mon côté cet hiver afin d'être prêt dès le début de saison. Je le suis. J'ai été échappé tous les jours sur le Tour Med excepté le dernier jour, et au final je me classe quinzième du général.
Vous êtes un vrai adepte du début de saison ?
Oui, c'est vrai. Je fais souvent de bons débuts de saison. C'était le cas l'an passé déjà, avant que je ne me fracture la clavicule sur les routes de Tirreno. J'avais fait quatorze jours de course avec dix premières places parmi les dix premiers. J'avais marché sur Bessèges, au Tour de l'Algarve, terminé dixième de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. J'aime bien le début de saison en fait. Je vis dans le Sud de la France, donc cela me permet de bien rouler durant l'hiver et d'arriver en forme de suite en début d'année.
Allez-vous faire les semi-classiques Belges avant Paris-Nice ?
En principe, ce sera le cas. Agritubel doit faire le Het Volk et Kuurne, et il se peut que je dispute ces épreuves. On doit en avoir la confirmation. J'avais demandé dans un premier temps à faire les 3 Jours du Vaucluse, car cela m'aurait fait un bon bloc avant Paris-Nice. J'aurais eu une course par étapes dans les jambes avant cette course, mais je dois en principe faire l'ouverture en Belgique. Ce sont également de belles courses qui permettent d'attraper de la force. Je vais aller là-bas sans prendre le moindre risque, car je suis bien en ce moment, donc je ne veux surtout pas chuter !
Vous parlez d'attente de sélection pour les semi-classiques belges, estimez-vous que votre non-participation au Dauphiné est un préjudice pour votre nouvelle équipe ?
Oui, c'est ennuyeux. Le Dauphiné est la course qui lance les équipes vers le Tour de France. C'est un passage obligé. Le terrain idéal avant le mois de juillet car on a un grand chrono, plusieurs jours passés en haute-montagne avec de belles étapes dans les Alpes. C'est un mini Tour. L'an passé déjà, Agritubel n'avait pas couru cette épreuve, et cela peut être le cas cette année encore. Je sais que des discussions ont été engagées entre l'organisateur de cette compétition, le manager de notre équipe et nos directeurs sportifs, mais où en sont les choses à l'heure actuelle. J'espère qu'une bonne solution pourra être trouvée. Si on ne fait pas le Dauphiné, en tout cas, pour nous, coureurs, c'est un gros préjudice, car c'est le souci c'est comme nous ne sommes pas Pro Tour on n'a pas non plus accès directement au Tour de Suisse. Cela peut-être pour Agritubel un gros handicap de ne pas être au départ du Dauphiné.
Votre équipe n'est pas dans le Pro Tour, mais vous avez un gros leader en la personne de Christophe Moreau, que vous apporte-t-il ?
Il a donné, je pense, un nouvel élan à l'équipe. On le sent, je le sens, même si je suis nouveau venu dans le groupe. Chrsitophe est champion de France en titre, et cela donne un autre statut à Agritubel. On est encore plus respecté qu'avant. Il y a Christophe, mais aussi les coureurs belges pour les classiques, Jimmy Casper qui nous a rejoint. Cette formation était déjà belle l'an passé avec Jalabert, Vogondy et Feillu, mais elle a été beaucoup renforcée à l'inter-saison. C'est une très belle équipe avec dix neuf très bons coureurs. On sent que l'on peut faire de belles choses cette année, c'est en tout cas bien parti !
Le souci aussi c'est qu'il n'y aura pas forcément de la place pour tout le monde sur le Tour ?
Évidemment. Le choix pour la sélection ne sera pas facile. C'est pareil dans chaque équipe. La décision se fera sur un plan sportif. Obtenir une place sur le Tour ne sera pas une mince affaire. Mais on n'est pas encore rendu au mois de juin... Un seul Grand Tour au programme ce n'est pas évident. Ce serait bien par exemple de pouvoir disputer la Vuelta. Cela pourrait ainsi permettre aux plus jeunes de découvrir un grand Tour, et à d'autres coureurs plus aguérris de doubler dans une même saison deux épreuves de trois semaines dans le but de franchir un palier supplémentaire...
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