20.03.2008

MARTINEZ, ENTRE ROUTE ET MARATHON

Engagé la semaine passée sur la Coupe du Monde de Marathon en Turquie, Miguel Martinez a entrevu la victoire jusqu’à quinze kilomètres de l’arrivée.

Miguel, que vous inspire votre retour en Coupe du Monde de VTT, version marathon ?

Il y a eu du bon et du moins bon. Je crève très près de l’arrivée alors que j’avais quasiment course gagnée. Il me restait quinze bornes à faire, sur du plat et des parties goudronnées. La valve de ma chambre à air s'est arrachée, c’est rageant car j’avais fait plus de quatre vingt kilomètres sur des sols caillouteux, sans casse. J’avais bien géré ma course en plus. Le bon côté des choses, c’est que je sais que j’ai dans les jambes un podium, voire même un titre de champion du Monde en distance marathon. J’ai les moyens de le faire, car je suis revenu au plus haut niveau.

Et sur la route, vous allez courir quoi ?

Je vais disputer la Coppa Bartali prochainement, la Semaine Lombarde et après peut-être Paris-Camembert. Le souci, c’est que je ne connais pas encore toutes les courses que l’on va disputer. On dépend beaucoup avec Amore e Vita d’invitations. Je suis malgré tout satisfait de mon début de saison puisque je fais onzième et treizième sur des étapes au Tour de Calabre, course que je termine en dix-huitième position au classement général. Je marchais bien dans les cols, j’accompagnais les meilleurs au sommet. Mon retour sur la route se passe bien. Je suis resté un an sans faire de vélo, et j’avais pas mal perdu en musculature, mais j’ai bien bossé pour revenir. J’ai mis les bouchées doubles en décembre. Mais franchement je ne pensais pas revenir aussi vite !

Qu’est-ce qui a changé entre votre "arrêt" de carrière, et votre reprise ?

J’ai plus le moral pour aller courir, pour me faire de nouveau mal sur le vélo. J’ai l’impression d’être comme à mes débuts dans le cyclisme. Maintenant mon souhait ce serait d’intégrer une grosse équipe du Pro Tour ou une Continentale pro.  Je veux continuer la route. Je me suis échappé au Tour du Haut-Var, comme je le voulais, comme je l’avais imaginé, et derrière moi les équipes ont dû s’employer pour revenir. J’ai prouvé aux formations engagées là-bas que j’avais le niveau des pros. Je voudrais vraiment retrouver le haut-niveau sur la route. C’est parfois dur de redescendre quand on a eu comme moi, la chance de disputer une fois dans sa carrière le Tour de France. J’ai vu en plus au Tour de Calabre que je n’étais pas loin de la victoire, que je pouvais gagner. Il faut juste que je bénéficie de bonnes circonstances de course.

Comment va se partager désormais votre temps ?

Je veux toujours courir sur la route et je suis motivé pour disputer de belles courses. J’ai parlé un peu avec des directeurs sportifs, mais je n’ai pas trop de contacts pour le moment. J’attends. Je sais en tout cas que la route m’apporte beaucoup pour les épreuves de VTT marathon. Sur cette discipline j’ai encore devant moi pas mal de belles années. C’est une épreuve qui me convient car il faut être à la fois endurant et technique. Le marathon, si cela ne veut plus rigoler sur la route, sera pour moi le moyen de rester au contact du haut niveau de la compétition tout en me faisant plaisir sur mon vélo.

19:39 Publié dans Route, VTT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note